‹ Les coutumes indigènes de la Côte d'Ivoire. Documents publiés avec une introduction et des notesChapitre 45 sur 75 · OBSERVATION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

OBSERVATION GÉNÉRALE

Pour faire une étude complète des coutumes, en vigueur devant les juridictions indigènes dans la circonscription de Séguéla, il faudrait relater les usages de chaque village et presque de chaque famille.

La population de la région est composée de gens d'origines diverses, qui, en des invasions successives, se sont superposés les uns aux autres, imposant aux vaincus une partie de leurs coutumes et leur prenant une partie des leurs.

Les guerres continuelles, qui ont désolé la région jusqu'à notre arrivée, dans un pays livré à l'anarchie la plus complète, où chacun cherche à s'affranchir de toute autorité dès qu'il se sent un peu fort, ont fait que chaque petit groupement s'est confiné sur son territoire et s'est créé une législation particulière absolument différente, pour les détails, de celle des groupements voisins.

Chaque famille a adopté un certain nombre de coutumes différentes, suivant les événements ou les légendes qui se rattachent à son histoire.

Les musulmans sont peu nombreux et cherchent à faire prévaloir les prescriptions du Koran comme règle unique.

Leur influence s'est fait sentir dans les formalités qui accompagnent la conclusion du mariage et la consommation du divorce. Mais ils n'ont pas obtenu beaucoup et ils ont adopté les usages locaux, lorsqu'ils y ont trouvé leur avantage.

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En somme, les coutumes de la région sont très complexes. Le commandant de circonscription s'est attaché, dans les réponses ci-dessous, à relater les règles généralement suivies, — en les dépouillant des détails qui varient à l'infini.

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