‹ Les coulisses du passéChapitre 64 sur 70 · LIS GOUUSBBS IMI PASSÉ · texte numérisé non relu

LIS GOUUSBBS IMI PASSÉ

entendre des scolamaiioos devant la maison de la me

Montparnasse^ le porte, ému eu préseuce de ces mauifestaiious si difféi^entes de celles des anciens perturbateurs de ses sésnoes da Collège de France, ne put qne dire, dans son émotion : « Ils me rendent plus <in*il8 ne m*ont

ôtél »

Lors de tout ce bruit que firent les journaux contre le famenx dtner gras du vendredi saint où assistait le

prince Napoléon, M. Troplong écrivit amicalement à Saiut-lieuve pour le prier de l'aider à calmer les scru* polos irrités des esprits maigres.

Ce dtner avait eu lien non parce qve-r- mais quoi que

— vendredi saint et uniquement pour ne pas interrompre la série. Mais une explication était d'autant plus né- • oessaire qne Tinoident se produisit justement au moment où Sainte-Beuve S*était fait inserire pour parler sur la liberté de renseignement, et qu'il était à craindre que l'on ne fît à l'orateur dès son premier mot un accueil trop exolusivement-cathoUque*

Sainte-Beuve n*eat pas. à se louer de M. Ronher, A qui la mort d'un des hommes qui avaient à coup sûr su illustrer le Sénat, n'iuspira guère que quelques paroles d'une orthodoxie scandalisée. On a dit de Sainte- Beuve, non sans quelque justesse, que c'était un croyant sans religion. Si les convictions de M. Rouher ne sont pas plus profondes en catholicité qu'en politique , où nous Tavons vn successivement sonienir les thèses les plus contradictoires avec autant d'éloquence que peu de * fixité , ou pourrait dire de lui peut-être , en revanche , que c'est un religieux sans croyance.

Sainte-Beuve ayant accepté le Sénat, ne omit pas devoir dissimuler sou dévouement à Thomme de qui il tenait enfin le bien-être. Il disait qu'en un jour de dan-

8ÂIlfn-BIUVS«

ger il irait an besoin prendre sa place auprès de Ini, et au l*"** janvier 1869, trop souffrant pour pouvoir sortir (depuis 1866 il avait renoncé complètement au monde) un mot ^e sa main adressé aux Tuileries exprima sa reconnaissance de ce qu'il avait au moins, grâce à Tappui impérial, librement et sans complication d'autres soucis, le droit à la souffrance. Cependant il ne se croyait pas assez lié pour renoncer à voter, aux élections, en 1869, ostensiblement pour M. Ferry contre M* Cochin, C'était surtout là, il est vrai» le vote du libre penseur. On vint même lui proposer de se mettre à la tête d'un comité en faveur de M. Ferry. Sainte-Beuve ne crut pas que l'élasticité de sa situation de sénateur pût s'étendre jusque-là.

Le passage de Siûnte-Beuve au Temps fût le signal do inolentes colères dans les régions offîcielles. La princesse Mathilde entra comme la tempête dans la modeste maison de la rue de Montparnasse, et qualifia très- sévèrement ce qu'elle appelait une désertion d'un vassal de l'empire. Je me hftte d'ajouter que la princesse, depuis, s'est adoucie. Le débat qui s'était élevé entre elle et les exécuteurs testamentaires de Sainte-Beuve, quant aux lettres de l'Altesse, s'est tout à fait calmé. On s'est mis d'accord, et rancienne protectrice de Sainte-Beuve a laissé à la dispositien de ses héritiers les lettres qu'elle a reçues de lui. Les présents de la princesse, un fauteuil, quelques oeuvres d'art émanant d'un crayon ou d'un pinceau impérial, — entre autres une vue de Saint-Gratien, — étaient encore au moment de sa mort dans le très-simple asile de ce parvenu du Sénat. Le prince Napoléon est venu voir le malade Jusqu'au dernier moment, et a déclaré que l'on pouvait publier toutes les lettres qu'il lui a adressées.

