LA COUPOLE
Au milieu de la nef, après les petits salons latéraux, s’élève une grande coupole émaillée de tons blanc, bleu turquoise, jaune et or, d'un effet très harmonieux. Cette coupole fait pendant à celle qui couronne
le Palais des Arts libéraux. Elle repose sur un mur d’attique dont les assises en brique alternent avec d’autres assises de même ton que la coupole. Ce mur d’attique est en outre épaulé par des consoles couronnées de vases, sorte d’épis émaillés de trois mètres de hauteur. Entre les consoles sont percés des œilsde-bœuf aux assises alternées de rose et de bleu.
Ce couronnement du Palais des Beaux-Arts et du Palais des Arts Libéraux a 60 mètres de hauteur et rappelle de loin les coupoles émaillées des Persans.
l’escalier
C’est sous ce dôme que s’installe l’exposition centenale ; au rez-de-chaussée, la sculpture et l’architecture ; au premier étage, la peinture, les dessins et les gravures.
On accède à ce premier étage par un vaste escalier à quatre révolutions qui fait, par ses dimensions et son élégante ampleur, le plus grand honneur à l’architecte. Ne quittons pas la coupole sans dire un mot des entrées d’honneur placées au centre du palais. Ces entrées comprennent trois arcades en plein-cintre du côté du jardin, et à cintre surbaissé vers l’intérieur. Chaque arcade est entourée d’archivoltes en terre cuite et de médaillons à fond d’émail dans les tympans. Les pieds-droits sont ornés d'arabesques où brille encore la palette du faïencier. Entre les niches, court une grande frise en terre cuite dont les colorations rappellent les autres points émaillés. Deux pylônes forment le cadre de chaque entrée d’honneur. Chaque pilier en
fer est revêtu d’anneaux en terre cuite; un grand écusson émaillé lui sert de chapiteau, et son couronnement en fonte sert de base aux mâts ornés de bannières aux couleurs de France alternant avec les couleurs étrangères dont l’ensemble rappelle le caractère international de l’Exposition. Dans les niches qui correspondent aux piliers on a placé quatre statues monumentales. Ce qui frappe le plus agréablement l’œil, dans l’ensemble du palais des Beaux-Arts comme dans celui des Arts libéraux qui est identique, c’est le mariage étonnamment heureux de la terre cuite et de la couleur bleue dont on a peint les armatures de fer extérieures. C’est gai, c’est séduisant et cela donne à l’ensemble un indescriptible air de fête.
En quittant l’Exposition rétrospective, nous pénétrons dans une deuxième nef, semblable et symétrique à celle qui s’ouvre sur la galerie de sculpture.
De chaque côté de cette nef s’ouvrent dix-sept autres petits salons consacrés aux artistes étrangers.