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dépendait que de lui d'obtenir des succès aus^i brillanlA que ceux qu'a comptés son honorable carrière.
Le livre de M. A. Royer est particulièrement intéressant à consulter sur les mystères; il nous fait en passant remonter à l'origine de la légende de Hohert le Diable,' dramatisée avec une rarointeiiigenoe à rOpéra, par Scril>6^ — à part la forme qui, comme toujours c1i#b ce dermer, est misérable. L'auteur de Y Histoire universelle du Théâtre nous fait de plus euvisiiger à un point de vue peu connu jusqu'à présent de grands esprits qui se sont fait connaître à titres divers par d'autres spécialités que celle de la scène, mais qui n'ont pu résister au caprice de sacrifier à celte idole, si attractive sur son piédestal de planchesl Je citerai notamment Machiavel, l'Arétin, Cervantes, Camofins. Le tbéâtre aitglais qui fait à la littérature drsr matique moderne l'avance du génie de Shakespeare, — très-bien ajtprécic dans Tautenr, — est aussi féeond pour Alphonse l»oyeren trouvailles curieuses. J'en citerai une scène tout à fait ioconnaOy celle du meurtre éatMÉdouardJI, de Marlowe. Elle eût foit honneur au grand William luimême. Elle sul'tira pour donner une idée dus rii licsses decouvertes par riufaligable chercheur et pour faire, mieux (fue je ne le pourrais, l'éloge de cette intelli|panta et presque ef&ayanie compilation.
LE ROI rôooAao» iênt m fri^.
Qui eft lir Qttélle est cette lumière? poniquoi vlent-tut
LUai TBoRîf.
Pour vous consoler et vous apporter de joyeuses nouvelles. -
Ll SOI.
Le pauvre BdootfM trouve pëd de consolations dank tetf yetur, ëcM rai t Je siÉs que ttt viens pourme tuer I
^Poor vous tuer, mon trèe-sraeieux seigneur? La pensée de vousnuire
mi: \ IHK ANTIMI'I'', KT HTRANi-l i:
est loin (le mon cœur. La reine m'a envoyé pour voir comment l'on vous traito; car elle est touchée de votre malheur. Kl quels yeux pourraient ne pas répandre des larmes en voyant un roi dans ce misér«ble état?
LE ROI
Plc'urcs-tu dt'j.'i? Ecoutp-moi un moment, et quand ton cœur serait, comme celui de (lurnry ou celui de Malrevis, taill»"^ dans le Caucase, il s'attendrirait avant que j'aie fini mon récit. Ce donjon dans lequel ils me retiennent eât le cloaque où se déversent les immondices de lout le châteftQ.
Oh! les misérables!
LE ROI
Et là, dans la fange et dans l'ordure, je suis demeuré debout pendant ces dix jours écimlés, et pour m'empc^cher de m'endorrair, on bat continuellement du tambour. Us me donnent du pain et de l'eau, à moi qui
sois roit Ainsi, par OMoqi» û$ inamen et de neufr^Uff, mn taMl- Sence nfabandonne, sson corps s'ensourdit, et si J'ai des membres je ne le sais pas. Obi pourquoi mon san^^ ne peut-il couler de ebaonaa de mes veines, comme cette eaa découle de mes baillons!
ucmnotM,
Obi n'en dites pas davantage, miiord, cela fend le oœar. Couchez- Tous sur ce lit et reposes un moment.
LB aoi*
Ces regards ne peuvent renfermer que la ùrort. Je vois ma^ triste fin écrite sur ton front. Attends un instant, nrr/^te la main sanguinaire, et lui5se-inoi voir le coup avant qu'il vienne; (ju'avant de perdre la vie, mon esprit puisse plus fermeuicut penser à Dieu.
LIGBTBOEM.
Qu'a donc Votre Altesse, pour se méfier ainsi de moit
LB ROI
Qu' as-tu donc, toi, pour dissimuler ainsi avec moi?
LIGUTBORIf.
Ces mains ne se sobillèi^ent jamais du setng Innocent; elïes ne' >e tremperont puÊ aujoiffd'bui dans oelui d'un roi.
ta Rôt.
Pardounc-moi dune d'av. i, en celte [>(!ns>'o. 11 m'est rcsU' un ili.ii..,in[, accepte-le... OU! si lu rcafermcs le meurtre dans ton coèur, puisse ce* présent cban^ ton dessein et sauver ton &me !
T.KS COTJr.TSSKS DU PASSE.
LIGUTilORN.
Vous êtes épié» milord, coucbez-Toas et reposez.
U ROi.
Mais la douleur me tient éveillé. Je devrais dormir, car depuis eee dix Jours Je n*ai pas clos mes paupières; dles défiiillent pendant que Je parle, et pourtant la crainte le« tient ouvertes. Ohl pourquoi et-ta assis làt
61 TOUS me suspectez» Je vais m'en aller* milordi