I. Benvenuto dcUc Volpaia, de Florence, horloger célèbre
al Ducca ne ai soi agenti, che la vogliate far finire ad altri; che basta bene che fate desegni et modcli et che V ordinate vui, che se contentarano troppo. Li havete facto troppo de man vostra, si possono contentare. Et questo è el ponto. Come farano a non contentarse ? Non posono volere se non quello volete vui, et avete el Papa da la vostra. Perdonateme io non posso cussi con la pena (penna) darvi a intendere ogni cessa, ma siate resoluto che non ve scrivo ponto de busia : tutte queste parolle sonno accadute.
Perdonateme che non vi ho mandato la testa del Papa : io 1" ò facto s' una tella, collorito del Papa proprio. Et el Papa vuole che io ne faci un altro da quello, sopra una pietra. Et subito copiato, ve lo manderò. Io non ve dirò altro, state di bona voglia et alegro che spero in Dio sarete contento. Cristo sano vi conservi. Et recommandomi a vui per infinite volte, et pregovi recomandateme a quello da li relogij da la Volpaia, che mi pare homo da bene, et da la man nostra : io non mi arecordc el suo nome. Addì 22 de Luglio i53i, in Roma.
Pregovi ancora avisatemc come sta la cossa de la chasa, si è vostra o de li eredi del cardinale, et cussi la quantità de danari havete recevuti et el prczo de tutta V opera : che io non so respondere a questi che me ne domandano, et cussi al Papa.
Tutto vostro Sebastiano de Lucianis, pletore.
Domino .Michelagniolo de Bonarotis in Firenze.
i.^Ji. Il) agosto.
Compar mio carissimo. — Gicri recevj una vostra a me gratissima che fu addi 18 del presente et hozi ne ho recevuta un' altra per mano di quelli dal Vantazo, che è addj 19 dotto, quale volete ve rimanda la vostra littcra di iS et cussi senza haverla vista persona del modo altri
de la dépense. Au Pape et à moi écrivez ce qu'il vous plaira, et ce que vous désirez.
Mon Compère, je trouve le Pape chaque jour plus désireux de vous faire plaisir. Il vous veut beaucoup de bien, et serait aussi heureux de vous satisfaire pour cet ouvrage que vous de l'avoir terminé. II m"a dit qu'il ne faut pas dire au duc ni à ses agents que vous le vouliez faire achever par d'autres, qu'il suffit bien que vous fassiez des dessins et des modèles et que vous dirigiez le travail, ils seront plus que satisfaits. Vous ne leur en avez fait que trop de votre main, ils peuvent être contents, et c'est là le point. Comment feront-ils pour ne pas l'être, ils ne peuvent vouloir que ce que vous voulez, et vous avez le Pape pour vous. Pardonnez-moi, je ne puis avec la plume vous dire tout ; mais soyez certain que je ne vous écris pas de mensonges ; toutes ces paroles ont été dites.
Pardonnez-moi de ne pas vous avoir envoyé la tète du Pape. Je l'ai peinte sur toile, et c'est bien le teint du Pape; mais le Pape veut que j'en fasse une autre sur pierre, et dès que je l'aurai copiée, je vous l'enverrai. Je ne vous dirai pas autre chose. Tenez-vous en belle humeur et joyeux, car j'espère en Dieu que vous serez content. Le Christ vous conserve en santé. Je me recommande à vous mille fois, et je vous prie de me recommander à l'homme des horloges, dalla ^'olpaia, qui me paraît homme de bien et de notre bord, je ne me rappelle pas son prénom. Le 22 juillet i53i, à Rome.
Je vous prie aussi de me dire ce qu'il en est de la maison, si elle est à vous ou aux héritiers du cardinal ; de même pour la somme d'argent que vous avez reçue et le prix de toute l'œuvre, car je ne sais que répondre à ceux qui me questionnent là-dessus, ni au Pape. — Tout à vous, Sébastien des Lucianis, peintre. — Au Seigneur Michelange des Bonarotis, à Florence.
i53i. iQ août.
