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ttm «spoir odiw... eene dto m'ovtriiwl
Le ciel de ma vertu se sert pour me venger,
Fils deux fois parricidf*. Eh bien, oui, désespère!
On ne peut reprocher qu'un seul crime à ta mhre :
C'est d'être ta mère... Oui. ma vie est pure, et toi
Tu n'es p.is bâtard, non, mais fils, vrai fils de roil
Devant Dieu, je le jure, et l'adjure et le prie
Qoil doue at rive, el tonde à U tempe flétrie.
Comme mi earcia, ce lourd cerde, igaooUnieox.
Oui. pour ton rapplioe, mm, règne, règne el meon vieaxt
La forme ne répond pas toujours à la pensée de l'auteur dans ce dialogue, mais le mouvement de ia scène est da souffle le plus tragique, et lee derniers vers sont excellents.
Gefiona rentre et sur le front bonrrelé de son époux, fait luire ces gracieux vers :
Regarde, les champs nus
Ont quitté des Trimas la blanche et rude annare.
Des frênes rajeunis bourgeonne la ramure
Et sur la haie humide, au long des frais ruisseaux.
Les fleurs mêlent leur pourpre aux œufs blancs dos oiseaux.
Allons dans les parfums des plaines verdissantes
Respirer le bonhirar des cliosee renaissantes 1
Le dernier vers surtout est charmant.
Mais le sombre délire d'Ulm ne se calme pas. Le pontife d'Odin vient réclamer sa yietime expiatoire, et Ulm résout de sdcrifier... son fils :
EpargQOQs-lui mon sort, cet enfant me tuerait.
Gefiona, ne démentant pas le cri sublime qui déclara impossible aux mères le sacnûoe d'Abraham, veut se jeter entre son fils et la hache du prêtre Scandinave ; appelle
les clémences du Christ au secours de sa tendresse de mère. Mais Ulm accourt; son cœur l'a éclairé. C'est lui*
THiA.TIIB ANTIQUB BT ÉTRANGER. 1T7
même qu'il vient offrir eu victime, et voici les adieux qa'ii adresse à son fils :
Bgill, pour la dernière folf.
Tiens, que mes bras encor sentent un si doux p<Mds,
Ta joue en (leur, ton front, ces boucles que f adore.
Cette fn;i:n si petite, et ces cils, et ce'? yeux!...
Ne nu- Fi <st iiil)le pas! Je le demande aux dieux,
Oh l nou... et si jamais quand je serai puussiure,
Un homme devant toi, nommant ton trisle père.
Te reproelM ne vie... Ohl se m» maadia pet.
Mais baisse les yeux, piètre, et mnnaiire tout bai
Quelques mots de pitié, quelques mets de prière,
Otii. [ irrois sur ma tombe accompagoaot ta mère.
Viens, des fleurs dans la main, mon Ê^ill. viens prier.
Le tombeau paternel ne saurait t'effrayer.
Toi si pur... sur ton front je place ma couronne,
Elle me coûte un prix! Tiens,., prends... je te la donne.
Ce cinquième acte est des plus faibles au point de vue dramatique. Ulm finit par prendre le seul parti auquel il aurait dû songer d'abord^ au lieu de sacrifier un être intéressant et innocent ; le dénoûment n'est donc qu'une sorte d'erratum de la conscience du parricide. Je crois cependant en avoir dit et cité assez pour faire comprendre aux lecteurs une œuvre parfois inhabUe, jamais banale» et les efforts souvent heureux de cette aspiration au grandiose« si rares de nos jours, oîi le scepticisme théâtral se chante encore quand il ne se parle pas, ou la parodie gouailleuse est l*état normal, l'élan des convictions élevées l'exception.
La forme, chez M. Parodi, a les mômes intermittences que le fond : tantôt, et Ton a pu en juger, elle est sobre, énergique, nerveuse ; tantôt il semble que l'écrivain manie dans les vers français un instrument qui ne lui est pas
familier. Et alors les chevilles, les rimes faibles, les défaillances d'expression se font regretter. Mais l'auteur esl
MM OOtJLIfleiS DU FAMÉ,
jmne at saura mieux un jour toua laa aacreia d'una langue
qui no peut que s'honorer d'ôtre on si dignes maius.
Je doute que roiivrage de M. Parodi puisse avoir quelque part une existence durable; raitention n'est pas ausc pensées élevées, aux convictions graves. A. cette tragédie sur la brancha, j'eusse voulu offrir une hospiiaHIé moins éphémère que colle do ce livre, qui peut être emporté aussi vite qu'elle. Que la poète y voie pourtant la plus cordiale bienvenue souhaitée à un héie si sympathique, par un humble, mais dévoué servant de sa littérature adoptive.
M. Moland , à qui nous devons déjà un excellenl ouvrage sur Mo Jidre et la Comédie italienne^ vient de nous restituer quatre comédies ou plutôt quatre scénarios ita« liena de la Renaissance assea curieux* Cependant je dois faire une réserve, et, puisque nous sommes en Italie, je regretterai que M. Moland se soit arrêté dans rimitalion à u|i mezzo termine médiocrement logique. Il y avait deux partis à prendre — ou bien traduire littéralement ces soggeiU et nous les offrir dans toute leur natveté
embryonnaire — ou l)ien eu tirer mio véritable pièce, appropriée au goût français, et dans laquelle le naturalisateur aurait mis son individualité. M. Moland n'a fait ni Tun ni l'autre. Il nous a donné ces caneviis sous 1» forme de récits en les modifiant un peu pour les faire cadrer avqq le goût frauçais, mais en leur laissant leur forme d'argument; çe qui fait que ce compromis n'a ni la naïveté des légendes primitives, ni Tactualité d*un ira*