‹ Les couteaux d'or [microforme]Chapitre 6 sur 22 · TE - LT · texte numérisé non relu

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—Îls on£ les jambes longues. Mais sentez-vous o odeur de rôti, gentlemen ?

Les narines de Benoit se gonflaient,

Et que viennent-ils faire ici, ces Vecinos ? demanda je encore.

—{Ce que les Golden-da zgers vont faire au Mexique Votre Honneur... Je Ze suis informé tout à l’heun auprès d’eux de ma Pauvre Peggy... C’était une lourd charge!... Son nouveau mari est ce grand'brun qui por tait.un coin du brancard... Dieu sait comment ils on! fait pour prendre le mayor vivant ? -

—Celui qui était sur le brancard... ou le diable, plutôt, Votre Honneur! + Le nouveau mari de ma Pauvre femme m’a dit qu’il me la ramènerait qus ad elle serait vieille... Est-ce juste et chrétien, cela ?

Il gortit de la Cuisine, portant quatre ou cinq larges tranches de viande grillée sur un plat de bois.

—Mangez, gentlemen, reprit-il, mangez en toute confiance !

Néanmoins tous nos efforts pour opérer la mastication de cette viande californiennes furent radicalement impuissants,

Notre hôte nous considérait du coin de Voeil, et causait tant qu’il pouvait.

—$i les gentlemen sont venus pour chercher de l'or, disait-il, j’oserai leur donner le conseil de monter au nord... Iei le pays ne vaut rien... rien de rien! C’est à peine si je gagne ma pauvre vie.

— Mais qu'est-ce que c’est que cette chair-là ? s’écria Benoit découragé.

J’avais déjà repoussé mon assiette.

—C’est du boeuf, répliqua gracieusement le paddy;

... J'avais pourtant trouvé un petit ... j'avais établi mes jalons autour du claim et envoyé ma notice à Monterey. J'étais propriétaire de cela, aussi vrai que nous autres Irlandais, pauvres créatures, nous sommes nés pour souffrir ici bas... Mais les Golden-daggers sont descendus; ils ont fouillé le sol. Le sable reste, l’or est parti... Que Dieu récompense chacun suivant ses mérites!

Benoit jeta deux dollars sur la table au moment où je me levais. | | “$Si l’on payait ton boeuf selon tes mérites, bonhomme, dit-il, tu recevrais une volée de coups de gaule, Le paddy empocha préalablement les dollars.

“Ah! Jésus-Lord! s’écria-t-il, qui aurait pu croire que Leurs Honneurs ne seraient pas contents! De si bon boeuf!... Donnez les six autres dollars, gentlemen; ne faites pas tort à un pauvre malheureux! Savez-vous ? si vous me donnez les six autres dollars, et c’est peu pour de pareille viande, je vous enseignerai les moyens de traverser la montagne sans rencontrer les Golden-daggers.” Benoît mettait déjà la main à sa poche. Je l’arrêtai d’un geste.

D “Au contraire, dis-je au paddy, je suis curieux de ‘voir de près ces Golden-daggers... Je te donnerai tes six dollars si tu me montre la route la plus courte pour arriver jusqu’à eux.” L’Trlandais recula jusqu’à la porte de sa cuisine. “Curieux répéta-t-il, curieux !... Je ne voudrais pas dire au gentlemar que le démon le possède... Voué ne savez donc pas que les Golden-daggers se soucient de la vie d’un homme à peu près autant que d’un nepin de calebasse. .. Curieux!... de vous faire penidre à un lata- B nier, Votre Honneur?... ou précipiter du haut d’une A roche?... ou couper par morceaux, s’ils sont, comme je

le crois, enragés de la perte du mayor?.… Non, n eur ma foi, je ne vous enseignerai pes cela |... ce ne rait pas d'un chrétien. .. à moins que vous ne me d, niez douze dollars au plus juste prixl”

Benoît fit un geste d’énergique dénégation, mais Mis les douze dollars sur la table.

“Que Dieu protège Vos Honneurs! s'écria l'Irle dais ; à ceux qui ont l’idée de se noyer, on ne peut lon temps cacher la rivière. Vous allez prendre le senti

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vù da liane pourpre cesse de pousser entre les arbre: Vous serez à moitié chemin, Prenez alors à droite «à . Core, et montez la rampe aussi directement que vous | Pourrez. Si vous trouvez la neige avant le coucher d soleil, vous pourrez voir la fumée de la grande hutte.

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vre maison à votre retour, reprit-il en secouant triste ment la tête; ce serait inutile, et vous ne pourrez dir du moins que vous n’avez pas été prévenus!... Ceux qu montent là-haut ne redescendent pas... Que Dieu pro: tège Vos Honneurs, je vais prier pour le repos de leurs âmes.”

