BERGUES
CSS. Pierre el Paul).
Une courte note envoyée à Rome au xvirre siècle pour les annales générales de l'Ordre nous montre comme fondatrice du couvent de Bergues, la comtesse Marguerite de Constantinople,
mais la date de 1240 assignée à cette fondation donnerait à penser qu’il faut plutôt l’attribuer à
la comtesse Jeanne. Le testament de Gui, comte de Flandre (1298-130%), témoigne par les less que les inspirations de la fondatrice lui survécurent.
Ce couvent fut longtemps en grande prospérité et comptait cent religieux ; élevé dans un faubourg, il leur offrait peu de sécurité et restait exposé aux ravages de la guerre. Les prêcheurs durent rentrer dans la ville et y construisirent. Brûlé par accident en 1511, ce nouveau couvent disparut encore en 1558 dans le grand incendie de Bergues ordonné par le maréchal Thermes.
Pendant les guerres de religion, l'église qui se relevait et le couvent furent rasés, les vases
acrés (1578) dérobés par les Huguenots ; les religieux chassés de la ville n'y rentrèrent qu'en 1583. Ils furent en 1604 décimés par la peste.
Nous ne conservons d’autres souvenirs que le sceau conventuel publié par M. Carlier. II
représente les deux patrons S. Pierre et S. Paul avec leurs attributs, des clés et de l'épée, sous
un édicule gothique qui nous livre peut-être une image de l’église ; on lit autour : Sigil. conventus
Bergensis Ord. Præd.
BIBLIOGRAPHIE
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