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LES ÉQUIPAGES

Les équipages de corsaires. — Le capitaine. — Les lieutenants. — Le maître. — Les pilotes. — Le contre-maître. — Les quartiers-maîtres. — Le maître canonnier et ses aides. — Leur importance à bord des vaisseaux. — Le prévôt. — Le maître valet. — Les charpentiers, voiliers et tonneliers. — Le caporal. — L'écrivain. — Le chapelain. — Les matelots. — IVIéthode de combat. — L'abordage. — Les grenades. — La mêlée. — Le capitaine fait clouer les écoutilles. — L'incendie. — Le feu à la Sainte-Barbe.

Toutes nos recherches n'ont pas encore pu nous conduire à trouver un seul rôle d'équipage de Tun de ces nombreux corsaires armés pendant la période que nous venons d'étudier. Cependant, ayant eu connaissance de quelques documents de ce genre relatifs à d'autres ports de l'Océan, nous pouvons nous étendre quelque peu sur l'intéressant sujet de la composition des équipages et sur les attributions de chacun de ceux qui avaient un grade à bord de nos corsaires.

La fameuse étude du commandant de La Porte, datée de 1642, et qui devait servir de base aux deux ordonnances de Colbert sur la marine (1), dit que, dans un grand navire, il doit y avoir 32 officiers matelots, que nous trouverons plus tard nommés officiers mariniers, et cela sans y comprendre le capitaine, le lieutenant, l'écrivain, le chirurgien et son barberot, c'est-à-dire un maître, trois pilotes, deux contre-maîtres, quatre quartiers-maîtres, deux maîtres de misaine ou esquimans, un maître canonnier et trois compagnous, un maître valet et un compagnon, un cuisinier et un compagnon, deux calfats, deux charpentiers, un trévier ou voilier, un tonnelier, trois caporaux, un défaleur et un prévôt.

Ce nombre d'officiers mariniers ne doit pas surprendre, car on a déjà vu que quelques-uns des corsaires armés par nos ports avaient jusqu'à 200 hommes d'équipage, et on pourra s'assurer qu'un peu plus tard, à bord des navires du milieu du XYIII® siècle, ce chiffre devient encore bien plus élevé.

On exigea dès lors du capitaine une plus grande instruction qu'autrefois. Aucune des spécialités établies à bord du vaisseau qu'il commandait ne devait lui être étrangère. Il devait réunir à la fois sagesse, courage et valeur. Il devait être sévère sur la discipline, prudent et expérimenté,

(i) Collection des documents inédits.

savoir tout ce qui était relatif à l'artillerie et à la mousqueterie, être bon manœuvrier pour gagner l'avantage du vent et bien connaître les lieux où il se trouvait. Sa première et principale vertu était de craindre Dieu et d'obliger l'équipage à écouter les prières avec recueillement.

Les lieutenants ne devaient pas avoir moins de pratique, de soins et de vigilance que le capitaine, car ils étaient appelés à le remplacer en cas de maladie ou de mort. Ils faisaient le second quart de nuit ou de jour et devaient être présents pendant les repas de l'équipage, afin de réprimer les querelles et les discussions.

Le maître devait être courageux et expérimenté : il devait savoir mouiller sur l'ordre du pilote, appareiller et s'éloigner d'une côte. Il était obligé de tout visiter à bord et, si quelque faute se produisait, d'en avertir aussitôt le capitaine. Il était chargé de faire manœuvrer souvent les matelots. Pendant le combat, il s'occupait de la manœuvre des voiles ; avant rengagement, il avait soin de tenir toute chose en bon ordre et devait s'assurer que les calfats et charpentiers étaient bien munis de leurs plaques, planches et tampons pour boucher les coups de canon, et ne devait pas manquer pendant le combat d'avoir deux hommes faisant sans cesse le tour du vaisseau, à l'intérieur, afin de voir les endroits où les boulets avaient porté.