Il referma la porte. Au détour du sentier, nous trouvâmes le second lion tué par les Vecinos. Il nous fut facile de voir où le bon Irlandais du cot prenait sa viande de boucherie, Deux longes de chair manquaient aux flancs du lion. De si bon boeuf !

“Est-ce que vous avez vraiment fantaisie de rendre visite à ces Golden-daggers ? demanda Benoît avec une certaine inquiétude.

—VJe suis venu pour tout voir, répondis-je: si vous voulez rester à Pabri, j'irai seul.”

Nous venions de dépawer le grand érable foudroyé.

A notre droite s’ouvrait une gorge, sombre comme l’entrée d’une caverne. Benoît hésita un instant.

: “Bah! fit-il enfin, on peut s’arranger avec tout le

monde, excepté les gendarmes. .. En avant !”

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Ce coquin de Benoît avait décidément du succès pa mi les invités de la marquise, Tout le monde s’était a sis, sauf le vicomte Henri et M. George Leslie. Ma que ce dernier fut assis ou debout, peu importait : pe sonne ne faisait attention à lui. Hélène elle-même 1 pouvait plus le voir, parce que le vieux général O’Brie était venu se placer derrière sa chaise,

George Leslie, du reste, semblait profondément atts ché par le récit du vicomte. I] le suivait avec une atten tion religieuse, et deux ou trois fois l’énergique expres sion de son visage avait changé. Puisque M. Georg Leslie avait, lui aussi, habité ces contrées de l’Amér:i que occidentale, on ne doit pas s’étonner de d'intérêt qu faisait naître en lui la narration du vicomte.

Sans rechercher les passages qui l’avaient particuliè rement frappé, nous dirons qu'au moment où M. di Villiers avait parlé de ce personnage désigné sous nom de mayor, et que les Vecinos de la Sonora empor taient sur une civière, la tête enveloppée d’un lambear de soie rouge, M. George Leslie baissa les yeux, tandi: qu’une nuance écarlate montait pour un instant à ses joues.

“J'ai peur de vous ennuyer, mesdames, s’interrompit le vicomte avec une orgueilleuse modestie.

—Nous ennuyer l” se récria la marquise,

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Le boudoir entier protesta chaleureusement et la narquise ajouta :

“Henri, puisque cet original de Benoît demeure à Montmartre, vous nous mènerez le voir, n'est-ce pas?

—Le fait est, dit-on de toutes parts, que ce Benoît st un divertissant personnage.

—Je suis toujours à vos ordres,” répliqua Henri en

vant la marquise, Puis il poursuivit :

“Nous voici done engagés dans cette gorge. Aubout l'une heure de marche, la liane pourpre s’enlaçait touours aux arbres, mais les arbres eux-mêmes changeaient l'essence, et la température baissait si rapidement que

voyais Benoît frissonner malgré la fatigue de la mar-

Nous vimes enfin les deux rampes énormes entre lesuelles nous marchions, s’évaser par le haut, puis s’ouvrir. :

Les lianes mortes pendaient aux branches.

L’horizon s’élargit tout à coup a inou'gne descendait en même de la Nouvelle-Cali

à et là sa fleur éclatante.

arbres manquaient, A peine quelques buissons

pineux dont la racine patiente avait défoncé le roc se montraient-ils de temps à autre.

Le froid augmentait, mais la sueur découlait maintetant de nos fronts, tant la montée était rude. Le soleil, lus rouge, s’inelinait déjà vers l’horizon.

Ce chemin est plus dur que celui du paradis!” grom-

elait Benoît ; “et dire que nous allons chez le diable l”

Le tapis de fraisiers s#’éclaircit, puis disparut. pieds glissèrent sur la terre grasse détrempée par infiltrations de la neige fondue. Bientôt le lichen d’ blanc glauque et brillant s’étendit autour de nous.

Le jour baissait sensiblement quand nous atteig mes le premier plateau couvert de neige.

À cause des vents du nord-ouest dont le souffle : glacial, le nivean des neiges est beaucoup plus abai dans la Sierra californienne que dans les deux granc chaînes des montagnes Rocheuses.

Depuis que nous avions quitté la hutte de l’Irland: au si bon boeuf, nous n’avions rencontré aucune tra humaine. Le plateau nous en fournit, au contraire, nombreuses. C’était là, selon toute apparence, que s

tait livré la lutte entre les Couteaux d’or et les Vecin mexicains.

Deux cabanes incendiées, dont l’une fumait enco: formaient deux larges trous noirs au milieu du ta] blanc. Tout autour la neige foulée et piétinée gard: des traces de sang.

