‹ Les correspondants de la marquise de BalleroyChapitre 5 sur 79 · Le prieuré du Trainel · texte numérisé non relu

Le prieuré du Trainel

DE LA MARQUISE DE BALLEItOY 19

détail du mariage, environ 100000 écus qu'elle croit chargés de 4000 livres de douaire envers la mère. Si la grand'mère vouloit passer de celte vie à une meilleure et même une pire, 550000 livres lui sauteroient au collet.

La Hotte d'Espagne, après avoir été bien battue par les vents, a dit se retirer en mauvais état dans divers ports d'Espagne.

Le marquis de La Vîeuville, cocu de trois femmes, n'auroit pas cru avoir travaillé pour la gloire s'il ne s'éloit pris d'une tendre passion pour la Bclloy, à qui il donne des sommes immenses '.

Grande querelle entre Mmes Bouchu et de La Bouasaye !. Mme de La Houssaye louoit à Vaujçinml une petite maison de M. de Belair; il lui a tonné rongé, qu'elle a reçu. Je crois qu'il voulût la louer à Mme Bouchu. Pour qu'elle ne fût •oint incommodée de quelques réparations qu'il uuloit faire faire chez lui, il les a voulu commencer us tôt que plus tard. Il a envoyé d'abord toutes s charrettes de fumier qu'il a pu ramasser pour ac ommoder son potager, et de cela a été fait une se-

I. René Coskaer, marquis de La Vleuville, chevalier d'honneur i.' la Reine, llls du duc de La Vieuville, dont le litre n'avait pas ë enregistré, ê|K"is;i iBCMMlVWnent Anne de La Mothe-lloudonjurt (1876), true le Uni avai! précède m me ni distinguée; Louise de • Chaussée d'Eu, llllc du comte d'Arrei (1680), el Madeleine de Froulay, veuve de M. de Breteuil (1716). 11 mourut le 9 juin suivant, laissant une repu 11 M on de la plus modeste intelligence, « une Ïn loorde, » dit Saint-Simon, . Marie de Freville, mariée en 1687 à Richard de La Houssaye.

conde tour do Babel qui a été élevée au milieu de la cour. Ce nouvel édifice a déplu à Mme de La Houssaye, qui a mandé dans le village qu'avant de quitter le pays elle avoit fait venir le meilleur fumier du monde pour leur jardin, qu'ils n'avoientqu'à renvoyer chercher, qu'elle le donneroit du meilleur de son cœur. Vous jugez que pareille offre n'a pas été dédaignée, et en trois heures de temps la tour a été enlevée, au grand déplaisir de l'infante Bouchu, qui a été le lendemain crier justice chez Mme de Li Houssaye. Vous pouvez juger que la conversation a été vive ; dans le feu du discours, elle lui a donne un démenti : il manque au récit quelques lacéntions de cornette.

Autre grande querelle plus sérieuse. Connais*vous Mlle Peypy ! (sic), que le sieur de Voiler i aimée?

Les morcures galants depuis quelques mois oui fait retentir son nom jusqu'aux deux bouts de l'univers.

Vous devinerez aisément que la bien-aimée d'un grand poète doit devenir grande comédienne, ri

4. Suzanne do Corsambleu de Livry, fille d'an conseiller* Roi au bureau des finances, passait ses étés à Sully, et Ton s»tq* Voltaire fit plusieurs séjours à ce château dans sa Jeunesse: A! jouait la comédie et inspira au poète une vive passion, cpt* partagée et qui se continua assez publiquement à Paris ; nuis* ne tarda pas à abandonner A rouet pour un de ses amis, 1.* Genouville, sans que l'amant délaissé pût oublier son uns* Grâce à lui, Mlle de Livry débuta à la Comédie Française 4* les Folies amoureuses.

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