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dises (1). La Marquise d'Amou, après avoir fait, en 1748 et 1749, la traite des nègres, prit, en mars 1757, le Duc d'Escarborough, de Londres. Ce corsaire était alors sous le commandement du capitaine Saubat Balanqué. La Marquise de Gèvres paraît avoir été construite en 1758 ; sous le commandement du capitaine Pierre Lesca, elle fit une prise en 1759, passe au capitaine Lavernis en 1760, et capture trois navires ennemis, quatre en 1761, et un sous le commandement de Pierre Broc, en 1762.
La Basquaise, de Saint-Jean-de Luz, armateur Bernard, capitaine Haraneder, armé de 20 canons de 6 et monté par 230 hommes d'équipage, et que nous avons vu faire une croisière brillante avec Sopite pendant la guerre précédente, débute bien dans celle-ci. En 1757, il prend le Fat mouth, de Glascow; V Antilope, chargé de viandes salées; le Dauphin, allant à Terre-Neuve avec 150 hommes, en rançonne un autre pour la somme de 290 livres sterlings, et conduit à Bayonne la Lady Strange, de Liverpool, chargé de balloterie. Puis la Basquaise disparaît tout à coup delà liste de nos corsaires, sans que nous puissions savoir s*il a été capturé ou simplement désarmé (2).
V Aimable Françoise, de Saint-Jean-de-Luz, armateur Cazauranc, capitaine Danglade, armé de 18 canons de 6 et de 220 hommes, prit le Kine- /"resfe, en juin 1757, celui-ci chargé de sel et de provisions (3). L'Américain, capitaine Pierre Diharce, captura, en 1757, le Ellis, chargé de sucre (4). V Amiral, armé par Pecarrère, capitaine Larretéguy, armé de 10 canons de 4 et monté par 115 hommes, fit une prise ; en août 1757, il passe sous le commandement du capitaine Apestéguy, mais il est plus heureux en 1760, avec Etienne Larue, car il s*empare de cinq navires et en prend encore deux, en 1761, avec le capitaine Guillot.
V Aurore, armé par Domenger, capitaine Lavernis, 16 canons de 4 et 150 hommes, fit d'abord une croisière très fructueuse, en 1757, car il captura le Sicif, de Blain, chargé de morue et d'huile de poisson, le Mon' serai, chargé de sucre, et YAmy, de Londres, chargé d'indigo. Il s'empare de 6 vaisseaux en 1760, sous le commandement de Lesca, un en 1761, et trois en 1762. Parmi ceux-ci nous pouvons citer le Volontaire, de Londres, et le ttobin, de Glascow.
Puis, nous trouvons la Cybèle, armateur Caupéhé, capitaine Pierre Labarthe, armé de 8 canons de 2 et 80 hommes ; il prend, cette môme
(i) EE, 67. — Le capitaine Guillot traita le dépensier de son corsaire de voleur, en pleine rue Mayou. Il mit même Tépée à la main et essaya de le frapper. Le capitaine avait 3 s ans et demeurait maison Ferrandon, rue des Basques. — Le dépensier du corsaire le Gracieux n'avait pas fait la campagne, quoiqu'il eût reçu des avances. FF, 246, 77 a 81.
(2) Mercure de France, 17^7.
année de 1757, le Moly, de Londres, avec un chargement de tabac. Le Diligent, armateur Ca^alar, armé de 2 canons de 4 et 45 hommes, change quatre fois de capitaine dans le cours de la même année 1757. Avec Jean Vergez, il prend VEdouard-et-Suzanne, chargé de sucre, et sous le commandement de Duplat, il amarine la Sainte-Claire^ chargé de fer et d'huile. Le Duc de Pcnthihre, de Saint-Jean-de-Luz, s'empare, en 1762, du navire le Plus fort Rocher. VEtigny, armateur Cauhepé, capitaine Jean Duplat, 12 canons de 6 et 150 hommes, prend, en 1757, VEustache, chargé de sucre et de café. La Gentille, de Saint-Jean-de-Luz, armateur Moracin et capitaine Larréguy, 14 canons de 4 et 180 hommes, amarine, en décembre 1757, la Marthe, de la Jamaïque, riche prise, chargée de sucre, café, coton, gingembre, tafia et bois de campèche. La Junon qui, avec le capitaine Lauga, avait fait, en 1748, des croisières si fructueuses, fut prise par les Anglais au début de la guerre, ainsi que le Saint-Louis^ VHirondclle et V Entreprenante, de Saint-Jean-de-Luz. Le Jupiter, armé par Bacqueville et commandé par Jean Minbielle, captura, en 1757, le Joly Basilew, de Dundee, et le Guillaume-Elisabeth, chargé de riz ; en 1758, il fit trois autres prises.
