‹ Les correspondants de Michel-Ange;Chapitre 12 sur 25 · I. Daus les formes usitées par la Chambre apostolique · texte numérisé non relu

I. Daus les formes usitées par la Chambre apostolique

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gliatc per amore mio tratarlo de la maniera lui merita. Et per non vi dar questo affano, recusatela et voltate questa differentia a nostro Signore, et persuadetelo eh" 1 stia al suo iudicio, che non lo poi rechusare, et cussi satisfarete una parte et 1" altra, et io uscirò de la mano del diavolo, che a me non mi par honesto afFanarvi in questa cossa. Et credo che se fusti in Inoeltcra. tanto più se contentarla mandarvela per pili stratio mio, purché fusti lontano da Roma. Ma Dio volesse che vi trovasti in Roma, che credo lui ve fuziria comme el diavolo, che la rcmeteria in ogni altra persona che vui ; et io non voria altro judice che vui. lo non vi dirò altro. Cristo sano vi conservi : a vui mi racomando per infinite volte. Et a mes' Anton Francesco et Pier Francesco vi degnarete a recomandarmi. Addi 2g aprile i325.

El quadro di mes' Anton Francesco è finito, mancha invcrnicharlo, che dimane lo invernicherò. Perdonateme se io ho tardato tanto ; che non si poi depingere et far litte con mes"" Zuan da \'iterbo.

Vostro Sebastiano pictore in Roma.

Domino ^Michelangelo Ronaroti sculptore dign"".

in Fiorenza.

/.■«.>/. -^4 febrart).

Car""* Conipar mio, — Per m° Domenico detto Menichella, el quale me stato a visitare per parte vostra : Dio lo sa quanto 1' ò havuto accaro : che dapoi tante angustie et fatiche et pericoli. Dio omnipotente ne ha lassati vivi et sani per sua misericordia et pietà ; cossa invero miracolosa, quando io vi penso : dil ciie sia sempre rengratiato sua .Maiestà. Et se io |)otessi con la penna darvi ad intendere la zelosia e 1 fastidio che ho havuto ile vui ve ne mavarigliaresti. El Signor Fernando di (jonzaga ve potrà esser bon testimonio et Dio sa quanto dolore ebbi quando intesi che andasti a Vcnetia, che se mi trovava a N'enetia l'andava a un altro modo: ci basta. Hoi;i, Conipar mio, che >iamo

sp:bastiano del piombo 37

misère m'obligeât d'aller à lui la corde au cou. 11 en ferait à sa guise, mais je consentirais plutôt à manger mes deux enfants qu'à lui donner le plaisir de me voir soupirer, car il est pire qu'un juif, et je m'étonne que la terre ne s'ouvre pas pour l'engloutir. Je vous en prie, par pitié, veuillez, pour l'amour de moi, le traiter comme il le mérite, et pour ne pas vous donner ce tourment, refusez, renvoyez ce différend à Notre Seigneur et persuadez à messire Giovanni de s'en tenir à son jugement; il ne peut le récuser. Vous satisferez ainsi l'une et l'autre partie, et moi je sortirai de la main du diable, car il ne me paraît pas convenable de vous tourmenter de cette affaire. Je crois que si vous étiez en Angleterre, il n'en serait que plus aise de vous envoyer le tableau pour me faire plus de mal, pourvu que vous fussiez loin de Rome. Mais plût à Dieu que vous fussiez à Rome, car je crois qu'il vous fuirait comme le diable et s'en remettrait à toute autre personne que vous, tandis que moi je ne voudrais pas d'autre juge. Je ne vous dirai pas autre chose. Christ vous conserve en santé ; je me recommande à vous mille fois ; vous daignerez me recommander à messires Anton Francesco et Pier Francesco. Le 2g avril i525.

