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CHAPITRE III

Hcnr et fJalhenr.

L'ordre d'embarquement fut enfin obtenu.

Roland, en sa qualité de lieutenant de vaisseau, et son ami en celle d'aspirant faisant fonctions d'officier, reçurent pour destination la corvette la Sémillante^ qui devaiiappareilkr sous peu de jours.

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Ln correspondance de Frédéric cl d*EHsa conlinuail avec une activité croissante et un succès merveilleux. Elle remplissait tous leurs instants. La jeune fille avait retrouvé sa gaîic, au grand contentement de sa mère, qui n'en soupçonnait pas la cause. Cependant, a rapproche du départ de l'aspirant, elle redevint tout à coup triste et sérieuse. Sa dernière lettre était empreinte de mélancolie.

L'aspirant, de son côté, ne parvenait point à se résigner; il était au désespoir. Voici en quels termes il lui répondit:

« Hélas! oui, ma bonne et douce amie, il faut partir; il faut nous séparer pour un temps dont nul ne peut apprécier la durée. A celle pensée, je tremble et je pleure, je maudis le^

d'aventures. 267

sort qui m'éloigne, je suis sombre comme la mort.

» L'espérance qui ne soulenail naguère m'abandonne, je n'envisage l'avenir qu'avec terreur. t

D Vos Ictires, (jui faisaient toute ma jo'e vont

me manquer, je ne saurai plus ce que vous devenez, ce que vous faites, ce qui vous agite; je laisse à terre l'àme dema vie, mon bon ange, mon amour.

» Je ne vous entreverrai plus; je n'entendrai plus la voix qui vibrait si doucement flans mon cœur cl-aquefois que,de loin, je saisissais quelques paroles de ces romances que vous chantez avec lant de pureté, tant degoiil,tant d'exquise sensibilité.

D Je ne trouverai plus autour de rnoi la

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moindre trace de celle que j'aime, si ce n'est dans mes souvenirs toujours pleins d'elle.

> Votre image, Elisa, restera gravée dans ma mémoire en traits ineffaçables; je révoquerai jour et nuii, à l'heure du combat et à Theure de la veille.

» Vos divines lettres seront ma consolalion de tous les instants; chaque jour je veux les relire avec ivresse; chaque jour et mille fois par jour je les presserai contre mes lèvres. Vous serez présente à tontes mes ^pensées, à toutes mes actions.

1» Vous faites bien, Elisa, de me crier : couragCy car il faut que vous nrordonnicz d'avoir de l'énergie , sans cela ma douleur m'abattrait, je serais incapable de lui résister; mais vous m'ordonnez de vaincre ina

faiblesse, je liiliorâi contre elle, je vous invoquerai sans cesse comme une fée protectrice ; c'est de vous seule que j'attends la force cl la victoire.

» Mais, écoutez, mon amie , faisons un dernier effort, je vous en supplie à genoux, essayons de nous revoir. Osez vous dérober à la surveillance qui nous accable; venez, venez recevoir mon dej nier adieu, que je vous entende encore m*adresser quelques paroles.

)) Elisa, ce soir, Pioland ira prendre congé de madame votre mère; disparaissez un seul instant du salon; votre vieille bonne sort habiiuellemeni à pareille beure, moi, je serai seul auprès de la place où nous déposons nos leilres.

» Là, dans Tombre, j'attendrai silencieusement. Venez, venez, par pitié, me dire vous-même que vous n'oublierez jamais celui qui vous ainie pour la vie et souffre si cruellement, car il doit s'éloigner de vous.

»> Exaucez ma prière, Elisa; n'avez-vous pas aussi à m'avouer bien des secrets que vous n'avez point voulu confier au papier. Il ne me reste qu'an espoir, c'est de passer avec vous ces quelques instants.

» La Séniillante appareille demain; nous serons à bord au point du jour.

i> Votre tendre ami,

Frédéric. »

A huit beures du soir, la vieille bonne

d'aventcrrs. 271

était sortie , Roland se présenta chez madame Branteuil pour prendre congé d'elle; car, bien que rofficier se fût abstenu de refourner régulièrement ciiez la veuve, comme autrefois, depuis qu'il lui avait servi de guide dans les bureaux de la marine, il enti'Clcnait quelques relations avec elle, surtout pour être agréable à son aini Frédéric.

Celui-ci se tenait à mi-distance entre les doux étages; il attendait Élisa.

Au moindre bruit, son cœur battait de crainte et d'espérance; si, par hasard, il entendait monter quelqu'un, il se hâtait de redescendre dans la chambre commune, et aussitôt il retournait prendre son poste.

Près d'une heure s'ecoulu ainsi.