Quatre cadavres y avaient laissé leur empreinte si pe faitement moulée que cette neige eût été de la terre fondeur, on y aurait pu couler des moitié de statues.

Au delà du plateau était un petit vallon planté . pins rabougris, puis la montagne continuait, aride blanche, présentant la forme d’un cône qui se renflait ses flancs et dont le centre formait une sorte de nic géante.

On ne voyait point de hattes dans ce renfoncemer mais plusieurs colonnes de fumée en sortaient.

Ce qui nous frappa surtout dans l’aspect de ce lie ce furent deux roches placées en avant de cette énom anfractuosité, qui semblait avoir servi de colonne à portion éboulée de la montagne. Elles étaient là, pr sentant à leurs sommets jumeaux des plates-formes p

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reilles : l’idée venait à l’esprit que ces deux piedestaux attendaient chacun sa colossale statue.

Comme nous allions nous engager dans le vall;n, i5enoît s’arrêta et me serra le bras tout à coup.

Je suivis la direction de son oeil, qui plongent parmi les troncs noirs des pins. Je vis dans l’obscuriié «ui régnait déjà sous le couvert, deux yeux brillants et rouges comme des charbons ardents.

Je saisis ma carabine, croyant au premier abord que c’était une bête fauve.

Un son guttural monta jusqu’à nous: en même temps, une forme humaine se : rit à bondir entre les arbres.

ous la perdîmes de vue presque aussitôt, mais j'avais pu distinguer la face sanglante et bizarrement tatouée d’un Indien.

“Si monsieur veut, me dit Benoît avec calme, nous allons repasser le plateau ; il est temps encore. Nous nous accroupirons, comme font chez nous les enfants pour glisser du haut en bas dans ': butte Saint-Chaumont, et nous arriverons dans la gorge avant que ce coquin de peau rouge ait donné l'éveil.”

Benoît se trompait. Une voix rauque sortit du couert et nous envoya le qui-vive américain :

“Who goes there?

—Gentilhomme français !” langue.

La voix reprit dans un accent un peu railleur :

“French gentlemen!.. Welcome! go-on! (Genilhommes français, soyez les bienvenus... Avancez !)”

IT n’y avait plus à hésiter. Benoît mit sa carabine ous son bras, comme un parapluie, et sifflota l’air de 11 chucha.

“La dernière fois que j'ai pincé le cancan à l'Elysée lontmartre,” me dit-il. “ qu diable si je songeais à ce ui Va :.ous arriver aujourd’hui !... Probablement que était écrit, : mme disait le vieux Turc qui vendait du

répondis-je dans la même

nougat de Constantine sur le boulevard Poissonnière. Il avait assez bonne mine, ce nougat, mais cela ne val rien du tout !”

: Nous ne rencontrâmes personne sous le couvert, p sonne au bas de la mon =

Je dois avouer que l’arrivée d’un gentilhomme fre Gais dans le camp des Couteaux d’or ne semblait : produire le moindre effet .

À mesure que nous avancions, cependant, les bru humains devenaient plus sensibles, On causait, on cha tait ; quand la brise donnait de notre côté, nous croyio reconnaître les sons d’un violon.

Nous étions à deux ou trois cents pas des deux roch symétriques dont j’ai parlé, lorsque nous fûmes tout coup témoins d’un spectacle qui nous frappa de st péfaction.

Les piedestaux gigantesques avaient chacun ea statu

Un homme venait de se montrer sur chaque platefo me.

Tous deux étaient armés de carabines,

L’un avait les jambes nues et portait une courte ma ga mexicaine, peut-être un trophée de la dernière b taille; l’autre avait un pantalon de marin et un justa: corps de toile.

Entre les deux roches un troisième personnage vil se placer.

“Je joue ma manga contre les culottes de Tony dit l’homme aux jambes nues d’une voix ferme et di tincte.

—Je joue mes culottes contre la manga de Sam,” r pliqua le matelot.

Il ôta son pantalon qu’il jeta au bas de la roche ; Sai fit de même pour son manteau.

Le personnage qui était resté entre eux deux prit le enjeux et demanda :

“Est-ce de bonne amitié et de bonne foi ? :

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—C’est de bonne amitié et de bonne foi,” répondirent Tony et Sam en même temps.

—Allez,” dit le témoin. :

Sam et Tony s mirent en joue.

rent à la fois.

Sam resta debout.

Tony tomba tête première au bas de la roche. La balle de Sam lui avait brisé l’os frontal.

Sam descendit paisiblement et chaussa le pantalon séance tenante.. . |

Il y eut encore un grand murmure d’incrédulité dans l’anditoire deM. de Villiers.

“Chut! chut! fit la marquise,

—Pour un pantalon! protesta une vicomtesse.

—Tuer un homme lajouta une deuxième vicomtesse.