Le corsaire la Levrette, qui avait fait des prises nombreuses pendant la guerre précédente, fut armé par Dominique Lannes et eut d'abord pour capitaine Samson Dufourcq. Avec 10 canons de 4 et 100 hommes d'équipage, il prit, en 1757, le Severne, de Londres, chargé de tabac. Signalons encore le Saint-Jean-Baptiste, de Bayonne, armateur Labonté, capitaine Hirigoyen, armé de 4 canons de 3 et monté par 60 hommes, qui ne parait pas avoir été aussi heureux que le corsaire de Saint-Jean-de-Luz portant le môme nom, armé par Berindoague, capitaine Pierre Barade, avec 1 canon, 2 pierriers et 21 hommes. A Taide de ce faible armement, il s'empara du Sairit-Anne, chargé de sel.
Nous terminerons cette froide et sèche nomenclature en désignant encore quelques noms des corsaires armés par Bayonne et Saint-Jeande Luz, et dont le nombre croissait chaque année. Ce sont, en 1757 : VEspérance, commandée par Dotatce ; V Aigle, par Lafargue ; V Aurore, par Lavernis ; le Diligent, par Jean Vergez ; le Constant, par Balanqué ; la Françoise, par Danglade; V Aimable Dauphin , par Pierre Berrade ; le Comte rfe (f/'amonî, par Garrelon ; la Marquise d'Amou, par Lacoste ; le Singe, par Darrigade ; la liose de Saint-Jean-ilc-Luz, par Harismendy ; la Victoire, par Minvieille ; Ylntrépide, par Jacques Vergez ; le IMigng, par Du Plato ; le Jupiter, par Minvieille ; la Cybèle, par Labarlhe ; l:i Bohémienne, par Lafuente ; la Représailk, par Faux ; V Amiral, par Pierre Larréguy ; le Bayonnais, par Doassy ; le Saint-Jean-Baptislv , par Fagonde ; la Comtesse de Gramont, par Dolhonde ; le Vainqueur, par Naguille ; le Mélampe, par Ducrabon ; la Marquise de Salha, par Berrade ; la Colette, par Dorcolabal ;
le Constant, par Balanqué ; IM imable-Françoise, par Danglade ; le Moras, par Auger ; la Légère, par Cabarrus (1) ; le Chevalier de Barreau, par Labat ; la Gloire, par Laborde ; le Machault, par Piquessary ; le Samson, par Dufourcq ; le Hasard, par Dyparaguire ; la Judith, par Duraner ; le Dragon, par Jean Nouvion ; V Américain, par Pierre Dibarce ; la Gentille, par Larreguy.
En 1758, quelques corsaires neufs sont venus s'ajoutera ceux-ci. C'est le Bayonnais, commandé par Douni ; le Faucon, par Duplat, et la Marquise de Gèvres.
En 1759, ce sont les vaisseaux suivants: le Saint-Joseph, capitaine Pierre Mouroul ; le Saint-Laurens, par Saint- Martin ; V Heureux Biscayen, parPellet; VHenriette, par Alexandre Dubrocq ; \a Pallas, par Saubat Balanqué, et V Angélique,
En 1760, nous voyons encore le Comte de Guiche, par Pellet ; Y Ecureuil, par Pellet ; la liencontre, par Balanqué ; le Miqu^let, la Comtesse de Caradoin, par Diratce ; le Zéphir, par Garlon ; le Sultan, par Lasalle, et la Diane, par Forestier.
En 1761, ce sont : le Miquelet, commandé par Danglade; le Lion, la Sultane, par Dingirard ; le Sultan, par Lasalle ; le Carnaval, par Dubrocq ; le Gentil, par Pierre Lamatho ; le Flambeau, par Etienne Darnaud ; la Fortune, par Bourdette ; la Gracieuse, parPerusquy ; le Grand- A mirai, p^r Simonin ; la Colette, par Cazenave ; VEspérance, par Pierre Mané ; VEpervier, par Lasalle ; \e Jeune-Sultan, parDubarry; le Béarnais, parVascamil; le Buby, par Deneaux.
Enfin, en 1762, nous trouvons encore VHéroïne, capitaine Danglade; le Militaire, monté par Montant ; le Conquérant, par Minvielle ; le Breton, par Clément ; V Ursule, le César, par Rodriguez ; le Duc de Penthiètre, par de La Courtaudière ; le Grognard, par Jean Sépé; \r Belette, parDufourg; et tant d'autres que nous sommes obligé de passer sous silence ou qui ont trop peu d'importance pour que nous nous en occupions ici.
(i) Ce fut celui-ci qui donna son nom à la baie Cabarrus.