IV INTRODUCTION
verbaux froids, mesurés et méthodiques; ce sont des persoDuages du même monde qui recueillent
les anecdotes à la volée, enregistrent les aventures, les cancans, les menues nouvelles politiques, en y imprimant leurs impressions personnelles, en se faisant plus ou moins volontairement les échos fidèles de Topinion publique, alors en train de devenir si puissante. C'est à ce titre que ces correspondances nous ont paru véritablement intéressantes.
Outre les lettres des personnes dont nous venonsde citer les noms, lettres qui composent la plus grande partie de notre publication, nous avons dit qu'on trouverait des feuilles de gazetiers à gages, et parmi elles nous en avons reconnu un certain nombre écrites par Buvat, dont M. Gampardou a fait connaître si utilement le journal relatif à une portion de la même période. Les phrases sont parfois absolument identiques dans la forme et dans les termes. A cet égard, il n'y a pas de doute possible. On sait que Buvat, employé à la bibliothèque du roi, tenait un bureau de nouvelles à la main, qu'il expédiait moyennant finances, et nous avons tout lieu de croire que cette recrue fut procurée à Mme de Balleroy par son neveu d'Argenson, pendant qu'il était directeur de la librairie * .
i. Une particularité nous a également frappé : dans plus d*un& des lettres de Caumartin de Boissy, on relève des passages qui semblent copiés sur les mémoires de Dangeau.
INTRODUCTION v
Ces précieux manuscrits forment huit volumes, conservés à la bibliothèque Mazarime ^ Ils ont déjà ^té consultés avec fruit par M. de Lescure pour son intéressante histoire des Mailresses du Régent^ par M. Desnoiresterres pour ses remarquables tra- Taux sur Voltaire. Dans ces dernières années, M. Charles Aubertin leur a consacré, dans la Revue des Deux Mondes^ une étude du plus haut intérêt ^et qui nous a été bien précieuse à consulter.
Ils méritaient d'être complètement connus, et nous espérons ne pas avoir perdu notre temps en «n préparant la publication ^