Il y a eu des livres de valeur dans cette bibliothèque du mort : un Plante, qui appartenait à Antoine Amauld ,

— *> quelques autres raretés d^un grand prix ; — YEssai sur les Révolutions , de Chateaubriand, où l'auteur des Martyrs a inscrit des notes de sa main, en vue d'une nouYelle édition. Ce n'était pas, à coup sûr, une des moindres curiosités de cette bibliothèque , ({u'un certain volume de poésies déjà très-ancien et signé d'un fougueux clérical» portant en tôte une dédicace des plus sympathi» ques pour Sainte-Beuve avec une croix tracée entre lin lignes. Ce qui n'empôcha pas ce nouveau Veuillot — moins le talent — d'écrire contre Sainte-Beuve, et sur sa tombe encore entr*ouverte » des articles d'une telle violence dimpiété devant la mort même, que le ConatiMionnei se refusa ù insérer le dernier, qui dut chercher asile dans le Dix Décembre t une feuille morte sans avoir vécu.

Dans le volume de poésies du même critique, se trouve une pièce de vers adressée à une Maîtresse rtmsse. Cette maîtresse rousse — c'est Teau-de-vie , ce qui n'est pas excessivement clérical. Mais, après cela, qui sait? l'eau* de-vie était peut-être bénite I

Je m'arrête , non pas dans l'injure qui n'est pas ma spécialité et que je ne rends jamais d'ailleurs, mais dans cet exposé de faits relatifs au poète qui fut mon ami^ dans un simple extrait de catalogue , et je reviens à Sainte-Beuve.

Sa maison de la rue de Montparnasse ne s'agrandit que peu à peu.

Il put acquérir quelques pièces de plus, développa son Jardin; mais, comme un décor qui se replie sur lui-même, après la toile baissée sur le drame, cette maison» récrivain mort, dut rentrer dans ses limites primitives, ce jardin a vu relever le mur qui le clêturaît. Je n'ai pas conteinj)lé sans émotion la fenêtre où, dans les derniers temps de sa vie, lorsqu'il faisait beau, gainte-Beave

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BAnm-Bvtim 4il

passait la soirée debout , en se penchant sur la barre d'appui, les jambes raidies (ses souffranees loi interdisant de s'asseoir lorsque ce n^était pas absolument nécessaire), les yeux sur ce modeste enclos dont le mur ne masquait déjà plus pour lui d'autre horizou que l'élemité. Il restait là jus({u'à ce que la souffrance lui imposftt d'aller chercher pour ses tortures une trêve malheureusement passagère.

A deux pas, la chambre où il travaillait — d'un des côtés d'une grande table il dictait , d'abord après avoir pris ses notes lui-même , à la fin sans préparation aucune , à M. Jules Troubat , sou lidèle et intelligent secrétaii'C y à qui il a donné dans les Luadia des éloges que tous ceux qui ont pu le connaître sont en situation de confirmer. M. Troubat a épousé une jeune femme qui, dans la maison et au service du poète, a pu s'associer avçc lui au sentiment pieux qui a été le culte de la vie de l'homme auquel l'unit cette solidarité des souvenirs dévoués autant qu'une alïection mutuelle.

Cette chambre du travail avait toujours un parfum de l'étude , les livres y restaient entassés ; les souvenirs de tant de générations évoquées, de tant de civilisations explorées, do tant do littératures analysées, syntlié- Usées, y bruissent encore, les papiers épars semblent y parler entre eux ; et, sur la table , dans une boite, les instruments du supplice : trois pierres énormes, dont une sciée en deux laisse voir les couches successives de sa formation homicide. Sur un mètre de bois et de cuir, Icmt Sainte-Beuve est là : sa vie et sa mort I

C'est ea dictant un article sur les Mémoires de d'Alton Shée ( son parent éloigné ) que Sainte-Beuve sentit

ses forces Tabandonner. 11 voulut mettre de sa main sur

le manuscrit une note relative à M, Drouyn de Lhuys, —

4it

UM CM»nU8BB8 OU PAflSé.

ses doi^^Hs purent à peine la tracer, il se sentit vaincu, — lui , riuCatigabie lutteur. L'article eu onze pages est oependant à peu près complet. Il a para dans un volume de pensées ou de travaux posthumes » que nous devons encore à M. Troubat d'avoir recueillis.