Le premier pilote, qui est celui déroute, doit bien connaître le ciel, savoir faire les observations et autres choses de son métier (1).

Les deux autres étaient des pilotes côtiers qui devaient avoir une parfaite connaissance des havres, rivières, rades et mouillages.

Le contre maître devait être assisté d'un second. Il avait le comman dément spécial des mâts de misaine et d'artimon, il était chargé des pompes. Il devait de plus lier ceux qui étaient punis.

Les esquimans étaient chargés de la manœuvre de la misaine et du beaupré : ils lançaient les grappins d'abordage qui étaient autrefois l'apanage des proyers, ils étaient chargés de laver les câbles lorsqu'ils rentraient à bord et de caponner les ancres.

Les quartiers-maîtres devaient savoir bien gouverner, parce qu'ils commandaient à leur tour pendant un quart et qu'ils surveillent le matelot qui est à la barre. Ils avaient la direction des chaloupes et des canots. Ils lavaient le navire de haut en bas chaque matin, portaient les

(i)Cleirac assure que les Portugais, Hollandais et Zélandais faisaient de très bons pilotes, mais que les autres peuples, parmi lesquels les Basques, sont « plus disposez à vuider la bouteille, humer Tcaude-vie et fumer le tabac, qu'à manier adroitement l'astrolabe, le grand anneau, le quadran ou quart de rond, le triangle ou l'arbalestrille, ce qui soit dit sans dessein d'offenser ceux que je n'ay pas veu ny pratiqué. » (Coutumes de la mer). — Les principaux ouvrages consultés par les pilotes étaient Pierre de Médine, Manoêl Figueiredo, le Miroir de la Mer, le Flambeau, le Trésor, la Colonne de la Mer et autres routiers. Un capitaine basque de Ciboure, Martin de Hoyarzabal, écrivit et publia, en 1633, ua routier de navigation, qui eut une édition française et une édition basque.

aliments à l'équipage et aidaient à rarriinage dans la cale. Toutes les fonctions de guerre qui se faisaient par chaloupes et par bateaux étaient sous leur direction, car ils transportaient matelots, officiers et soldats, soit pour les descentes à terre, soit pour les attaques de navires ; aussi devaient-ils tenir toujours leurs chaloupes dans un ordre parfait.

Le maître canonnier était déjà depuis longtemps Tàme de l'attaque à bord du navire ; aussi tous les jours exigeait-on de lui des connaissances plus étendues et plus solides. 11 devait être très expert en son art, connaître la bonté des cuivres et la force des poudres, bien monter une pièce sur son afïilt, savoir faire les boucles, bandes, essieux et roues. 11 devait savoir garnir ses drisses et bragues et bien planter sa pièce au milieu du sabord, désenclouer un canon pendant le combat, préparer ses cartouches et faire que le passage des poudres s'exécute facilement.

Aidé de ses compagnons, il devait parcourir sans cesse le vaisseau avec des lanternes sourdes, afin de veiller à ce que les canons ne jouent pas et qu'il n'arrive pas des accidents malheureusement trop fréquents avec ces lourdes masses. Il devait aussi entendre quelque chose aux feux d'artifice.

Lorsque le navire était au mouillage, il était obligé de visiter l'artillerie matin et soir (1) ; il fallait rafraîchir les amorces et visiter les poudres tous les huit jours. Il aura soin que les boute-feu soient toujours garnis de leurs mèches, que les grenades et les pots à feu soient en bon état, les caisses de cartouches garnies, et en avoir trois ou quatre cents prêtes pour charger les canons.

