LIS RIVAUX DBS GRANDS HOMMES
L*obscuril(^ l'irrite, et j'ay vu tout son cœur;
Déjà lo fils d'Hector a huritc rie la peur;
Sa fiert/' me donnant de n -uvelles alarmes
Je lay mis dans nies bras et baigné de mes larmes.
Fili d'Hector (ay-je dit) vray saog d'ua demy-dieUf
loin ptmt quelque tempi diM «a it UIêU Um.
Cache daat oe toabein t» m ei ta misàra;
Mon Ht, Je te reoieti dent les maine de ton père ;
81 ee kdroi te faere va mom de aatre eaeor.
Une uoofkde fois tu luy devras le Jour ;
Que si par un destin à la mère funeste »
Les Crées d'un si beau sang veulent perdre le italB»
Cet illustre tombeau peut te servir encor
A réunir ta cendre avec celle d'Hector.
A ces mots, il m'embrasse, et, malgré son courage,
J'ay senti quelques pleurs couler sur son visage,
Et les miens redoublant dans ces trisU^s moments.
Que Q'ai-je pu mourir dans ces embrassements *
Il est vrai qae Pradon retombe à U fois dans les aotithèaes et les naïvetés :
Dans un sépulcre affreux Je renferme vivant» Et, par une aventure incroyable, inouïe. Dans le ieia de le mort Je conserve le vie.
Mais, madame, après tout, que prétendei-voai Mret Peut-U reeter lonstemps eu toesbean de son pèrat
ANDEOMAUL£.
Je t'entends, Uesiooe...
La pièce reprend de la gi^andeur avec la situation. Ulysse, ne pouvant obtenir d'Andromaque le secret de l'asUe de son fils, menace comme vengeance de faire détraire le tombeau d'Hector. Ici, contrairement à oe qu'on
voit chez Fradon, c'est non-seulement l'exécution, mais le st]^et de la scène qui est profondément tragique :
ARMUMUQUB.
Pour conserver d'Becter l'étemeUe mémoire, Lee Grâce içeveiit aaseï qu'il sufllt de sa glolfe;
LSa GQUI«I8W8 DU PASSÉ.
Ce héros immortel par cent exp1oit<; diven Au détent d'imo tombe aura tout ruoiverf.
Il est difllcilc de parler un langage plus digne et plus soutenu*
Ces vers éVèeûbe, leminèi pttc M êôBoetti (Mis à coup
sûp bien supérieur à celui des « feux » de Pyrrhus dans
Andromaquû), laisstiui cette graMcta beiome à la môme
hauteur.
Et toy, Wort, qui me vois en butto à tant do traits, Pourquoy sans me frapper m'approcbef de si prfcst Pour tea fonMnr aalell «e Indigne proyef Ita BM fis TOspe6t8P pur la flsBBia ûo Tivyvl Moft épooXt mM osAnti^ snffldsi ta paaMuiB* lÊtff amie je te ebarcbe et toy aei^ mo Mi, Et me Mffl» le par fa pMê eroelle. Pour me fiure douffrir une mort immortelle.
An(lroma([ue livre enfin son lils; mais ici se retrouvent les inlirmitéa de Técrivain, qui, de peur de faire sa Phèdre trop crimineUe, efti pAulM m^eiil4 riaeeete à la mode de Bretagne. Il n«faH pas égorger Astfanont prœ Ulysse ni
Polyxènc par Pyrrhus, comme l'ont ose les anciens. Astyanax se Jette du haut de sa tour; Polyxène se poignai'de (dans la eoulisse» biea entendu lAysse» îe prudent Ulysse, est amoureux de Polyxène comme un lyc^n.
Rien, ou presque rien dans Slatira, à qui on pourrait donner comme sous-titre les Veuves d'Alexandre,
Bégulus passe pour le chef-d'œuvre de Pradon, témoin le mot (à propos des disparates de fa toffefCe du poSte) du manteau neuf de Rég-ulus sur le vieux justaucorps dVl/itiyono (tragédie tombée et non imprimée du même écrivain). La pièce n'est nullement supérieure aitx autres comme contexture.
Régulus, devant ('arlhjrgc, partage ses soins entre le siège» son Uis^dout il termine Téducation, et sa prétendue ;