‹ Les correspondants de la marquise de Balleroy (volume 2)Chapitre 17 sur 90 · Lettre du 18 mars ITl-B · texte numérisé non relu

Lettre du 18 mars ITl-B

INTRODUCnON lxxi

n'écoutaitaucuDe doléance. Balleroy dut vendre des fermes;, des maisoDs, et il devait encore une somme très ronde. De là procès sur procès, courses au Palais^ courses au Grand Conseil, visites chez les avocats, et c'est à. cette occasion que le marquis connut le fiEimeux aiFOcat Barbier ^ A la fin, il eut gain de cause contre Oursin, mais en déboursant 40 000 li^ vres* Les petits marchands n'étaient pas plus accommodants. La marquise était assez élégante dans sa province. Son mari lui envoyait des robes, des coiffures, mais on payait difficilement et par petits acompte»; ilysvait des billets de couturières remontant au temps du séjour à Paris, de lingères, de mardiands de soie qui causaient des insomnies au pauvre marquis. Il prêche sans cesse l'économie à Balleroy, où l'on était passablement gourmand, car BOUS voyons Boissy y envoyer la recette d'un potage moecovite tout à fait remarquable ^, Or le marquis, huit jours après, annonce une excellente cuisinière à 300 livres de gages. D'autres fois, le pauvre homme se démoralise complètement. Le 23 mai 1717, d'ArgensoD éorit à sa tante que son mari est atteint de mélancolie; il paraît même craindre une attaque, et il la presse vivement de venir.

A ce moment, Balleroy est tout à fait à bas. « Au

i. Lettre du 18 mars 1748.

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