Mon très cher Compère, Hier, je reçus de vous une lettre fort agréable, en date du 18 cou-
che me, io ve la rimando; ma io ve dico che la non voleva star più, perche dimane che era domenicha, io la mostrava al Papa, abenchè importava pocco. Et vi dicco questo, che mai ho mostrato vostre littere a li agenti del ducca d" Urbino, ne' mostreria senza vostra licentia overo... del Papa... mcsser Hieronimo Ostacoli non è in Roma. E' circha un mese che V andò a Urbino con el Cardinal di Mantoa et stamo aspetare sue littere over del ducca per intender la sua volontà, cioè del ducca : ma ancora non è venuto niente. Io trovo molto più destra persona r ambasator del ducca in questa cossa, che mess. Hieronimo. Et el proprio ambasatore me ha detto che non guardi a sue brusche parolle, che non importano niente ; che è una persona colericha a suo modo. Et anchora el Papa me ha ditto, che lo farà far quello vorrà lui : che non dubitamo di mess. Hieronimo niente.
Hora Compar mio io ho molto ben letta la vostra littera et ho inteso el tucto : mi perdonarete, vui facte troppo grande offerte de doi milla ducati con la casa, o vostra che la sia, over sua. Si volete che la sia sua, credo facilmente el Papa farà che la si metta in conto di detta opera et bastaria solamente li metessi vui mille ducati; che con la casa et li vostri mille ducati, che seriano quasi doi mille, se potria finir r opera secondo la volontà vostra. Et cussi ancora a nostro Signore li pare troppa grande offerta : de modo che vui ditte aver recevuto 7 milla duchati ; volendone spender domilla de' vostri, ne vaniresti in niente. Et mi par a me che le figure che si sonno, vagliano più di quatro milla ducati, senza 1' opera de quadro, che vai pur' ancor lei domilla.
Et dicco questo, quando a vuj piacesse far un par de figure, me bastcria r animo farvene dare mille ducati de 1' una et ancora qualche centinaro di più, et saria quasi un modelo de la valuta de questa opera et de tutte le vostre altre opere : ma non si pò per amore de 1" opera de 1' amico : ma questa scria la via de far star cheto mess. Hieronimo, etc. Perù ancora non è statto offerto niente : che si havete facto errore noia vostra littera, non importa, lo ve la rimando, et resolvettcvc bene et pensate bene ali casi vostri et non ve gitate cussi a un tratto in preda con domilla ducati contanti al primo assalto : vui havete el Papa da la vostra et farà lutto quello volete vui in simel
rant, et aujourcriiui j'en ai reçu une autre, par les mains de riiomme du Vantazo, qui est du 19, et où vous me redemandez celle du iS; je vous la renvoie sans que personne au monde l'ait vue que moi; mais je vous assure qu'il était temps, car demain dimanche, je la montrais au Pape, bien qu'elle ait peu d'importance. Je puis vous dire que je n'ai jamais communiqué vos lettres aux agents du duc d'Urbin et je ne le ferais pas sans votre permission, ou celle du Pape... Messire Jérôme Staccoli n'est pas à Rome. Il y a environ un mois qu'il partit pour Urbin, avec le cardinal de Mantoue, et nous attendons ses lettres ou celles du duc, pour connaître la volonté de ce prince. Mais il n'est encore rien arrivé. Je trouve, dans cette alFaire, beaucoup plus de droiture chez Tambassadeur du duc que chez messire Jérôme. L'ambassadeur luimême m'a dit de ne pas prendre garde au.x paroles brusques et sans aucune importance de ce dernier, car c'est un homme colore de sa nature. Le Pape aussi m'a dit qu'il lui ferait faire ce qu'il voudrait, et que nous n'ayons aucun souci de messire Jérôme.
Maintenant, mon Compère, j'ai fort bien lu votre lettre et j'en ai bien compris le sens; vous me pardonnerez, mais vous faites au duc une offre trop grande, celle de deux mille ducats avec la maison, qu'elle soit à vous ou à lui. En admettant qu'elle soit à lui, je pense que le Pape la fera sans difficulté mettre en compte dans le prix du tombeau, et il suffira que vous donniez mille ducats. Avec la maison et vos mille ducats, ce qui fera environ deux mille, on pourra finir cet ouvrage selon vos intentions. Notre Seigneur trouve aussi l'olTrc trop grande, car vous dites avoir reçu sept mille ducats, et en dépenser encore deux mille de votre argent, ce serait vous réduire à rien. J'estime que les figures exécutées valent plus de quatre mille ducats, sans la marbrerie qui en vaut bien encore deux mille.
