‹ Les cours d'amourChapitre 4 sur 65 · Soror Romae · texte numérisé non relu

Soror Romae

formait un marais couvert de roseaux, recevant les eaux perdues de l'Huveaune ; au delà, mille charmantes villas, abritées par la forêt druidique : d*es côtes abondantes en poissons et en coquillages, si aimés des Romains; la figue parfimiée pendait au vieil arbre noueux. L'olivier grisâtre donnait des olives plus parfumées que celles d'Athènes ; une industrieuse et riche population jetait partout ses colonies, à Antihes, Fréjus et à Berre, placés dans la plus admirable situation. Qu'on s'imagine, un étang, un lac de sept lieues de tour, entouré de jardins en fleur, espèce de cirque d'eau (aquarium) où pouvaient se donner des batailles navales et des jeux nautiques'.

Ainsi était la Provence romaine, terre aiméç des dieux immortels et que les sénateurs et les consuls exilés préféraient môme à Rome !

1. Je m'étonne qu'on n'ait pas clierché à utiliser l'étang de Berre, plus beau, plus pittoresque, à mon sens, que le lac (le Côme. D'un côté s'élèvent les Alpines; de l'auire se déploie la mer. On pourrait faire de Martigues une nouvelle Venise, et Berre a plus d'un trait de ressemblance avec Peschiera sur le lac de Garda. Pourquoi la Provence ne devieiidrnit-elle pas ritalie de la France?

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