ET DU COMMENCEMENT DE CELUI-CI
Alexandre Soumet. — Alexandre Di;va.l : La Mort 4m fane, — Picard * La PetUe ViUe. — Amcelot : Lu BUiêbHk ^Angleterre am Ikéêtre. — Tmm.— D^BPAGit.» Di BoofliHOiiT : £• ïïweheeH 4e lë WmtMiàn. mHs iAUAn.T. — M. Lmoii.
La tragédie rorient invariablemeiit dan» les cbaleun;
il semble qu'il y ait dans le genre quelque chose de réfrigérant. C'est de la littérature frappée. Je n'avais point désapprouvé absolument, pour ma part, l'idée de rejouer la Féie de Néron, qui ent un grand snccès en 1890, reprise depuis à l'Odéon, et passée, en quelque sorte, à l'étal de classique moderne. H y avait là, à coup sûr, au moment où l'ouvrage a été fait, une certaine hardiesse. On nous montrait ce César comédien, que mentionne seulement Racine, Locuste, qae l'auteur de BrHanmena a laissée dans la eoulisse, jouant ici son r61e dans une des meilleures scènes de tragédie actuelle, et Poppée, la courtisane concurrente à l'empire, y faisait plier Talexandrin aux ezigeuoes de son métier d'ambitieuse.
Aujourd'hui, U faut l'avouer, cette audace a été bien dépassée. Ce romantisme mitigé, ce Shakespeare de demiteinte pâlit bien devant la mise en lumière de toutes les sources historiques que des érudits, notamment M. Ueulé, ont recherchées avec tant de soin et d'intelligenee. Nous avoos bien un autre Néron et une autre Agrippine qpie ceux que nous montrent l'étude solide, mais si sobre, de Racine, la tentative plus récente, un peu hybride et très-
LBS C0UU88IS DU PASSé.
inférieure, ai-je besoin de le dire? quoique plus hardie, de Soumet et BelinDiitet.
Li'ftH^ttl^ d^fie^mlet et do M^hêtk 4eul n'oùt ppii|tr«Qulé deyant ce type d'Agrippine, une Lucrèce Borgia antique, une Li^ie Impudique qui lutle par le meuvtre, l'empoisonnement pour faire son fils empereur, qui s'aime de l'inceste pour le garder esclave à ses côtés.
U mm du dramtHf ge qui pf^ prwt ^ &pv0 xm-
trer, dans sa nudité hideuse, l'Agrippins ksoive si sanglante du moyen ftge, eût à peine pu essayer de faire
revivre ce Néron enivré de toute-puissance, fou furieux
teuri^r dor^, — un 4p Ôl»^e.Erpa|^^|^.
J'eusse compris ccpeç^dai^t, .je le répètQ, cet hûB[iTnage roudu ù la nu'Uioirp de iàoume^ ^)cut-0trp, es^-ij ingrat notre gô«ératiqu d'ignorer qpp ce trggiqpa % PMf^t^* 4 yieiU«#§e de !(. p^)iqoi(t^ ^ «PUVTOB 4'ui| pasiij^ plus loin nous p9Ht<*êtr^ que celles de ^^qies antérieurs ne pouvaiput être rajeunies que par uuu exûcutiq^^ hoP8 iigftP. U fallait doiip (lPftl>Pr de 4ipuep liéritior^ mtorfirMw eo tô^ de ipU in§pp|i4ip»t U9^W ftt Mu« psorgen, dM irii«édi«is f^pi» Anifi fmpoès de 1^ prmî4re §^^9
fat-il très vif!
Alex. Soumet (la reprise de la Fête de Néron Vu vcipis^
an dsaii4iiiniôr#) a M au^si, en cail^bpr^ijp)) ay^p sa If9* OsUMOuiy», un Qliuliêi$vr m M ep i84i,
le nitoiQ jour qu'une com^e de Smimet ^ul, inUtulé^ l§
Çhéne du liai. Il no nianijupit à la comédie que d'être coguque. Ou y voyait figurer ^Iwi^^s 11 spus le nqm dg Iteadi» « l0tlie à F«»«(ibe «vMWgvot ibrillant; eoytmod
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ÉCRIVAINfl DB L4 FIN QU DERNIER SIÈCLE. S8i
un succès de politesse; mais le Gladiateur, quoique jeté dans le vieux moule déjà trop usé pour passionner le public 4^ fiE|^oi( durable, eut an moins un pff^l 44 w^wà^T
soir. Le fond était banal, mais assez dramatique. On s'y
intéressa à une scène de reconnaissance du gladiateur et de sa ûUe qu'on lui livre à immoler, — et ce qui n'était pas alors sans qfuelqae hardiessOi — dans l'enceinte môme du cirque. Cette poésie sonore, pompeuse, cette rhéto* rique rimée, destinée à tomber dans l'oubli, i},n ce qu'elle n'avait pas cet clan qui fait arriver à la vcritc simple de la tragédie transiigurée par la ^énie, avait parfois des tueurs d'un certain éclat. Dans un exemplair^, où la longue écriture effilée du poê^^ me ti*40§ 4 )9 prai|M^^ pfige un mot affectueux, j'en prends deux passages, l'un où le gladiateur expose vip et son caractère j l'fiutre^ où Origéne exprime avso finft réaUs gsmàmf renthniisiasme religieux des premim dirétiens.
Mais tu n'entends donc pas, prêtre, je suis esclave I
l'n être sans foyer, pioscrit, humilié,
Plus vil qu'un chiea immonde à sa chatnd lié,
Qui, parqué dails un eoin, dévora m piton.
Ou mord atoc ftarear le fbuet qQ| le iorturo I
Ba sceau de rinfsmie oii m'Imprima raffrobt;
Non pas aux bras, aux pieds... Sur le front... sur le froaU
Afin qu'aux yeux de tous le stigmate du maître
Dégradât en moi rhoinme autant qu'il pouvait l'être!
Oli ! (ia '. tr(5sûrs do haine in mon sein amassés!
Quels cris vers la vengeance à toute heure élancés
H rpauçlis wei d^s^iRs. Rop)§, r»n)pt)i()lé(tSO|
ïf\ j'i^pultQ du pied cet^ terre oiarttre
nourrit Toppresseur du sang dé ropprimé. Cette terre inféëoiide on mes fers ont gëraié I J'in8|^|(f )f SQlfil gui vient ^ur tout rivagç Ren^rç encor plus pe?ant l'air lourd de l'esclavage. À nos dieux, ces tyrans que je ne connais pas, £olCr|^ etblète iJUMié, dfimpessibles c^ati ;
La vengeance m'égare et la sueur m'inonde,
Kt J*oitvre mes deux bras pour étoulfer le monde i ! 1
Voici le morceau d'Origèue, précédé d*un très-beau vers :