Je vous assure que si vous vouliez faire une paire de figures, je me ferais fort de vous avoir, de chacune, mille ducats et quelques centaines de plus. Ce serait comme une base pour l'estimation du tombeau et de toutes vos autres œuvres ; les travaux pour notre ami rendent la chose impossible, mais ce serait le moyen de faire tenir tranquille messire Jérôme, etc. On n'a donc encore rien offert et, si vous avez fait erreur
ò.; LES CORRESPONDANTS DE MICHEL-ANGE
cossa : chè non desidera altro, se non tenirvi sano et contento di questa et ogni altra cossa. Et per quello io conosco, non potria esser più al proposito vostro.
Et Lquando" li mostrerò la post scripta vostra, che havete finita la seconda figura et sete [entrato] nela terza, ci jubilarà tucto, ma non gè la voglio mostrare in sino la reccvuta de V altra. Che "1 vorà veder la littera. Io no ve dirò altro. Cristo sano vi conservi : perdonateme che io non posso cussi con la pena nararvi ne darvi ad intendere quello faria in una me// ora che fusse con vui. Acétate la bona e fedel volontà, etc. Addi ig Avosto i53i, in Roma.
Vostro Sebastiano de Lucianis, pictore.
D"" Michelagniolo de Bonarotis, Firenze : in Firenze.
j5J'/. 3' ottobre.
Dolcissimo Compare mio. — Rozzi di ho rcccvuto una vostra por mano de mes" Bartholomeo \'alori : quale dubitate farmi noja per scrivermi cosse fastidiose, che Dio vcl perdoni : et basta. Forsi vi maravigliate non ho resposto a 1" ultima vostra : ma per non bavere materia che meriti ci prezzo, non vi ho scripto : per questo non resto de star vigilante di fare 1" opera con i agenti del Duca d'Orbino : ma 1" ambasator suo vuole aspctare mes" Hicrnnimo Ostacoli, che de di in di è per tornare a Roma. Et in questo mezo, mai ne dal Ducca, nò da mes" Hicronimo se ha possuto bavere resposta alcuna : bisogna aspetarc ci detto mess'' Hicronimo. In questo tempo ho trovato ci vescovo d" Alcria; che e el Palavicino che era mastro de casa de Aginensis; et holi narato ogni cossa. Lui jubila et solicitarà per sette con questi agenti del Ducca. Da V altro canto io son con Nostro Signore et mes" Bartolomeo N'aloii et solitilo che si venga a un line di questa
dans votre lettre, il n'importe. Je vous la renvoie, décidez-vous bien, pensez bien à vos intérêts et ne vous jetez pas ainsi tout d"un trait, comme une proie, avec deux mille ducats comptants, à la première attaque, ^'ous avez le Pape pour vous, et il fera tout ce que vous voudrez en semblable occurrence, car il ne désire autre chose que de vous maintenir en santé et content de cette afifaire et de toute autre ; je sais qu'à cet égard, il ne pourrait être plus à votre gré.
Quand je lui montrerai votre post-scriptum, où vous dites que la seconde figure est terminée et que vous avez commencé la troisième, il sera transporté de joie, mais je ne veux pas le lui montrer avant d'avoir reçu l'autre lettre, car il voudra la voir. Je ne vous dirai pas autre chose. Le Christ vous conserve en santé. Pardonnez-moi de ne pouvoir, avec la plume, vous raconter ni vous expliquer les choses comme je le ferais en une demi-heure passée auprès de vous. Le 19 août i53i, à Rome. — Agréez la bonne et fidèle volonté de votre Sébastien des Lucianis, peintre. — Au Seigneur Michelange des lionarotis, à Florence.
i^3i. .y iictobre.
Mon très doux Compère.