La dernière Ifittre dictée par Saiute-Bcuve était adressée à M. Caroy en remerciement d'un article de ce critique. J*en avais reçu une bien antérieurement , relative à mon livre Entre cour et jardin, et une à propos des articles que je consacrai à ses Portraits contemporains, La pre* mière est connue ; je citerai la dernière» d'abord à cause de souvenirs auquel elle se rattache , et ensuite comme éclairant un côté de ferveur élevée de ce croyant sans religion qui n'était pas sans vraie piété, bien qu'il eu manquât peut-être le vendredi » — enfin parce qu'elle répond de façon curieuse è mon article qui lui attribuait, ainsi qu'on l'a vu plus haut, deux aversions marquées pour ses deux, bôtes noires ; Viennet et Auguste Bari>ier. Sainte-Beuve l'avoue pour le premier. Quant à mon ami Auguste Barbier, il ne se formalisera nullement du jugement de .Sainte-Beuve. Voici donc la lettre» à quelques lignes près :

c Oui , certes, il est resté votre sjd/, et comment, mon

cher Paul, en serait-il auliement? Notre souvenir se rattache à tous ceux, qui me sont les plus ohers et, pour n'en rappeler qu'un, votre excellent père no m'a-t-il pas donné, dans les dernières années où je le voyais souvent, un beau paroissien annoté avec des marques au crayon et trois ou quatre dates anniversaires. Je l'ai placé dans ma bibliothèque de choix, à côté des éditions de poésies de notre jeunesse , et je ne l'y revois jamais sans que tout un monde — le vôtre — ne se retrouve en idée pour moi«

SAINTE-BEUVE

c Uu seul mot : je n'admets pas que Auguste Barbier soit ma bète noire. — Je Tai loué jeune. — Ai:gourd*hai encore je l'admire pour ses premiers jets , trop tôt inter» rompns , et s'il s'est fait bourgeois de bonne heure et notaire retiré , ce n'est pas ma faute , mais l'honnèto homme d'aujourd'hui ne me fait pas oublier le vaillant poète d'autrefois. — Tout à vous de cœur, mon cher Paul.»

Dans les derniers temps de sa maladie, M. Lebrun, malgi'é son grand âge , était venu voir Sainte-Beuve , devenu son atné > en le devançant au terme fatal qui déjà s'annonçait. Cependant Sainte-Beuve avait espoir et disait à M. Lebrun : J'ai reçu de bons vins, et, quand je serai rétabli , Je vous inviterais à dîner, si vous u'éties pas un homme respectable.

n y avait dans cette réticence une allusion humble et craintive à la présence plus attrayante peut-être que régulière, dans la maison do Sainte-Beuve, d'une personne dont le journalisme a tant parlé et avec si peu de ménagement, — tout au moins sous une désignation pénible, — qu'il n'y a plus trop d'indiscrétion à donner ici quelque satisfaction à ce penchant, peut-être légitime, peut-être un peu petitement curieux, qui fait que la foule veut porter les yeux sur l'intimité des hommes supérieurs. Sans doute pour se venger de leur supériorité , on veut découvrir jusqu*à leurs faiblesses. Dans le choix delà femme dont l'aspecl charma encore quelques années du poète, dont les soins et le dévouement adoucirent ses longues et suprêmes épreuves, il y avait encore une sorte de satisftiction des doubles instincts du cœur de Sainte- Beuve , — d'aspirations vers la jeunesse , tardives peutêtre , et que je ne justiiie ni ne blâme, qui faisaient descendre un rayon de grâoe et de lumière dans cette

IF s COULISSES DU PASSÉ.

atmosphère poudreuse de l'élade, — mais en même temps d*iine tendre compassion pour un malheur originaire,

une fatalité de conformation si peu en accord avec la beauté qu'ils oat atteinte» qu'on ne la dirait pas mutilée, mais inachevée.

