Î02 LES CORRESPONDANTS
tent de ce départ. Mais Tétat de ses a force.
Mme de Meuse est sortie de chez Muk cesse de Conti, au grand regret de la pri au sujet des malhonnêtetés du prince \
On dit que Mme de Vendôme loge ch( chevalier espagnol nommé, si je ne me Torvilla, et que, Mme la Princesse lui que cela faisoit tenir de mauvais discour répondit en lui faisant entendre qu'el épousé ^
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£2^ Copie dune lettre écrite du camp de B(
;*Ç| le 16 août,
\Z^Jk Samedi 14 août, à six heures du matii
^Ér^ nos bombes tomba sur le magasin à poudre
ïClI> cl grenades que les Turcs avoient dans le
;;5^ et le fit sauter en l'air avec le plus horril
•***^ du monde; trois mosquées en furent ren^
tes et intendant de province ; aimé et estimé de tous <Ie bonne heure au monde.
1. Fille du marquis de Zurlanben, mariée au marqn reul-Meuse, lieutenant général et premier grentilliomm de Conti. Ce prince, ayant pris parti contre Mme de <iuelques dames de la cour, s'expliqua devant elle en te que le ménage quitta sa maison, malgré la princess était dame d'honneur.
± Marie-Anne de Bourbon-Condé, mariée en 1710 Vendôme, morte le II avril 1718, à quarante et un an. Saint-Simon, par l'abus des liqueurs fortes.
presque tout le reste de la ville basse, qui n'étoit pas encore détruite par nos bombes ; une partie de la muraille de la ville haute en fut renversée; aussi de grosses pierres tombèrent de l'autre côté de la Save, et les déserteurs ont assuré que plus de 3700 Turcs étoient sautés et écrasés sous les ruines.
Leur armée, ayant vu ce spectacle épouvantable, fit vers les neuf heures du matin une décharge de toute leur artillerie et de toute leur mousquetterie, qui étoient le long de leurs lignes vis-à-vis de nos retranchements. Le prince Eugène y accourut avec tous les généraux, croyant que l'affaire alloit être sérieuse; mais ce ne fut rien. Vers le soir, ils s'approchèrent de nous, d'où ils firent un feu continuel de leur mousquetterie contre nous. Le 15, ils nous canonnèrent et nous bombardèrent d'une très vive façon. A ce sujet, le prince Eugène fit assembler tous les généraux, et il fut résolu de les attaquer le 16 à la petite pointe du jour, ayant tous demandé avec instance qu'on allât attaquer les ennemis dans leurs retranchements , puisqu'on se voyoit ainsi attaqué de leurs bombes et canons. On employa le reste du jour à faire des dispositions, et environ minuit, notre cavalerie sortit de ses retranchements, la droite vers la Save et la gauche vers le Danube ; on y avoit laissé à dessein quelques ouvertures. L'infanterie sortit aussi deux heures après, et toute l'armée se forma et s'avança jusqu'au premier
SH LES CORIlESPO^DAiSTS
l'etranchenient nit^me des Turcs sans être apperçue, à cause d'un graud brouillard. Vers quatre à cinq heures, nous les aflaquàmes inopinément dans leurs retrauchenienls avec une bravoure extraordinaire. L'action fut des plus vives ; les Turcs se défendirent comme des lions; ce m^iae brouillard, emp*cbaot nos gens de voir où ils alloient , fut cause que nous perdîmes beaucoup de braves gens. Le brouillard ayant cessé vers huit heures du matin , le combat devint encore plus sanglant et plus opiniâtre. Vers les neuf k dix beures, nous les chassâmes de leurs premiers retrancbenieuts et nous primes tous les canons; nous les poursuivîmes très vivement jusque dans leurs retranchements, dont nous nous rendîmes les maîtres sans beaucoup de résistance, et ils nous abandonnèrent leur camp, tontes et artillerie nombreuses, et se sont retirés vers la Morawa, où ils avoient laissé leurs gros bagages. Les tués sont te général comte de Haubeu, le barou d'Alberg, le comte de Balfy, le colonel piince de Taxis et le marquis de ClerixJs; les blessés : le prince Eugène de Savoie, légèrement au bras; le maréchal de Balfy; le général de MoDtecucuUI, d'uD coup de fusd à la main droite, qu'on devoit lui couper ; le prince Frédéric , d'un coup de feu au pied ; le généra) Eck , d'un coup à la jambe ; le général prince Lopkowitz; le général comte de Walle; le général prince de Hesse-Cassel. Bellegrade a capitulé le 18, et ils ont obtenu la même
DE LA MARQDISE DE BALLEROÏ 2():>
ipilulation qu'à Temeswar ; nous aurons les 405 cais de la ville et les 150 do l'armée ottomane. Ballerqy.
On ne nomme de Français blessés à l'assaut de ellegrade (fue le comte ri'Eslrado', lieutenant gééral, qui étoit là avec M. du Maine et qui a eu la imbe emportée par un boulet quelques jours avant 'action, se promenant dans le camp avec le prince lugene,et le pelit rie Yiilette \ qui a eu un coup 'épée au travers du corps.
Il y a plus de huit jours que cbacun raisonne sin* » nouveaux et grands arrangements qu'on duit lire pour beaucoup de relraiichemeiits . et ponr banger plusieurs choses du gouvernement, et per- &nne n'en savoil rien de positif. On comptoit que Bla seroit enregistré samedi dernier; mais, au lien
i l'enregistrer, le Parlement a délibéré qu'il sera
présenté qu'ils ne peuvent autoriser de leur enreistrement un changement aussi considérable sans
i savoir les motifs et connottre pour cela en quoi Drisistent les revcmis et les dépenses de l'Etat. C'est idémarche la plus hardie qu'ait encore faite le Par-
Dficnt. On (lit qu'elle déplaît fort à M. de Noailles.
1. Pclil'flls ilii maréchal et d'une sœur de Blouiii, premier ■lei de chambre du roi. Il mourul peu après de sr blessure.
S. Oncle de MmedeCaylus, oonnu par son duel avec Jonwe: il lourui égalemcDi de sa blessure.