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l'E U HAROCISE DE BALLERÛÏ 51 son poète, son bretteur peut soutenir ses grâces. M déclamation, ne. Les représentations éb cette pièce I oonnensé depuis viugt-cinq jours; dans les leux prfini.T^. acte, ti rflta de JocailB lui a Aie hîen imprudemment départi; le sucres dl l'auteur D'à pas fiasse i'i celle qu'il honoroit de sa coucbe. Il l senti que cette BaaagM était trop forts pour un commencement; il ■ fallu du tragique la faire ■USES au comique. Quelques accents BORJvBaUMl BSpOrtéB des battis de la Luire, maigre I instructions du maître, faisoient quelquefois rire ceux ;t qui elle vouloit agréer. Il v ■ trois nu quatre illfl, PbtSHM prit cette liberté comme les autres. m cela, nulie petit HP en colère se làcba en ropos. Poisson, qui est bretteur comme un chien, fattendit au sortir du spectacle et lui proposa l'escrime. Le poète, plus hardi eu paroles qu'au c DM,
dit qu'un homme de sa BODsdérstioa ne se battoit s contre un comédien. Poisson, a haute et inlellile vois, lui proposa des coups de bâton. Haet fit sa plainte chez un commissaire et le lenden se transporta à la porte de Poisson et enva un messager eu haut lui dire que Laguere .ttendoit chez Mlle Itesrnares, Poisson, se doutant tait, envoya son valet voir ce qui se passoit la rue. Il lui dit qu'Harouet étoit à la porte ec deux bretteurs ; la compagnie parut trop nomme au comédien, mit depuis a fait informer. armiet vint nous voir hier pour nous conter le fait
à sa modo. Il nous nia les deux compagnons; nous lui demandâmes pourquoi, s'il vouloit se battre, il ne s'étoit pas battu la veille, lorsque Poisson lui avoit dit de si vilaines paroles. Il nous dit qu'il n'en avoit pas plus envie le lendemain, qu'il vouloit le faire descendre pour lui casser la tête avec deux pistolets qu'il avoit dans ses poches ; que, ne l'ayant pas fait et se trouvant insulté par ce comédien, il nous prioit de demander justice à M. de Machault pour qu'il fût chassé de la Comédie et mis dans un cachot. Vous voyez que rien n'est plus raisonnable : il sera bien heureux s'il en est quitte pour avoir été menacé de coups de bâton à la porte de b Comédie et qu'on ne lui fasse pas faire, son procès comme un assassineur.
Le comte d'Uzès est capitaine des gardes df Mme de Berry f . Le Régent en avoit toujours eo envie; elle vouloit le marquis d'Hautefort *.
Le premier président partit dimanche pour te eaux en trois carrosses à six chevaux, deux fourgons et bien des gens à cheval. Je n'ai jamiis vu manger le bien d'autrui avec autant d'intrépidité.
Gaumartin de Boissy.
1. François de Crussol, quatrième flls du duc d'Uzès et fr Julie de Sainte-Maure, lieutenant général après de très brillai* services militaires, mort en 1736.
2. Gabriel, flls du marquis d'Hautefort et de Marthe d'Estourn* lieutenant général, premier écuyer de la duchesse de Berry en 1711* mort en 4748.
DE LA MARiJUISE DE [ÎAI.LER0Y
Le Blanc dit que l'on va ces jours-ci mettre les
choses en règle à l'égard des prisonniers d'État;
que l'on renverra tous ceux contre lesquels il n'y
i point de preuves bien complètes.
La femme du jeune Chaillnn est morte Lier au
; depuis longtemps, on la soupçonaoit d'être
ulmoniaque. C'étoit une femme il souhait pour
Phi hit et pour les manières; son pauvre mari
est inconsolable '.
Il n'y a pas encore de jour pris pour le mariage
d'Argentan cadet : sa prétendue vint hier avec
i grand'mère chez la nôtre. C'est une bamboche
1 comme une poupée du palais; sa figure est
olie, à ce que l'on dit, et elle parait avoir de l'es-
>rit; mais elle est enfant comme celle que Ton mène
; la lisière. Elle se mit sur une chaise; ses pc-
. jambes ne veuillent qu'à un pied de terre.
Elle vouloit les y remettre et s'apercevoit qu'elle
n'étoit plus assise ; elle ressautoit sur la chaise. Ma
ûère nous en fit une assez jolie description.
Mme la Duchesse n'est pas encore morte, mais
i n'eu espère plus rien. 11 semble qu'elle ait voulu
tuer exprès; la dernière rechute lui est encore
enue d'une indigestion.
1. Gerlrude Bombarda, fille d'un noble romain, trésorier général l'électeur de Bavière, et de Gerlrude Clooti; mariée en mui 171(1 lea n-J^eques Amelot, aeiirneur da Oiuiilou, maître des requiMes, mis conseiller d'Elut et de rAciitk-inte française.
5i LES CORRESPONDANTS
Mines de Thibergeau et de Fontaines trouvèrent l'autre jour Mme la princesse de Conti, que Ton faisoit tenir au lit pour un prétendu soupçon de grossesse. Elle leur dit qu'elle vouloit faire son testament; qu'elle vouloit donner une cuisse et une jambe au pauvre Cou sillon, un œil à son frère, un autre au Régent. La Thibergeau lui dît quelle avoit encore quelque chose de bon dont elle ne disposoit pas. Sur-le-champ elle déclara quelle le léguoit au marquis de Gesvres, comptant que soo mari n'en pouvoit prendre de jalousie, et sa pttience tant éprouvée à celle qui lui succèdent Avez-vous vu un testament plus sage?
C Al MARTIN DE BoiSSY.
Paris, 15 mal 4719.
Il arriva hier des aventures sinistres. Un intendant de M. de La Rochefoucauld, attaqué d'une fièvre chaude, avoit six hommes pour le garder; il échappa hier à leur vigilance, sauta par la fenêtre sur la tête vis-à-vis de celle des chevaux de Tabbe de Breteuil, qui s'est trouvé tout ému.
Les mousquetaires firent hier une revue devant le Roi. Gomme ils passoient sur le pont Royal, le Roi s'étant montré à la fenêtre, la compagnie salua de Tépée; un brigadier, tirant la sienne, tomba raide mort '. Ce spectacle affreux fit, comme vous le pensfl