Aujourd'hui, j'ai reçu de vous une lettre par les mains de messire I-îartolommeo Valori; vous craignez, dites-vous, de m'ennuyer en m'écrivant des choses fastidieuses; que Dieu vous pardonne, et suffit. Peutêtre vous étonnez-vous que je n'aie pas répondu à votre dernière, mais n'ayant rien à vous dire qui en valût la peine, je ne vous ai pas écrit. Je ne cesse pas pour cela d'être vigilant, de traiter de vos affaires avec les agents du duc d'Urbin, mais son ambassadeur veut attendre messire Jérôme Ostacoli, qui d'un jour à l'autre reviendra à Rome, et cependant nous n'avons jamais pu avoir aucune réponse, ni du duc, ni de messire Jérôme. Il faut attendre ledit messire Jérôme. Entre temps, j'ai rencontré l'évêque d'Aleria, Pallavicino, qui était majordome de TAginensis, et je lui ai tout raconté. Il est dans la joie et se remuera comme quatre avec les agents du duc. D'autre part, je suis avec Notre Seigneur et messire Bartolommeo \'alori, et je presse un
cossa. Et ogniuno à accaro di farvi contento ; non manca altro che questo mess' Hieronimo et starno aspetarlo.
Compare mio, non accade a me, me solicitare piìi de una volta di quello mi cometete circa el retratto del Papa. Io lo havea facto et fornito et stava bene et somigliava et per mala mia desgratia ci Ducca d'Albania lo vide e 1' ha voluto ; de modo che" 1 Papa me 1' à facto dare : che senza sua comissione non V àveria facto. Et pezo era che ancora mes'' Bartholomeo Valori lo voleva, et m" è stato forza fargene un altro. Et ancora ne fo uno a vui : ma io duro faticha a avere el Papa a mio modo ; et per questo io ho tardato tanto : vi prego, perdonateme vui et el vostro amico pictore : che ne facio uno adesso che lo contentane, et spero portarvelo io in persona, et presto per amor vostro, et per godervi un pezo a mio modo et basarvi mille volte. Io me son deliberato venirvi a visitare vui et li amici, et vedere Firenze, che mai r ò veduta, et la caussa che me ha mosso a questa venuta, e statto mess' Zuan Caddi, chierico di camera molto mio patrone^ che mi ama più di quello io merito; el quale è per venire a Firenze : tanto mi ha predicato nel cervello, che li ho promisso de venire più per amore vostro, che per tutto el resto. Et spero in Dio, che più se intenderemo insieme rasonando, che con littere. Io non vedo 1" ora di vedervi, lo non ve dirò altro. Cristo sano vi conservi. Addi 3 ottobre i5!^i, in Roma.
El vostro Sebastiano de Lucianis, pictore.
Domino Michelagniolo de Bonarotis, domino meo collendissinv>, in Firenze.
i5Ji. J i novembre.
posTK scuipr.v
Apresso ve aviso, come io ho reparlato da poi a questi agenti del Signore Ducca, qualli m' ano ditto che si contentano de far tutto quello volete vui, con questa condicionc : che le figure che sono facte in Firenze per conto de questa sepultura, vengano a Roma et 1' opera de quadro che sia a proposito de detta opera, l'^t che detta sepultura
chacun pour qu'on en vienne à conclure cette affaire. Tout le monde désire vous voir satisfait, il ne manque que ce messire Jérôme et nous l'attendons.
Mon Compère, il n'est pas besoin que vous me pressiez de nouveau pour le portrait du Pape que vous m'avez demandé. Je l'avais fait et fini, il était bon et ressemblant; mais, pour mon malheur, le duc d'Albanie le vit et voulut lavoir, en sorte que le Pape me le lui a fait donner, ce qui n'aurait pas eu lieu sans son ordre. Le pire, c'est que messire Bartolommeo Valori le voulait aussi et j'ai été forcé de lui en faire un autre. J'en peins un pour vous, mais j'obtiens difficilement des séances du Pape, et voilà pourquoi j'ai tardé si longtemps. Pardonnez-moi, je vous en prie, ainsi que votre ami le peintre; j'en fais un maintenant pour le satisfaire, et j'espère vous le porter moi-même et bientôt, pour l'amour de vous, pour vous posséder longtemps, tout à mon aise, et vous embrasser mille fois. Je me suis décidé à vous aller voir vous, et les amis, et Florence que je n'ai jamais vue. Ce qui m'a engagé à faire ce voyage, c'est que messire Giovanni Gaddi, clerc de la Chambre, mon excellent patron, et qui m'aime plus que je ne mérite, va partir pour Florence. Il m'a tant prêché que je lui ai promis d'aller avec lui, plutôt par amitié pour vous que pour tout le reste. J'espère en Dieu que nous nous entendrons mieux en causant ensemble que par lettres. J'ai une grande impatience de vous voir. Je ne vous dirai pas autre chose. Le Christ vous conserve en santé. Le 3 octobre i53i, à Rome. — Votre Sébastien des Lucianis, peintre. — Au Seigneur Michelange de Bonarotis, mon seigneur très honoré, à Florence.
