‹ Les correspondants de la marquise de BalleroyChapitre 37 sur 79 · Voir nos Filles du Régent, tome IL · texte numérisé non relu

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hier; la princesse de Gonti, fille du Roi, la mena le malin à Mme lu dUChttM du Lude, qui avoit été toujours très éloignée d'y consentir; elle a couché des hier à l'hôtel de Sully. Ce sont, comme vous savez, deux personnes fort estimées et aimées dans le monde '.

(d mil.

Le s cardinaux étrangers, avant que de se renfermer dans le conclave, ont invité par une lettre fort gracieuse le cardinal de Noailles à s'y trouver; animés en cette occasion du seul désir de la paix, ils oui Offert à cette Eminence toutes sortes de sûretés et de saufs-conduits pour prévenir les différents motifs qui pourraient l'inquiéter dans l'entreprise du VOfftgG ii Home. M. de Noailles s'en est excusé et a t'ait insinuer à M. le Nonce qu'il avoit pris depuis longtemps la résolution de ne plus aller à Rome, ajoutant qu'il auroit l'honneur de faire incessamment réponse à la lettre que MM. les cardinaux lui avoient écrite.

Le marquis de Combourg, fils aîné du marquis de Coetquen, épouse la fille unique du marquis de Nicolay, riche héritière *. M. de Ségur, président

1, Marie-Jeanne Guyon, veuve depuis 1703 de Lonifr-HICOlM Fe-u- ■ l«ei, comte de Vaux cl vteomie de Melun, mort le 81 octobw 1738, à Tâge de soiwnie-lrois ans. Le due de Sully fiil le dernier il- *.! brandie, il mil céKW secrètement ce mariage le li fèrricr r7«

2. Fille du premier présider» de la Cour <les Comptes. Elle pas-

au Parlement de Bordeaux, épouse MlledeCaumartin de Boissy, fille du maître des requêtes 1.

M. de Ghamillart * et M. des Marets sont fort mal. On n'a pas laissé d'être un peu scandalisé du procédé des Suisses qui étoient placés aux portes des églises des Quinze- Vingts pendant trois jours de Ténèbres : comme il y avoit grande musique dans cette église, ils voulurent exiger de tous ceux qui se présentoient une pièce de 30 sols. A la vérité, les amateurs de la musique ne résistèrent pas ; mais plusieurs gens de pied à qui les Suisses refusèrent imprudemment l'entrée se firent jour et entrèrent l'épée nue dans l'église, sans qu'il soit arrivé d'autre accident que la main d'une Suisse qui a été effleurée pour avoir voulu se jeter dessus.

On dit depuis quelques jours que le prince et la princesse de Modène, qui continuent à vivre dans uneparfaiteintclligence, ont prié le Roi par une lettre fort respectueuse de vouloir bien leur permettre de se retirer en France. On sait que les deux jeunes époux sont actuellement à Notre-Dame de Lorette, mais on les dit aujourd'hui en Lorraine.

sait alors pour la plus riche héritière de Paris. Jules Malo de Coetquen, marquis de Combourg, était fils du marquis de Coetquen et de Charlotte de ÏVoailles ; sa veuve se remaria en 1732 au duc de Mortemart; leur fille unique épousa d'abord le duc de Rochechouart et ensuite le comte de Lorraine-Brionne, grand êcuyer. Le mariage n'eut lieu que le 29 octobre 1721.

1. Fille de M. de Boissy et de Charlotte Bernard, mariée en juin 1721 à Nicolas-Alexandre de Ségur, président au parlement de Bordeaux, morte le 8 novembre 1729.

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