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Enfin la porte tourna sans bruit sur ses gonds, un pas léger se fit entendre ; Frédéric osait à peine croire à son bonheur; la jeune fille, toute tremblante, s'approcha de lui; il Taperçut à la lueur de la lune qui éclairait faiblement Tescalier.

Il y avait si longtemps qu'ils ne s'étaient parlé, et cependant leurs lettres avaient été si éloquentes, ils étaient si émus l'un et l'autre , que la voix leur manquait à tous deux.

L'aspirant avait pris la main de la jeune fille; il la posa sur son cœur. Alors enfin il murmura le nom de celle qu'il aimait :

— Pour la vie, je le jure, ajouta-t-il.

— Je suis venue, Frédéric, je suis venue à votre prière ; je n'ai pas eu la force de

d'aventures. ^IZ

vous laisser pai'iii' sans vous dire adieu, ^lais mon absence ne peut se prolonger. J'ai feint d'aller à ma chambre. Adieu , adieu donc, , mon ami, cioyez à tout ce que je vous al écrit ; adieu !

L'aspirant avait triomphé de son trouble extrême; il reprit la parole d'un ton sup- ])lianl :

— Un seul instant encore, Elisa, daignez me faire entendre ces mots dont mon cœur est avide; dis, mon ange, dis-moi que tu m'aimes, que lu ne m'oublieras jamais!

— Jamais ! murmura la jeune Olle en essayant de remonter.

— Vois-tu, Elisa, il n'est [;Our moi de bonheur que ton amour. Je ne pense qu'à toi, toujours à toi. Et il faut nous quitter î

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Fi'cdéi'ic avail porto à ses lèvres In mnin de la jeune fille ; deux larmes Li ùlaiiies y coulèrent.

Elisa frémit de liislesso ; quelques insiants encore ils lestèient muets.

— Yons m'écrirez, n^on ange, vous m'écriiez souveni, n'est-ce |>as? Il vous stia facile de m'adiesser vos letlies à bord , et quelque jour je les reh ouvcrai, soil à Brest, soii dans un des autres poits où nous rentrerons. Mais, à vous, comment vous éci'ire? Surtout ne manquez pas de me lenii' au courant dv ce que vous devenez; votre mère ne tardera [)oint à [)artii' de Brest, je le crains. A mon retour, je veux aller dans la ville où voits serez (ixées; alors peutèire...

DAYENTÏÏAES. 2lîà

— (iiel! s'écria la jeune fille, j'entends du bruit. Adieu, adieu ! mon ami!

La porle de la rue venait de s'ouvrir; on reconnaissait le pas pesant de la servante.

Elisa voulut remonter.

Au même instant les voix de Roland et de madame Branteuil devinrent distinctes : l'officier prenait définitivement congé de la pauvre veuve.

— Que faire? murmura la jeune fille éperdue.

Frédéric, hors de lui, la prit dans ses bras, cnira précipitamment dans la chambre commune, et déposa sur un siège Elisa complètement évanouie.

L'aspirant n'ovail pu refermer la porte

iKS COI HKras

asïcz vîie pour que la vieille bonne iKMît rien en passant.

— Madame, dit-elle, mademoiselle est-elle au salon?

— Pourquoi cela ?

•— Est-elle ici? reprit la bonne d'un ton qui fit tressaillir Roland lui-même.

L'oflîcier fut liiissé sur Tescalier ; la mère d*Elisa courut à la chambre de sa fille. La servante lui dit qu'elle croyait l'avoir vue entier chez ces messieurs*

Madame Branteuil, suivie de la vieille, se précipita vers leur appartement, poussa la porte et entra. Elle vit Frédéric s'efforçant de faire revenir à elle la jeune lillc encore sans connaissance.

La tendresse maternelle et la colère l'em-

d'ayKxNTUres. 277

portiiient (oui* à lour chez tnaduaie Braniciiil :

- — Monsieur Frédéric, s'écriail-ello, votre conduite est infâme !... Mon Dieu! qu*as-lu donc ma pauvre enfant? comment se trouvel-elle en cet c(at ? qui Ta conduite ici ? Mon sieur, c'est vous! Et vous, monsieur Roland, vous êtes son complice.

— Madame, dit Tofficier, j'ignore complètement comment mademoiselle votre fille est entrée ici...

— Mais, répondez donc, malheureux! reprit niadamoBranieuil en s'adressant à l'aspirant de marine; avouez, avouez que vous êtes un misérable!...