MM. Mérimée, Pommier, Ohéron, Roohebillière, fVirenf ainsi que les amis qui faisaient partie de la maison , ses consolateurs dans ses dernières souffrances et témoins à son chevet funèbre. Il faut f ajouter M. Pantasidès , son maître de grec, — car Sainte-Beuve étudia jusqu'au dernier moment. Dans sa bibliothèque se trouve encore l'Iliade, annotée de sa main. Seule la mort a été pour lui le soulagement, et la tombe, le repos, ainsi que

l'attestait son visapre qui, longtemps contracté par la douleur, n'a retrouvé le calme et la sérénité que dans l'immobilité du néant. £t je me dis, en ûnissant, avec l^attendrissement de Tami et de Taneien frère d'armes ,

que ce savant n'a cessé d'apprendre que le jour ou le malade a cessé de souffrir.

ÉMJLË BT ANTÛNY DËSCHAMPS

Les deux noms inscrite en iôte de ce chapitre ne sont pas des plus Mtsntiisants. Us doivent 6tre pourtant connus, à coup sûr, de tous ceux qui s'intéressent aux travaux de l'esprit, et, si les lecteurs veulent bien me suivre . auprès de ces tombes, l'une vieille, l'autre déjà vieillie, 'peut-être reconnaitront-ils que j'avais le droit ^ et comme feuilletoniste et comme ami ~ de tâcher de retenir encore un peu ces deux nuMnoires sympathiques sur la pente do Toubli où elles vont glisser.

Émile Deschamps, l'atné, naquit à Bourges, le 20 février 1796. Il fût élevé par un prêtre à Orléans, je crois, et, à travers la légèreté mondaine de son esprit, se retrouvera toujours chez lui le sentiment religieux. 11 vint finir ses études, sous les yeux des gens de (ettres dont son père était Tami. Il déhute par une ode à Napoléon : /a Paix eonquiae. Elle dut être fort médiocre. Une place aux finances, dans les domaines, récompensa cette poésie officielle, ou, du moins, coïncida.

Le pére Desohamps, un beau vieillard que je me rapj^lle fort distinotement, était lui-même employé supérieur de cette administration. Émile — commençons tout de

LIS GouLiant DU fàaoL

■aite par un élofa mérité^^fùt plus pieux encore comme flls que comme écriTsin. Dans la femme qu'il choisit, personne que caractérisaient toutes les vertus privées, non les séductions et l'esprit qu'il aurait eu le droit do rechereher» ou eAi cm voir plutôt une douce-garde malade du vieillard que la gracieuse compagne du jeune homme. Elle ne devait pas donner d'enfant à ce ûls excellent.

En tèle du premier volume des œuvres d'Ëmile Desohamps se trouvent ces quatre vers d'un sentiment élevé

et touchant :

A të mémêkrê iê mi pire»

Pur flambeau, cher soutien à ses fils enlevé. Si j'ai révé pour moi la gloire des poètes Cimt p0ar qtfua éeho, ^ Bail, kélM I fat rèré» — la panrltat «iz ctoox où voai Mai.

ff

Si Émile Desohamps devait une place à l*Empire, il lui prouva mieux sa reconnaissance qu'avec du pindarisme de circonstance. Il avait travaillé aux fortifications de Vincennes et offert au nom des habitants une épée d'honneur au brave gouverneur du fort. Le général Daumesnil avait refusé un million que lui offraient les alliés, et mis plaisamment, comme chacun sait, la reddition de la place au prix de la restitution de sa jambe naturelle à laquelle il avait substitué la jambe de bois, devenue son surnom. Émile Deschamps fut tracassé naturellement par le gou* vernement qui avait mis Daumesnil à la retraite. Il put rester, lui, employé aux finances. Ce que c'est pourtant que de n'être pas un héros I

Mais il ne s'en vengea pas moins par une spirituelle chanson où il personnifia le légitimisme fossile dans un type, inventé on non, d'un gouverneur — selon la Charte — du château de Vincennes. Je me rappelle au courant

£MILS £X AliTOMY D£8GliAlira.

des souvenira qaelifiies vers qui aoiil une vive et piqnenfe

silhouette :

Monsieur l« marqoit d« Pajyert, Voltiseur encor mM VMI ; Avec son habit qui le sanglo,

Son chapeau qui Tait le triangle.

