RÉPUBLIQUE ARGENTINE
Vient ensuite un des plus intéressants palais du Champ-de-Mars, celui de la République Argentine, elévé par l’architecte Ballu, qui en a fait un véritable monument. Cette construction artistique où le bon goût le dispute à l’élégance, est ornée de nombreux groupes et statues qui en ornent la façade et couronnent les quatre pylônes des angles, dus à MM. Hugues, Turcan, E. Barrias, Lefèvre, Dupuis, Pépin et Gauthier. Les peintures intérieures qui décorent les quatre petites coupoles sont de nos meilleurs peintres français, MM. Gervex, Besnard, T. Robert Fleury, Cormon, Saint-Pierre, O.Merson, Chancel, Paris, Montenard, Toché, H. Leroux, Duez, Roll, Lefebvre et Barrias.
La disposition des objets exposés est des plus heureuses ; les jours sont bien ménagés et la circulation au milieu des produits de la riche République Argentine est des mieux ordonnées et des plus faciles.
Parmi les nombreux articles qui s’étalent à la curiosité publique, nous devons mentionner les vins, les peaux, les cornes, les cafés, les cotons, le maté, la plante qui, là-bas, remplace le thé sans donner mal aux nerfs.
Le principal attrait sera une machine frigorifique permettant de conserver indéfiniment de la viande fraîche sans aucune altération de la qualité ; exposant, M. Sansinella.
Et une grande carte de la République Argentine exécutée par un Allemand.
Après l’Exposition, ce pavillon sera démonté et transporté avec les œuvres d’art qu’il renferme, à Buenos-Ayres même, où son emplacement a été choisi.
A côté de la République Argentine, nous rencontrons le pavillon du Brésil.