SCÈNE IV
LANTONNARD, NARCISSE, LABROCHE, JÉ- ROME et FRÉMICHOT
LANTONNARD
Eh bin ! père Labroche, vous y voilà donc à Laurierville. Comment trouvez-vous le cousin ?
LABROCHE
Bien gentil, pas fier du tout.
NARCISSE
Ça yafait une fameuse surprise de nous voir arriver.
C'étrit fait pour ça. Dites donc, M. Frémichot, il me vient une idée.
FRÉMICHOT
À moi aussi... C’est peut-être la même. Dites donc, voir...
LANTONNARD
Si on cassait une croûte ?
LABROCHE
Pour ça, oui ; ça c’est une idée.
FRÉMiCcuoTr
C’est justement à quoi je pensais depuis notre déjeuner sur le pouce dans la station de Kalamazou. Allons, père Labroche, les provisions.
Tous
Fr | Ca, c'est une idée, une bonne idée. (Tous s'asseyent | à terre, déballent les provisions et se mettent à manger.)
Joli pays que Laurierville, et jolis chevaux... passez-moi donc le fromage … mais drôles d’habitants.
JÉRÔME
Ils nous regardaient tons comme si nous arrivions de Beauport.
LABROCHE
Sans compter que Laurierville n’est pas déjà si à conséquent... la bouteille, s’il vous plaît, père Lan- i tonnard... on a dans notre comté la ville de Kalamazou et Pékin et c’est encore bien plus gros que | Laurierville......
JÉRÔME Même en les mettant toutes les deux ensemble. | LANTONNARD
Et je gage qu'ici. tiens, Narcisse, finis donc c’te
ble.
c'te
pomme-là.… et je gage qu'ici il n’y a pas seulement de Jae.
Je vous ferai observer. M. antiset que Laurierville est située en pleine terre et qu'il n'y a aucune rivière ni cours d’eau aux alentours.
LANTONNARD
Je m'en méfiais, voyez-vous.
FRÉMIcCHOT
Dites donc, père Labroche, comme le cousin tarde à venir, vous devriez bien nous chanter une | bonne petite chanson canadienne, ça passerait le temps agréablement. | À
LANTONNARD
Oui, et pour vous éclaircir le gosier j’paye un
coup d’étoffe du pays. (1! présente la bouteille.) LABROCHE à C’est pas de refus. (71 boit.)
NARCISSE Chantez done (nommez le morceau à chanter), on va répondre tous ensemble.
LABROCHE
Ca me va. (On chante.)
ME