‹ Les correspondants de la marquise de Balleroy (volume 2)Chapitre 51 sur 90 · IM LES CORRESPONDANTS · texte numérisé non relu

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qu'il !w> (fut^rit d'un coup d'ép^e que lui a donné

M, de Gass»'. Le duc d'EslnSc prétend Tort à C4)tte

gloire.

Il y a une thèse d'ua petit nbbé qui viendroit tiicn au coude de l'HblM' dt; Francîftres : il s'apiwllc l'ai)!» Broos. qui fait firrand )>ruil : ou attend son excommunication de Kome. il prt-tend résolument que le tnen de la religion vouloit qu'on ntultl le concordat el les annates pour rétablir la Pragmatique sanction. Le nouveau syndic de Sorlionne a tenu une prcinifïre ussernbli^v, dans laquelle il a ralifl*^ tout ce qu'aToii ij fait le précédent syndic, M. Havechet. Vous savei MUS doute le soulèvement de la Martinique, dont les habitants ont renvoyé le K^^iuveruour et l'intendaitt dans une petite barque avec une légère provision de pain et d'éau douce. On arme pour aller au plus vite ronqire ces mutins avant qu'ils aienf pris la Foniif' d'une république.

AftGEXSOX.

C'est UD cadet du prince de Pons,qu'oD appelle le chevalier de Lorraine, contre qui l'on dit que le prince de Dombes s'est battu.

Dalègre part pour l'Angleterre. DJeu veuille que la famille et celui qui y veut entrer ne fassent point de sottises pendant son absence, comme d'aller rece voir les sacrements horsde France. J'avoue que j'en

tremble ; mais ne montrez à personne cet article de ma lettre. Je ne comprends pas quel si grand empressement nous avons d'envoyer un ambassadeur à des peuples qui nous prennent nos vaisseaux dans les Indes et qui nous traitent en toutes choses conime ils font.

M. de Landivisio* rapportera au conseil du dedans les affaires de l'Opéra. On dit que cette négociation n'a pas été infructueuse au chef. Il siégera après les conseillers du Parlement. D'aucuns pourroient trouver que c'est acheter cher une place dans les nouveaux conseils.

GaUxMArtin de Boissy.

28 juillet.

Je crois vous avoir mandé toutes les faiblesses du prince Eugène, qui compte d'être tué dans cette campagne et qui a fait son testament et toutes ses dispositions avant de partir de Vienne.

L'affaire du duc d'Albret n'avance point. On avoit fait une cabale pour faire partir Dalègre pour l'Angleterre. Il a dû parler hier au Régent et demandé ou qu'il fit finir le mariage ou qu'il trouvât bon qu'il remette l'ambassade à un autre. Il est résolu de ne point partir que le mariage ne soit fini.

A propos de mariage, le chevalier de Gassé épouse

i. Maître des requêtes

Mlle de Beaiivais, sœiir de Mme d'Orniesson. Le niart^chal ilti Matiffiiou lui donne 40 000 li^Tes à 1 i:lioisir sur 180 qu'il faîl voir des meillcui"s effets du i nioiulo '. fJassi^ii'a point d'enfant. Vous voyM ([ue ' Mlle do Beaiivais court risque de n'être point mal | inarit^c. I

On dit ce matin la messe pour la mort de M. de 1 Harlay. Il y a eu les plus heaux contes du nioude de sa tendresse pour Grissunois '. Vous savez qu'il l'a fait son ext^cuteur testamentaire cl qu'il lui a laissé I l'usajçe (\g tous ses manuscrits sur une liste qu'il signera (fi de ce terme, il faut dire catalogue). Lm mamiscrits iront après la mort de Grissunois anx Jésuites, If^gataires de labitdiothëque. Il demanda daia SCS derniers moments à ce cher amî s'il avoit esté toujours bien convaincu de tonte sa tendresse, qu'il leprinit,8'ilavnitjiiniaisnianqu(yen rien à son é^rd, de le lui pardonner. En signe de pardon, il lui demanda sa main à baiser. Grissunois la refusa et baisa lui-même la patte sèche de son ami mourant. Le tendre malade ne pouvant avoir celle de son ami, baisa la sienne où le chancelier l'avoit baisée. Il faut fondre en larmes à ce récit pour bien faire.

On a, comme vous savez, rétabli il y a quelque temps les petits chiens pour le chevreuil en faveur du duc de Lorgcs. On vient de rétablir ceux du Iié\Te

1. Ce mariage n'eut pas lieu. M. de Gacé épousa on iW Sillcde Droiine.

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