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tente? Pourquoi faut-il qu'il traverse dans vingt-cinq jours toute l'Allemagne pour descendre à Rome par les montagnes du Tyrol, arrêté peut-être en chemin par deux ou trois quarantaines qu'on l'obligera de faire ou peut-être par quelque accès de goutte. Quand il y sera arrivé, qu'il y aura fait la plus belle négociation du monde, qu'aura-t-il de plus que ce qu'il a ? La dépense énorme qu'il y va faire l'incommodera peut-être pour le reste de ses jours. Quel point de vue peut-il se proposer ?
Je permets à un grand général tant que le sang bat dans ses artères d'aller en répandre jusqu'à la dernière goutte pour le salut et la gloire de la nation. Tout est grand dans ce qu'il fait; la noblesse de l'Etat, les seigneurs, les princes, tout lui obéit. Il représente un grand souverain dans ce que la souveraineté a de plus éclatant; il défend sa patrie et travaille à son agrandissement. Mais que fait un cardinal ambassadeur à Rome? Il va vivre avec des scélérats et travailler à soumettre les libertés de son pays à l'idole romaine. Si j'étois à sa place, je ne quitterois mon pays que pour aller à un concile renfermer M. de Rome dans ses limites.
Nos plénipotentiaires partent incessamment '. M. de Saint-Gontest, il y a trois jours, souffrit diminution dans son équipage par un dogue qui étoit fortuitement entré chez lui, combattit corps à corps un