Le tableau de messire Anton Francesco est fini, il n'y a plus qu'à le vernir, et je le vernirai demain. Pardonnez-moi si j'ai tant tardé, c'est qu'on ne peut peindre et plaider avec messire Giovanni de Viterbe. — \'otre Sébastien, peintre à Rome. — Au Seigneur Michel- Ange Bonaroti, sculpteur très digne, à Florence.

i.S.'ir. j 4 février.

Mon très cher Compère,

Par maître Domenico, dit .Menichella, qui m'est venu voir de votre part. Dieu sait combien j'ai été heureux (]u'après tant de misères, de peines et de dangers, Dieu tout-puissant nous ait laissés vivants et en santé par sa miséricorde et sa pitié : chose vraiment miraculeuse quand j'y pense : de quoi grâces soient toujours rendues à sa majesté divine. Si je pouvais, avec la plume, vous exprimer l'inquiétude et le tourment que j'ai éprouvés à votre égard, vous en seriez dans léton-

passati per aqua et per fuoco et che havemo provato cosse che mai se lo pensascmo, rengratiamo Dio di ogni cossa et questa pocca vita che ne resta, consumamola almanco in quella quiete che si pò; che in vero è da far pochissimo conto de le acione de la fortuna, tanto è trista e dolorosa, lo mi son ridutto a tanto, che potria ruinare 1" universo, che non me ne curo et me la rido de ogni cossa. Mcnichcla ve referirà a bocca la vitta mia et V eser mio. Ancora non mi par esser quel Bastiano che io era inanti el sacco : non posso tornar in cervello ancora. Io non ve dirò altro. Cristo sano vi conservi. Addi 24 Febraro i53i in Roma.

Circha la venuta vostra, secundo me dice M" iMenichella, a me non mi par necessaria, se non fusse per venir a spasso et potreste dar hordene a la casa vostra; che in vero va a male el più de le cosse, come tecti et altre cosse. Credo sapete che la stancia dove era l' opera di quadro, è sfondata con i marmi lavorati che è una pietà. A questo potresti remediare et far qualche provisionc. Io per me laveria acaro per godervi un pocco ; che in vero io mi moro de vedervi et non vedo r ora : ma facte quello vi torna meglio.

FI vostro fidellissimo compare Sebastiano de Lucianis.

Domino .Michacli Angelo de Honarotis.

Sculptori rarissimo, — in Firenze.

/.>.)'/. jff aprille.

Car""" Compar mio. — F molti zorni che i' ò recevuto una vostra a me gratissima in resposta de la mia per Menichella : la quale vostra littera me portò Benvenuto da li orioli fiorentino' con Bacio marzaro over sctaiolo, scrvitiir di nostro Signore: ma invero la vostra littcra mi fu datta aperta : dil che ne ho havuto ilcspiaccre grande : ci ci tanto

1. l-ils ilii celebre iiiccanicicii Lmciuo ilclla Vcj1(Mì;i. On posiicJc de lui qucU|ues lotrts à Miclicl- Angc. Benvenuto mourut il Rome cn i !■;<:.