Le prévôt était très nécessaire dans les vaisseaux, car il était chargé de la police du bord. Il faisait aller l'équipage au quart. Il tenait les clés de la prison, enregistrait les amendes, dont un tiers était pour lui et les deux autres pour les pauvres. Il avait cinq sous chaque fois qu'il mettait un homme aux fers (2), aidait le quartier maître à faire distribuer les plats de l'équipage, à les retirer et à les faire laver. Pendant le

(i) L^amiral Jurien de la Gravière ajoute quelques détails instructifs. — « Dans sa chambre étaient rangés « en bel ordre et suivant les calibres » les porte-gargousses sur chacun desquels se trouvait inscrit en grosses lettres le poids de la charge de poudre. La même indication était reproduite au-dessus de chaque sabord. Déjà le canon était devenu « la principale force du navire, celle qui termine le plus tôt les combats » ; mais on en tenait encore le maniement pour « fort dangereux et d'un très grand soin ». S'agissait-il de remettre en batterie la pièce qui venait de tirer, il fallait, pour peu que la brise fût fraîche « la reconduire doucement au sabord ». Le canon qui heurtait trop brusquement la membrure Tébranlait à ce point qu'on eût dit « que le vaisseau allait se crever ».

(2) On a déjà vu les punitions terribles dont les coutumes maritimes du moyen âge frappaient les marins rebelles. Elles n avaient pas beaucoup changé au XVIII* siècle. La moindre infraction entraînait les plus rudes châtiments corporels. Etait attaché au grand mât et battu par le quartier-maître celui qui jurait le nom de Dieu, — trois fois plongé du haut de la grande vergue dans la mer celui qui, lors(|u'on battait la caisse pour mettre le navire en rade, ne se hâtait pas de s'embarquer, — qui négligeait de se pourvoir des armes dont il était tenu de se fournir lui-même, — qui répandait inutilement le vin ou jetait un ustensile quelconque à la mer, — qui tentait d'enlever des vivres « hors de la bouteillerie », — « qui osait pétuner » après le coucher du soleil, — qui frappait « de colère » avec le poing, avec un bâton ou avec une corde. Quant au malheureux convaincu d'avoir « tiré le

combat, il faisait porter les bailles le long du tillac, les faisait remplir d*eau, les garnir de cuir vert, semer du sel sur les ponts et prenait garde au feu.

Le maître valet était chargé de la cale et devait en entretenir Tarrimage afin que le navire ne perdit pas son assiette. Il devait rendre à Técrivain un compte quotidien de tout ce qui était consommé, faire la distribution du pain tous les samedis, assisté de Técrivain, acheter les poissons et les viandes, et reconnaître si elles sont bonnes ou mauvaises. Pendant le combat il surveillait le fond de cale.

Les charpentiers devaient visiter avec soin la mâture et le corps du navire pendant le combat, deux devaient être dedans et deux autres dehors : ceux de l'intérieur munis de Lîurs tampons bien goudronnés avec étoupes et mousse pour boucher les trous ; ceux du dehors couraient le long des préceintes avec leurs plaques de plomb et leurs planches, manteaux et clous. Ils étaient chargés du brai, soufre, étoupes, clous et autres outils du bord.

Le trévier ou voilier visitait fréquemment la voilure, « et ne pas souffrir qu'un trou grand comme un pois ne fût aussitôt raccommodé ».

Le tonnelier devait s'occuper sans cesse de ses tonnes et barriques, les visiter et les réparer. Pendant le combat, il devait fournir les bailles à canon au contremaître.

Le caporal devait être un bon soldat, très hardi, savoir faire manœuvrer six hommes et leur apprendre Texercice du mousquet. Il devait poser les sentinelles, veiller aux armes, les réparer et les nettoyer; quand il était de garde, il devait aider pendant le jour aux manœuvres basses.

