‹ Les coulisses du passéChapitre 15 sur 70 · L.L8 RIVAUX. DES GRANDS HOMMES · texte numérisé non relu

L.L8 RIVAUX. DES GRANDS HOMMES

la « chronologie, » fait descexKire sans douie du fleuve « Âraxe » «fu^il "Mj^pmMit» *dêm ce* oaB»«éM ttn empereur d'Arménie.

'Ce n'est donc pas Tunicrlan qui vengera Pradon, J'aime pourtant assez ces deux vers dite par uu Bajazet, — • car Tadteur ^ totijotirB l'air de marcher dans les souliers *de RAcine» — quand il ne lui marcKe pais sur les pieds :

mm» tHli'flAis !»lB>yar*lt«ftHlÉi;

la laii TaiiMB âfux liais et- Je ae meort.pai imI

J'arrive à la Troade, la plus inconnue de ses pièces et â coup sûr 'la première — dans les cifcotisiances atténuantes — de ranféiip.

L'introduction, une sorte de mdhologue d*Heéiibe, a certainement une grandeur bien imprévue pour quiconque a lu les préoéd«iiles*pîèéeB.

Dieu ! Quiconque se fio a l'orgueil d'un empirt, Aux pompes d'une cour que la fortune atllrt. Et dont l'esprit crédule ose s'ahandonner A ces pâles grandeurs qu'elle peut nous donfter. Que de ces tristes lieux il approche, et qu'il voye» M adièras dVéeabe al Im^vëtAm Oa ihvra. Ouf f cas superbes toors, ces palais menraiUaox Qui menaçaient le ciel de faistes orgneUleux, ^ tés fémples questeurs 'dieux n'ont pas osé âëfôndrâ 1fë%imt*plas qu^Uh amas de fumée et de cendre De qui le«! tourbillon<=, s'élançant jusqu'aux cieux. Tâchent do les venger de l'abandon des dioux. O ! misérable empire, A ! ville infortunée, Qui croira qu'un seul jour ait fait ta destinée? Œuvre qu uu iripie siècle à peine avait produit; Qtti oraim ton débris FoaYrage d'ans nnitt

Koas ne sfsvoos enoore à qui aoas doTons astra^ A ebsoaaa de aoas rarne presçrit un maistra^

Tristes jouets du sort ! de qui la cruauté

Nous destine à gémir dans la captivité,

Kl donne un grand exemple aux maistres de la terra.

Dont ies uiains à leur gré conduisent le tonoerrot.

un oouLnasB do pabbè

Qu'on Im voit quelques Mb par un fimple rerert Aiijoiirdlnir tv le trôae et demain dans lea fén.

Gomme dans Andromaqve (Pradon passe sa vie à refaire Racine, quand il ne le double pas, — comme dit M™® Deshoulières — pour Phèdre et Hippol^te)^ la Grèce réclamant le sang d'ÂstyanaZy Yoici ce ^e répond Pjrrbas. À coup sûr, Racine qui atteint avec Oreste et Her^ . mione à une émotion tragique dont Pradon n'approche pas, ne fait point parler au roi d'£pire un aussi beau langage :

Je rougis pour les Grecs d'une crainte semblable. Eh, quoi donc, cet Hector estoit bien redoutable T Qu'on me laisse élever un si jeune lion, Que renaisse avec luy la superbe Ilion ; Ou'ont-ils à craindre ? Quoy ? Que peut-on entreprendre? N'avons-nous pas les feux qui la mirent en cendre? Et les Grecs craignent-ils en se laissant toucher La gloire et les périls qui viendraient les chercher t G'eat trop par là d'Heelor honorer la mémoire, Cest d'Achille et des Grecs ternir tonte la gloire. Ouf, ^'Astranax Tive et nous comhatte encor, Qoaad les Troyens un Jour auraient le fils d'Hector, rour défendre les murs de leur superbe ville, Me craignez rien, les Grecs auront le fils d'Achille.

Androinaqne, effrayée, fait eacher Astyanax dans le

toniljeau d'Hector. — Le récit est simple et émouvant ;

Ainsi, lorsque les Grecs occupés d'autres soins, Sur lo déclin du jour, nous observaient le moins. Quelques femmes et moy sortant hors de nos tentes, Nous avons pris mon fils, et là, toutes tremhUntes, Nous raTons (regardant cent fois autour de nous) Conduit secrètement auprès de mon époux, Au superbe tombeau que Priam fit construire. Que l'enoemi respecte et qu^il n'ose d^rufre. C'est là qu*à la Ihveur des ombres do la nuit J'ay fait entrer mon fils sans lumière et sans bruit. , Hélas ! il dédaignait dans ces lieux si funèbres

D'emprunter le secours de honteuses ténèbres.

Page 1