— Madame, tout mon crime est d'avoir ose dire à mademoiselle Elisa que je Vaime

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pour la vie. Ce soir, j'éiais au désespoir; je voulais au moins lui adresser mes adieux : un heureux hasard a fait que je Tai entendue sortir de votre salon. Je Tai attirée surTescalier. Comme je lui jurais de ne jamais en aimer d'autre qu'elle, elle vous a entendu venir : son effroi a été cause de son évanouissement; moi, ne sachant que faire, je Tai transportée dans cette chambre.

Madame Branteuil écoulait à peine; elle prodiguait ses soins à Elisa, qui reprit peu à peu ses sens, mais sembla pétrifiée en voyant oii elle était.

La bonne reçut Tordre de reconduire la jeune fille en haut.

Madame Branieurl resta seule avec les deux amis. Dans son état d'exaspération

i)'AviNTuru:s. 279

croissanlo, oilo ii'ccoulaii [)ns Frcdérie, qui s'efforça il de jiislKier Klisii eu s'accusant de louî, mais revenaii sans cesse sur son amour.

— De grâce, niadamc, disait-il, ne soyez pas inexorable. Je l'ai^io lani, je la rendrais si heureuse!

— Jamais ! jamais! s'écriait la mère d'Elisa. Giâce à Dieu, vous partez dès demain, dès demain j'aurai pris des mesures pour que vous ne puissiez revoir ma iîlle de votre vie. El vous, monsieur, eoniinua la veuve, en s'adressant à Roland, je pënètj'e enfin la cause de vos cfïbrls pour me rendre service dans ces derniers temps. Eik est indigne d'un honnèle liomune; vous avez abusé de ma mi-

S80 LlîS COUREURS

sère ; vous avez prête votre appui a une intrigue.

— Vous m'accusez injustement, madame, interrompit Roland; j'ai mis tous mes soins h détourner mon ami d'un amour qu'il m'a confie, il est vrai, mais dont vous-même étiez loyalement instruite.

' — ils osent encore prononcer le mot de loyauté! reprit madame Branteuil en se retirant; sachez ({ue je n'ai poar vous que du mépris.

Frédéric resta consterné; Roland n'essaya point de lui rendre le courage; mais il s'occn[)a seul des pi'éparatifs de départ.

Le lendemain, au point du jour, les deux amis se rendaient ii bord de la Sémillante, qui ne larda point à mettre sous voiles.

d'aventures. 281

Cette dernière scène avait achevé de rendre Frédéric plus amoureux et plus triste que jamais.

Roland se montrait à son égard d'une patience à toute épreuve, écoulant sans laisser j)crccr le moindre mécontentemenf, le récit de wses impressions, ne heurtant plus de front ses idées, cherchant seulement à le distraire chaque fois qu'il en trouvait le moyen.

Une division anglaise s'était montrée aux environs d'Ouessant peu de jours avant le départ de la corvette; mais la Sémillante était une fine voilière; quelques navires anglais lui appuyèrent la chasse sans l'atteindre; elle fut bientôt par le travers du détroit de Gibraltar, chassant à son tour tous les

282 LHs COI ïuirus

bàlimcnts du commerce qui apparaissaient à riiorizon.

Le capitaine possédait, en outre, un(} excellente recette ponr attirer les marchands anglais dans ses eaux. Il avait surpris le signal de raliiemenl conveiiu eiitrc les vaisseaux de guerre et les navires de long-cours ennemis ; c'était un petit guidon vert qu'il suffisait de hisser au mât de misaine.

Aussitôt on voyait les plus légers arrêter leur marche; ou même faire voile pour rallier leur prétendu compatriote ; les plus lourds se chargeaient de toile afin d'épargner à la corvette la moitié du cheiDin. Alors on amenait les couleurs et signaux britanniques et on arborait le pavillon français.

1) AVINTUKES. 285

Un coup de canon à poudre complétait une facile victoire.

Le navire capture était déchargé de ses plus précieuses marchandises, les gens de l'équipage faits prisonniers, et la coque coulée ou brûlée, suivant les circonstances.

Deux fois la Sémillanle fit des rencontres plus sérieuses.

Le premier combat se termina glorieusement à son avantage : elle captura un aviso de vingt canons à la hauteur de Lisbonne, et, suivant son usage, quand elle lui eut prit tous ses vivres, elle le coula.

La seconde action, dont il a été question précédemment, n'amena point de résultats aussi décisifs; la corvette contre laquelle la Sémillante dut se niesurer, après une Ion-

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^uc résistance, vomit une dernière bordée qui cribla la mâture du vaillant croiseur fiançais; de part et d'autre on se trouvait bors d'état de manœuvrer. Un canoi fut envoyé en parlementaire; le capitaine français proposait à son ennemi de lui rendre tous les prisonniers anglais (p.ul avait à son bord, à condition qu'on se séparerait ensuite sans coup férir.