SEBASTIANO DEL PIOMBO 3g

nement. Le seigneur Fernand de Gonzague pourra vous en rendre bon témoignage, et Dieu sait quelle douleur je i-essentis quand j'appris que vous alliez à ^'enise ; si je m'étais trouvé à \'enise, il en eût été autrement : il suffit. Maintenant, mon Compère, que nous avons passé par Tcau et par le feu, et que nous avons éprouvé des choses que Ton n'aurait jamais imaginées, remercions Dieu de toutes choses, et ce peu de vie qui nous reste, passons-le du moins dans le repos autant que possible. 11 faut compter bien peu sur ce que fera la Fortune, tant elle est méchante et douloureuse. Je me suis réduit à ce point que l'univers pourrait crouler sans que je m'en soucie, et je me ris de toute chose. Menichella vous dira la vie que je mène et ma position. Il ne me semble pas que je sois encore le Bastiano que j'étais avant le sac de Rome], je ne puis encore revenir à moi. Je ne vous dirai pas autre chose. Le Christ vous conserve en santé. Le 24 février i53i, à Rome. Quant à venir à Rome, suivant ce que me dit maître Menichella, cela ne me paraît pas nécessaire, à moins que vous n'y veniez en promenade. Vous pourriez remettre en ordre votre maison, qui à vrai dire est en mauvais état dans presque toutes ses parties, comme les toits et autres choses. Vous savez, je crois, que la salle où se trouvait l'atelier de marbrerie s'est effondrée avec les marbres travaillés, c'est une pitié. Vous pourriez remédier à cela et prendre quelques mesures. Pour moi j'en serais heureu.x, car je jouirais un peu de vous, et je meurs du désir de vous voir, j'en suis impatient; mais faites ce qui vous paraîtra le mieux. — \'otre très fidèle Compère. Sébastien de Luciani. — Au Seigneur Michelange des Bonarotis, sculpteur rarissime, à Florence.

i.^.'i'i. 2 1) avril.

Mon très cher Compère.

Il y a bien des jours que j'ai reçu de vous une lettre, à moi fort agréable, en réponse à celle que vous a portée Menichella. La vôtre m'a été apportée par Benvenuto, l'horloger florentin, et Baccio, mercier ou marchand de soie, serviteur de Notre Seigneur. Mais en vérité votre lettre m'a été remise ouverte, ce dont j'ai eu grand déplaisir. Si j'ai

^o I^KS COKRtSl'ONDANTS UK MICHKL-ANGK

bavere tardato a respondcrvi c stato per non bavere possuto ancora servirvi de la testa de Nostro Sijrnore'. È ben vero cbe ne bo una facta inanti cl sacco senza barba, cbe credo non sia al proposito. Et per non baver trovato tempo di posserne far una a mio modo, non bo ancora facto niente : ma io lo farò a ogni modo et quanto più presto io potrò, io vel manderò : et ancora io mi son soprastato per non aver trovato ancor modo posscrvi scriver et mandar littere et cussi vuj a me cbe le nostre littere non sien aperte. Se a vuj pare, io bo trovato Bartolomeo Angiolini -, el quale mi par bomo da bene et sempre ba dimostrato portarvi grandissima alfcctionc et amore, con el quale io bo rasonato con lui el caso de la littera aperta : lui me ba risposto cbe non dubiti ponto cbe li dia a lui le mie, cbe vi serano date in man propria et cussi vuj ancora darete le vostre a Lorenzo xMannucci bandcraro in piazza et facte la sopra scripta de un' altra sorta de littera cbe non para de vostra mano, overo fate far la soprascripta ad un' altra persona, accio cbe non sia conosuta de vostra mano, o veramente fateli una copertina a la littera et drizatela a Bartolomeo Angiolini in mano sua in doana de terra, cbe luj me ba promesso cbe persona del mondo non vederà le vostre littere. A me pare cbe questa sia assai bona via.

l^t pcrcbè ne la vostra me avisate cbe bavcresti accaro sapere qualcbe particulare ; Compare mio carissimo , le parolle me disse .Mcnicbella^ non accade cbe vui babiate suspetto alcuno, né cbe ve mctctc in rotta de venir a Roma per inzurie clic ve siano state facte. Basta una littera vostra a 1" amico ^ vui vedercste quanto fructo faria ; percbc io so cbe cbonto ci fa de vui. C^redo se volesti far una figura cbe facesse a vostro modo de man vostra, non potresti far cossa più al proposito vostro, percbc lui vi ama, vi conosce et adora le vostre cosse et gustale tanto quanto bomo 1 abbi mai gustate ; cbe e cossa miraculosa et è grandissimo contento di cbi opera. Et parla de vuj tanto bonorevolmente et con tanta afectione et amore cbe un partire i.\7Ci non diria

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