‹ Les Courbezon: scènes de la vie cléricaleChapitre 3 sur 15 · DÉDICACE · texte numérisé non relu

DÉDICACE

choses de si haut, quand il s* agit d'une œuvre aussi mince que la mienne. Hélas! en rappelant que Balzac a élevé le roman à la hauteur d'une démonstration scientifique, n*aurai-je pas élargi l'abîme qui sépare mon humble livre de la moindre des créations du maître? Qu'y faire? Je sais les préventions que le seul mot de roman éveille chez la plupart des esprits graves, et j'ai eu kcœur de les combattre, au risque de vous rendre plus sévère envers mon œuvre, en vous en révélant mieux les lacunes, les défaillances et les défauts.

J'avouerai cependant, monsieur le baron, qu'au lieu de m'arrêter sur un si dangereux sujet, j'eusse passé à tired'aile, si je ne me souvenais combien vous me fûtes toujours particulièrement indulgent, et si je ne nourrissais l'espoir que vous voudrez bien me continuer une bienveillance dont j'ai acquis déjà tant de preuves, et de laquelle je n'eus jamais plus besoin qu'aujourd'hui.

Daignez agréer, monsieur le baron, l'hommage de ma parfaite gratitude.

Ferdinand Fabre.

Paris, le 5 avril 1862-

LES

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