1331. -j I novembre.
De plus, je vous donne avis que j'ai parlé ensuite à ces agents du seigneur duc; ils m'ont dit qu'ils consentaient à faire tout ce que vous vouliez, à condition que les figures qui sont faites à Florence, pour le compte de ce tombeau, viennent à Rome, ainsi que les blocs équarris
se iinischa in Roma et non a Fiorenza, perchè anno ferma fantasia che non vera mai cossa che sia de simel sepultura figure over altre cosse da Firenze a Roma. Et io ho promesso per vui che farete venire quelle figure et opera de quadro et marmi sera a proposito de detta opera; de modo che me anno ditto questo : che se vui volete condesendere a questo ponto, anichilarano ogni cossa ; ma dubitano che Nostro Signore impedischa ogni cossa et io del tutto ne ho voluto chiarire, lo sabato andai a trovare in Belvedere Nostro Signore, et li contai ogni cossa et nel modo che havca tratata la cossa et li dissi dove importava la cossa et che facilissimamente se poteva contentare costoro con questa cossa, cioè : far venire qualche figura over qualche opera de quadro, quello paresse et piacese a vui ; che loro se contentariano de ogni cossa. Et si qualche statua di quelle che son facte facesc per Sua Santità : che a Sua Santità sta a dire : io voglio la tale et la tale : et el Papa resolutissimamente mi respose che le figure sonno facte per simel sepultura, non sonno a suo proposito. Et tanto pii!i mi disse, che atitudine facevano quelle figure, et quando fussero al proposito suo, non le piliarebe, per non havere simel carico, né pure una pietra che fusse de detta sepoltura : et mi disse questo più : che la botega de marmi et ligure de Papa Julio era separata da la sua, ove era 1" opere sue : de modo che con parolle et efi"eti mi fece toccar con mano che Sua Santità era tanto desideroso che facesti quest' opera, quanto la sua : solamente per satisfatione vostra. Et mi disse ancora : lo faremo renjovenirc de 25 anni. Et più me disse, che io ve dovessi scrivere che se paressi a vui venire a Roma a solazo a star un mese over doi per hordinarc questra vostra opera, che Sua Santità seria molto ben contento et havarialo a piacere perchè V intende che vui lavorate molto desperatamente. Et non voria che ve fachinasti tanto. Et, Compare mio, credeteme a me questa volta, che Nostro Signore ve ama de core et vi voi bene, et desidera farvi piacere più di quello pensate. Per una littera de messcr Zuan (ìaddi ho inteso parte de la suspicione vui havete de Nostro Signore sopra questa cossa : vi prometto da vero et fidcl Sebastiano vostro et non da frate, che io lo trovo tanto alieno da le fantasie vui havete, et tanto lontano di quello m" à scripto mi in-
nécessaires à l'ouvrage, et que le tombeau se finisse à Rome et non à Florence. Ils sont fermement persuades que rien de ce qui tient au tombeau, figures ou autres choses, ne viendra de Florence à Rome. J'ai promis que vous feriez transporter ces figures et les marbres dépendant du tombeau, sur quoi ils m'ont dit que, si vous vouliez leur accorder ce point, ils annuleraient tout, mais ils craignent que Notre Seigneur n'empêche tout et j'ai voulu prendre là-dessus des informations complètes. Samedi, j'allai trouver Notre Seigneur au Rclvédère, je lui contai tout et comment j'avais traité l'affaire, je lui dis quel en était le point important; que Ton pouvait très facilement les satisfaire en faisant venir, à votre choix et à votre convenance, quelque figure ou quelque partie des marbres travaillés, et qu'ils consentiraient à tout. Que si quelqu'une des statues achevées convient à Sa Sainteté, c'est à Sa Sainteté de dire : Je veux celle-ci ou celle-là. Mais le