Et sa brette en maître d'iiôiel - ^

Uui ne menace,,, que le ciel l

Plus loin, il peignait comiquement les angoisses de ce commandant du fort, apercevant quatre ennemis

,.••£!, bien lûr qa'Os se lont que quatre eè déterminuit à coiiib«tkre.

Il erie: Atn amiefli en trembUat, nm pâle qœ son drapeau Uane!

Cette chanson ne fut point imprimée. Emile Deschamps n'éteit point un homme de lutte et d'opposition. La vie toute faite était nécessaire à cette bienveillance spirituelle, inépuisable et un peu banale. Cependant, en disant qu'il fut, non pas spirituel, mais l'esprit môme, — igoutons que s'il ne combattit point les. autocrates, il ne les prenait pas au sérieux. Au moment de 4880, il amusait encore les intimes avec une chanson dont le refrain était :

Cbariea Dix eat un peu Heaf.

Revenons à Thomme littéraire, ou plutôt revenons à émile Deschamps. Il a fait jouer en 1818 deux comédies :

Selmours de Floriun — et le Tour do faveur^ on collaboration avec Delatouche, l'auteur de Fragolelta et l'éditeur d* André Ghénier.

Rien de plus pauvre comme fond, souvent de plus plat comme forme que Selmours de Florian, joué à la salle Favart par la troupe de i'Odéon. Çà et là, à peine le rayon d'un œil intelligent peut s'entrevoir sous ce masque vielle lot. Pourtant voici une réponse, assez plaisamment gail-

Iéxûê^ éSuie jolie mrvwite à im vimut ptéoèpbÊmr qui M offre une dot et sa main :

Mon cher noniimir, pour moi, tiAMrêt if$tt ie rUm Dani le ohobc «fan mtri ; teaii, mt M, feu conyien, Jé mettrais, si de tois j^eeepleis pnreUle efflreb Le dot...»

muniri.

Oàf

Dans mon lit.

Dans le ccffre.

Lê Jhnr de iàveur ranl infiniment mieux. U eut pitis de oent i^résentations, et, bien que la pièce emprunte

un cachet marqué de son époque, à des sympathies pour des ofliciers à la demi-solde, à la querelle, mise en scène^ des elassiques et des romantiques, je n*hé8ite pas à dire qu'elle vaudrait une reprise. J'en parle de façon dési»* téressée — Car le journalisme y joue le rôle le plus hideux, il est vraisemblable que Deschamps et Latouclie pensaient au trop célèbre Charles llauriee^ L'ouvrage est l'histoire d'un septuagénaire dont on joue la pièce, reçue depuis quarante ans et dont le succès, annoncé comme Celui d'un auteur de dix-sept ans» fait battre le cœur des jeunes filles et passionile tout un public souriant à un essai printaiiier. La pièce est oubliée et une foule de ses vers sont restés. J'en cite quelques-uns. (C'est le jour-, naliste qui pai'le.).

le ne sali pet teajeura de moa epiaiea»

En voici cinq ou six excellents dits par le vieux dé- Kixtant parlant de sou fils :

KMILK ET ANTONY UKSCHAMHS. 419

U était militaire avant qu'on fit la paix.

Il s'occupe à présent comme je m'occupais Du commei ct! ; mes biens sont à lui. La rapine * Me les eùl-elle acquis 1 descendant <lo Uacine, Qu'aurait-il ? quelque gloire... et l'iiupital au bout; Mais j'ai veodu du poivre, il peut prétendre a tout.

Et ceux-ci :

YMt ffttM ranP«M par dM erif itnaiilmesf

dit le journaliste qui dénigre et il «joute :

Bb bion» l'auteur avait trois cents amis intimes.

Voici des détails très-amusants du récit de Tauteur mettant en répétition au théâtre Touvraga reçu un demisièole auparavant t

•lant.

On crut, à mon aspect, voir l'ombre de l'auteur. Au théâtre?... étranger. Quelques vieilles ouvreuses M'ont reconnu de moi que mes mains généreuses. Les acteurs f... Gomme avant la RArolatioa, Pltia parMMttx ancore.

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