I. Du verbe iang'.edocien biroiday tourner
D'autres idées, des idées plus sombres, s'attachent à la biroulade, pour peu que le nobi * mette la main à cette redoutable besogne. L'usage le condamne à lancer, par deux fois, toutes les châtaignes hors de la poêle, et à les y recevoir du même coup. Si une seule sort du récipient, il perdra sa femme l'année même de son mariage, et s'il est assez maladroit pour les éparpiller chaque fois, c'est au contraire lui qui mourra le premier. Mais paysans et paysannes sont habiles, et il arrive bien rarement que la biroulade soit un pronostic de malheur. Aujourd'hui, du reste, que les croyances naïves des anciens jours vont de plus en plus s'effaçant, la vieille coutume de la biroulade elle-même a perdu presque tout son caractère primitif. Elle ne décide plus guère du sort futur des jeunes époux ; elle est devenue tout simplement un prétexte aux réunions de famille. Maintenant la biroulade se fait en hiver dans toutes les chaumières, et, quoique fêtée bien différemment, — chez les pauvres avec de la piquette, voire de l'eau, chez les riches avec du vin cuit ou du muscat, — elle n'est plus, chez les uns comme chez les autres, que la messagère pacifique du contentement et du rire.
Quand le curé vit entrer Fumât, il alla vers lui, et, con* tre son habitude, l'embrassa.
« Ah! mon ami, lui dit-il, vous arrivez à propos : c'est aujourd'hui fête aux Récollets!
— J'apprends par Cécile que vous avez reçu des nouvelles de Montpellier....
— Oui, oui, mon bon F'umat, interrompit l'abbé Gourbezon avec une gaieté tout enfantine, ma sœur Marthe m'a écrit. D'abord, elle va bien ainsi que ma mère, puis elle a obtenu de sa supérieure la permission de venir passer quelque temps à Saint-Xist. Elles arriveront dans quelques jours toutes deux.
— Et vous faites une biroulade à leur intentioo?