L'écrivain devait connaître la comptabilité, bien compter et bien écrire et avoir le chiffre exact des provisions, boissons, poudres, boulets, afïiUs, voiles et de tout ce qui entrait et sortait du navire. Il devait tenir un journal de toute la navigation et en faire une relation détaillée. Il faisait faire les distributions de vivres à l'équipage, lire les ordonnances après la prière, et se faisait faire tous les jours, par le maître valet, un compte rendu de ce qui avait été consommé (1). Pendant le combat, il présidait à la distribution des poudres et devait écrire tous les coups de canon.

couteau dans le navire », son sort était plus rigoureux encore ; n'eût-il blessé, n'eût-il atteint personne, on lui clouait de ce même couteau la main contre le mât. S'il tuait son compagnon, le vivant et le mort étaient attachés dos à dos, puis jetés dans la mer. Enfin, on les châtiait à coups de corde « quand il ne s'agissait que de « leur faire perdre la mauvaise coutume de crier » — coutume déjà reprochée aux marins français.

(i) L'ordonnance ajoute : « Pour n'être point trompé en la distribution du pain qu'il faut donner à tant d'hommes, il va à l'écoutille de la chambre du canonnier, dont le prévôt tient la porte.

€ Le dit écrivain a une petite planchette large d'un pied et longue de deux et demi, dans laquelle sont écrits en rang tous les noms des hommes qui prennent le pain, au bout desquels noms il y a un trou où il y a une petite cheville de bois attachée à un filet avec laquelle il remplit le trou de celui qui l'a reçu et va continuant jusqu'au bout ».

Enfin le chapelain devait être un homme pieux, d'une grande douceui* et prêt à remplir tous ses devoirs.

Quant aux matelots, on soignait particulièrement leur éducation. On leur apprenait la manœuvre du canon, des voiles, et Texercice du mousquet. Ils devaient être attentifs et silencieux pendant leur quart, ni blasphémateurs, ni querelleurs ; en un mot, savoir toutes les branches de leur métier.

Nous allons voir maintenant la méthode principale de combat employée i)ar les corsaires bayonnais : Tabordage était surtout leur affaire et souvent aussi Tusage de Tartillerie, dont ils portaient sur leur bord du fort calibre; cependant, ce ne fut que plus tard, c'est-à-dire pendant le XYIII® siècle, qu'ils combattirent sous voiles avec des ris pris dans les huniers, ces manœuvres exigeant un très grand nombre de bons matelots.

La légère frégate de course avait des canons moins nombreux et moins forts que la plupart des navires qu'ils attaquaient. Sa coque était plus frôle et pouvait recevoir des blessures mortelles ; et puis, c'était une propriété privée, elle représente un capital qu'il faut ménager avec soin : le corsaire préfère payer de sa personne, en épargnant son navire. Enfin, souvent il doit livrer une lutte courte, décisive, silencieuse, pour ne pas attirer sur lui des ennemis qui pourraient rùder dans les mômes parages. D'ailleurs, son équipage est nombreux et compose une petite armée qui veut se battre corps à corps et ne demande qu'à donner de grands coups.

rf Aussi le premier soin, dès qu'on aperçoit l'ennemi, c'est de préparer l'abordage. On dispose sur le pont une très grande quantité de grenades, sortes de bombes très meurtrières. Les soldats se groupent sur les gaillards, plate-formes élevées aux extrémités du navire ; d'autres se placent dans les vergues ou dans les hunes, citadelles aériennes ; les canonniers sont à leurs pièces, mèches allumées. On s'approche de l'ennemi, quelquefois en se couvrant d'un pavillon étranger, pour qu'on puisse le saisir avant qu'il ait eu le temps de se mettre sur la défensive.

(( L'abordage se fait de long en long en joignant le navire par le côté, ou mieux de bout à bout en venant reposer Tavant de son navire sur l'arrière de l'ennemi. Au moment où il va toucher le bâtiment qu'il attaque, le corsaire fait feu de ses pièces de l'avant pour nettoyer le pont ennemi. Alors les grappins sont jetés et unissent les deux navires par leurs crochets de fer. Les vergues s'abaissent et servent de pont-levis aux combattants avides de carnage. Ils bondissent, ils se suspendent aux cordages pour s'élancer, ils tombent au milieu des ennemis prêts à les recevoir. Une horrible mêlée commence, on se fusille à bout portant, on s'ouvre la poitrine avec de larges lances en forme de

