Probablement les amours de Mme d'Arginy avec Richelieu
3. Il ne mourut pas, et, quelques années après, on songea à lui pour Mlle de Valois. Ce projet n'eut pas de suUe,
i. Dangeau dit, le 11 mai 1718 : « La duchesse iHîtourna en Flandre; elle laissa une très bonne réputation ici, où sa personne et ses manières ont fort plu à tout le monde. •
240 LES œRRESPONDANTS
d'Egmont, épousa la nuit de mercredi à jeudi Mlle de Duras, au moment qu'il venoit d'avoir quatorze ans et un jour; la noce assista à l'opéra de Tœicrède; deux loges louées à ce sujet étoient parées de c^e qu'il y a de plus beau dans le monde : la mariée, Mme d'Aremberg, Mmes de Nesle, de Duras, de Courcillon, de Lambesc, le tout enrichies de pierreries et de beaux habits et de beaucoup de rouge. Le marié ne paraît pas dix ans et a un grand air * de modestie.
Le contraste était singulier de son air d'enfance avec la mariée, qui est déjà toute formée et accoutumée au grand monde.
Le mariage de Mlle d'Orléans avec le comte de Charolais est arrêté*. On dit que le voyage de Mme de Lorraine à Paris est pour accorder sa fille avec le roy.
D'un autre côté, le comte d'Albert est à Paris pour proposer le mariage du roy avec une princesse électorale de Bavière; il attend qu'il soit guéri de la goutte pour commencer cette négociation.
On tient les Etats d'Artois; mais ce n'est pas le duc d'Elbeuf qui les préside; c'est le duc de Melun. En voici la raison : le duc d'Elbeuf veut mal de mort à M. de Barnage, intendant. Il s'opposoit à la grâce que le roy tient de lui accorder de le destiner à la première place de conseiller d'Etat ; mais M. de