Pape me répondit très résolument que les figures étaient faites pour le tombeau et n'étaient pas à sa disposition; il me dit en outre quelles sont les attitudes de ces figures, et que, quand même elles seraient à sa convenance, il ne les prendrait pas, ni même une seule pierre du tombeau, pour ne pas encourir une semblable responsabilité. Il ajouta que l'atelier des marbres et des figures du pape Jules était séparé de celui où l'on travaillait pour lui. Par ses paroles et ses actes, il me fit donc toucher du doigt que Sa Sainteté était aussi désireuse de vous voir faire ce travail que le sien, uniquement pour votre satisfaction. Il me dit encore : Nous le ferons rajeunir de vingt-cinq ans ; puis il m'ordonna de vous écrire que s'il vous plaisait de venir à Rome par passe-temps et d'y rester un mois ou deux pour organiser et régler l'exécution de cette œuvre. Sa Sainteté en serait très satisfaite et le verrait avec plaisir, parce qu'elle sait que vous travaillez comme un désespéré, et qu'elle ne voudrait pas vous laisser faire ce métier d'homme de peine. Croyez-moi cette fois, mon Compère, le Saint-Père vous aime de tout cœur, il vous veut du bien et désire, plus que vous ne pensez, vous faire plaisir. Une lettre de messire Giovanni Gaddi m'a fait connaître en partie les soupçons que vous inspire Notre Saint-Père, au sujet de l'affaire en question, je vous affu-me, sur la parole de votre sincère et
signore mcsser Zuan Gaddi, che codamodo fqiiodam inodoj ha ver- «i-oo-nia a parlarne. Sua Santità ve ha facto scrivere per messer Pier Pollo ' suo secretano, et ancora per lui intenderete V animo suo : et se io conosese el contrario, gagliardamente ve lo scriverla senza un sospetto al mondo. Vi prego levateve questa suspicione del cervelo, che '1 Papa è più vostro che suo. Et lassate pure cridare a le cichale, che posson ben cridare che sonno tratati come meritano. Duolmi non sapervi con la penna darvi ad intcndare ben questa cossa, come farla a bocca ; perdonatcme ; io vel" ò avisato come ho saputo, et non ve maravegliate che sia stato tanto tempo refredata questa cossa ; è stato per essere absente el detto messer Hieronimo Ostaculi ; addesso che r è in Roma, si potrà solicitare et stringere molto più la cossa. Et ancora ve aviso come Tanbasatore del Ducca de Urbino è per andare a Urbino dal Ducca, et spero lui farà col Ducca molto meglio officio di quello ha facto messer Hieronimo, che è persona che la intende meglio, et tornarà con la resolutionc del Ducca et se remeteranno a vui de ogni qualunque cossa, purché T opera se faci in Roma, et che mandate qual cossa da Firenze per levarli questa fantasia del cervelo. Kt quando tornerà el detto anbasatore con la resolution del Ducca et la fede de V autorità sua, io vene avisarò : che se a vui parerà, a 1" ora potrete venire a fare el novo contratto et anichilare 1' altro et assetare tutte le cosse vostre. Et da 1' altro canto me offerisco in vostro nome esser vostro solicitator de V opera vostra, et far quel pocco che io saperò per vui in tutte le cosse vostre, da vero et fidel Sebastiano, come sempre vi sono stato, et potrette lassare li vostri lavoranti, et fare lavorar quello vorete ; che io sarò molto più diligente a solicitare le cosse vostre, che a le mie ; et potrete dormire reposato senza pensar lì più : ma vi prego si mai stesti de bona voglia, state addesso, che le cosse vostre non potriono andar meglio : et credeteme a me questa volta.
lo non ve dirò altro. Recomandatemi al mio monsignor messer Zuan (jaddi; che in vero è homo da bene et de que' zoielj che escono da Firen/.e : li voglio troppo bene : et diteli che non accade tanta