La proposition fut acceptée; elle eut pour résultat direct de débarrasser Ja Sémillante d'une centaine deboucbes inutiles; ensuite, comme cbacun des deux adversaires mit le cap dans une direction opposée, on s'éloigna du cbamp de bataille, et l'on se perdit de vue après le coucher du soleil.

Ces combats, ces prises nombreuses, la

brise du large, ccmiDe disaii Rolnucî, ou, en d'aiUres termes, Faciiviié du mëiier de croiseur, faisaient un peu diversion aux ennuis de Frédéric.

Néanmoins il n'oubliait point Elisa.

Une espérance, qu'il ne dissimulait pas, le soutenait; il disait à Roland que madame Branleuil ne serait peut-être point aussi sévère au retour, lorsqu'il reviendrait avec i'é[jauletie d'enseigne et les riches bénéfices de la campagne. Celte espérance prit une nouveiie force quelque lenips après, quand on rencontra en mer le brig le Furieux, envoyé en mission dans l'Inde.

Frédéric Dormont apprit qu'il était nommé enseigne de vaisseau.

— Elle m'aime, pensa le jeune marin ; mon

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nouveau grade est un pas de plus vers la réalisation de nos vœux.

Il relisait sans cesse les lettres d'Elisa, sans cesse il parlait d'elle à Roland; les confidents amoureux doivent être doués de la vertu d'écouter cent fois les mêmes phrases.

Un vieux soldat, épris de ses anciennes campagnes, est réservé auprès d'un cœur de vingt ans qui s'épanche dans un cœur ami. Frédéric en était au chapitre des illusions. Ses beaux rêves eurent un terme que vous connaissez, Anna, puisque c'est à vous surtout que nous racontons cette histoire. Ils eurent le sort de presque tous les rêves dont il est si doux de se bercer en songeant h

d'aventures. 287

Celle qu'on aime. Ils ne se re'alisèi'enl point, hélas ! Tout est heur et malheur!

A quoi bon redire ce que vous savez déjà. La Sémillante fut prise en vue des Açores par deux frégates anglaises. Aux pontons, Frédéric regrettait moins sa liberté que ses amours; la (orlune qu'il avait entrevue un instant lui échappait, et il aUait languir pendant des années peut-être dans les prisons flottantes de l'Aijideterre.

Vous savez encore comment les deux amis s'évadèrent, comment Rodolphe Bardan,dont

on vous a conté l'histoire, leur fat alors d'un

* secours immense; comment enfin ils abordèrent à Saini-Malo, à Saint-Malo la patrie de Du9:uav-T;'0uin et de Surcouf, la ville des corsaires.

HSS LES r.ounELRS

Uoland se décida à resier dans ce poM ; ii obtint du ministre de la marine Tauiorisaiion de monter un navire de course.

Fi édéric voulait revoir Elisa ; il ne consentit point à imiter son ami, et se rendit à Brest.

Là, malgré les cfTorls de madame Branleuil, il ne tarda point à apprendre qu'elle était allée à Rochelbrt peu après le dépari de la Sémillante.

Le jeune enseigne remua ciel et terre pour avoir le droit de se rendre à Ilochefori.

Huit jours après il partait en poste.

Quoique ses parts de prises lui eussent fait défaut, il se trouvait maintenant dans uneposilion fort aisée; son oncle était mort pendant son séjour aux pontons, et deux mille livres

D AVEINTUUES. ^.89

de rentes, jointes à répaulcttc d'enseigne, lui avaient rendu toutes ses espérances.

Mais il n'avait pas trouvé de lettre d'Elisa lors de son arrivée à Brest.

Quelques inquiétudes traversaient son esprit; par moments, il se demandait si elle l'aimait encore; pour sa part, il l'aimait plus que jamais, et il s'expliquait naturellement le silence de la jeune fille par la surveillance plus active de sa mère, par l'impossibilité matérielle de jeter une lettre à la poste, enfin par mille autres causes accessoires.

Son impatience l'emportait donc de beaucoup sur son anxiété, lorsqu'il mh enfin pied à terre dans la ville de Rochefort.

Le jour même il eut acquis la certitude do la présence de madame Bran teuil et de sa fille,

21)0 LLS COUREURS d'aVEiNTURKS.

il sut leur adresse ; il alla se loger prcsqu*en face de chez elles.

L'autorité maritime qui avait des diolts li op positifs sur le nouveau venu, lui donna le lendemain malin, pour destination, la goélette la Gazelle, alois en aimement dans k port.

Le lem[)s pressait, Frédéric ne tarda point à le mettre à piofit.

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