croissant ; les longues piques clouent les corps sur les ponts, les haclies d'abordage abattent des membres entiers ; les blessures sont béantes et mortelles. Les grenades éclatent et mêlent leurs sifflements aux cris de ces furieux. Sur terre, le poltron peut fuir ; ici, tout soldat devient brave, la mer l'environne, il ne peut reculer, il n*a pour champ de bataille que le pont étroit de ce navire encombré par la foule des combattants ; peut être même le capitaine a-t-il fait clouer les écoutilles pour fermer toute communication avec Tintérieur et tout refuge aux fuyards (i). Il faut donc tuer ou se faire tuer, car on ne fait que le moins possible de prisonniers ; ils sont encombrants, ils ne rapportent rien, on veut le vaisseau et sn cargaison et non les hommes.

(( Parfois ces drames affreux ont un dénouement jilus sinistre encore. Les projectiles enflammés mettent le feu au navire ; les mâts flambent et éclatent comme les pins résineux dans les forêts, de lourdes pièces s'en détachent, s'abattent sur les combattants et les écrasent, les voiles tombent et les couvrent de larges nappes de flammes. Le goudron qui enduit les cordages, se fondant à la chaleur, répand sur eux'une pluie embrasée, les enveloppe d'une fumée acre qui les sufloque et les aveugle ; le pont se disjoint et cède déjà sous leurs pieds. Cependant nul ne veut cesser la lutte, quand soudain on annonce que le feu a pris à la Sainte-Barbe, lieu où l'on conserve les poudres. Aussitôt, le combat finit, tous les efforts se réunissent pour détacher les grappins et s'enfuir au plus vite sur le navire qui reste intact. Mais souvent les cordages entrelacés, la brise trop faible, l'empêchent de s'éloigner à temps. Le feu atteint la poudre, un volcan éclate au sein du vaisseau, creuse au milieu des flots une sorte de cratère d'où s'élancent au loin, sur la nier, les débris du navire mêlés aux débris humains. » (2).

(i) Sa Majesté me faisait souvent l'honneur de m'interroger. Un jour, elle souhaita de savoir la manière dont je me conduisais dans les abordages et comment je disposais mes attaques. Je lui répondis que je commençais par distribuer des soldats ou des mitelots à chaque canon, autant qu'il en fallait pour le servir, que le reste de l'équipige, armi de fusils et de grenades, était posté partie sur le gaillard d'arrière, partie sur la dunette ; que je faisiis ensuite mettre des grappins au bout des vergues et que, dans cet état, j'avançais sur l'ennemi. Au mjment où les vais:>eaux se joignent, continuai-je, on lâche les grappins attachés à une grD^se chaîne am.l^ré^ ; de telle sorte que les b«itiment$ ne sauraient se séparer sans un accident imprévu. Alors nos soldats font feu sur l'avant et sur l'arriére de l'ennemi, dans lequel ils font pleuvoir un orage de grenades jetées sans interruption et en si grand nombre qu'ils ne sauraient les soutenir longtemps. Dès que je m'aperçois qu'il comment, à s'ébranler, je m'élance le premier, en criant à l'équipage ; < Allons, enfants, à bord ! >» A ces mots, les soldats et les matelots péle-méle sautent dans le vaisseau abordé et le carnage commence. Pour lors je reviens sur mes pas pour obliger tout le monde à me suivre et à soutenir les premiers, et tous combattent jusqu'à ce qu'ils se soient rendus maîtres du vaisseau. Ce qui rend ces combats si sanglants et si meurtriers, c'est que, personne ne pouvant fuir, il faut nécessairement ou vaincre ou mourir. — (Forbin, Mémoires).

(2) Duguay Trouin et St^Malo la cité corsaire^ par l'abbé Poulain.

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