—Cela se fait ainsi dans la Sierra-Nevada, mesdames, dit le vieux général O’Brien.… . Je ne connais rien de plus véridique au monde que les impressions de voyage. Si vous doutez, je vous engage à y aller voir. sces Vesy Cvesc vecvxexe vem me wec wec wec wecwecew

—Bon! s’écria Henri de Villiers; me voilà encore accusé de mensonge !..,

—Mais du tout! répliqua la marquise; ces dames n’ont aucune idée des moeurs extraordinaires. ..

—Excusez-moi si je vous interromps, ma chère cousine, dit Henri; nous avons maintenant un témoin... Monsieur George Leslie, avez-vous vu, je vous prie, quelque chose de semblable danse l’ouest ? :

—J’ai vu la chose même que vous dites,” répondit George froidement.

Un moment de surprise eut lieu sur la physionomie d'Henri de Villiers.

“Vous y étiez?... demanda-t-il d’une voix moins assurée. 0

—Pas ce jour-là,” répliqua George en souriant.

Le vicomte respira. On s’était retourné vers George,

Deux coups parti-

qui grandit tout à coup de dix coudées, seulement parc qu’il ajouta :

“Je suis monté moi-même sur une de ces roches. . ce n’était ni pour un pantalon ni pour un manteau.

—Et sur l’autre roche?...” demanda la marquis pendant qu’'Hélène devenait plus pâle qu’une morte.

Les vicomtesses aiment à l’adoration ce petit frissor d'horreur qui les prit en écoutant la réponse de George

George répondit :

“Dans toute Société naissante, il y a le j'igement de Dieu... Là où la loi est impuissante, le duel est u droit toujours, et parfois un devoir... Sur Pautre roche il y avait un homme... Cet homme est mort.”

Il se tut.

Les dames commençaient à trouver que ce pâle visage ce gran front, ce profond.regard avait un très-remar. quable caractère.

Les vibrations de la voix de George Leslie remuaient Quelque chose en elles.

Hélène souffrait. Pourquoi ?

“ Après, mon cousin, après, dit la marquise insatiable,

—1l me reste bien peu de chose à vous dire, répliqua Henri préoccupé ; j’avais encore la tête folle en ce temps. là. Le début de l'aventure me plaisait. Je dis à Benoît, qui pour le coup était tout tremblant : “Avançons!

—W’ils se tuent comme méuches entre eux,” grommela-t-il, que doivent-ils faire aux étrangers ?

—L’Irlandais vous avait prévenu,” répondis-je.

Benoît reprit sa cachucha où il l’avait Jaissée.

On nous laissa pénétrer jusqu’au centre du compement. C’était une sorte de village composé d’une douzaine de cahuttes. Il y avait, en outre, des habitations souterraines. Deux hommes jouaient au tric-trac, couchés sur un tapis étendu dans la neige même. L'un d'eux portait sur son bras un galon de sergent,

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auaient

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épliqua temps.

à Bençons !

grom-

A l’entrée de la tente, je reconnus l’Indien qui avait dû donner l'éveil.

Entre les deux joueurs, il y avait un monceau de poudre d’or et de lingots, Par terre, je vis une petite balance.

Ah! ah! fit le sergent,” qui me toisa brutalement de la tête aux pieds; “ vous êtes le gentleman français, vous ?” ,

Et avant que j’eusse répondu :

“Dieu me damne! ce coquin de Gallois m’a gagné mes dix dernières onces d’or! Me voilà gueux comme avant... Que le diable emporte, Gallois ; je te tuerai un jour ou l’autre !”?

Le Gallois fourrait paisiblement la poudre d’or et les lingots dans son sac de cuir.

“Veux-tu jouer à crédit, demanda le sergent ?

—Non, répliqua l’autre.

—Ma vie contre dix onces !”

Le Gallois haussa les épaules et se leva.

“Je gagnerais! je suis sûr que je gagnerais ! s’écria le sergent qui grinçait des dents; “avec ces dix onces, j'en rattrapperais cent !.. .”

Quelques Golden-daggers étaient sortis de leurs huttes au bruit de la discussion. Les Vecinos de la Sonora avaient des figures de petits saints en comparaison de ceux-ci.

“Qui veut me prêter dix onces d’or! hurla le sergent ; dix onces pour vingt... pour trente... pour cinquante !”

Le démon du jeu le piquait jusqu’à la frénésie.

“Au revoir, sergent Saunders, dit le Gallois pliant bagage.

—Reste, Nick! reste, au mom de Dieu!... Vastu rester, misérable!.., Que Pourrais-je donc jouer contre ce bandit ? |

“Ah! s’écriat-il en se ravisant, reste, Nick... je te

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