‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 35 sur 72 · BRUGES · texte numérisé non relu

BRUGES

Les Frères Prêcheurs s'établirent à Bruges vers 1228. Le comte de Flandre, Ferrand de Portugal légua une somme importante pour la fondation. Le sceau du Prieur avec l'effigie de S. Dominique et cette légende € Sigillum fratrum predicatorum Prioris in Brugis », indique-

rait même une date un peu antérieure. La princesse Jeanne, veuve de Ferrand, acheta diver-

| ses maisons pour leur couvent (123%). La comtesse Marguerite qui lui succéda, éleva une infir- | merie et la chapelle (1244). Elle vécut assez pour voir le chœur d’une nouvelle église qui | devait remplacer la primitive; cette église terminée en 1311 fut consacrée par l’évêque Olaus. | | Un incendie (1459) consuma le dortoir, la bibliothèque et beaucoup de livres précieux. On | | parle d'une restauration en 1534 et bientôt après de nouvelles destructions par les iconoclastes | Î du temps. Ces malheurs ne durent pas atteindre tout l'édifice, la gravure de Jonghe nous présente Î des parties du moyen âge-encore considérables à la façade, l’abside, les lignes générales du Î bâtiment, la chapelle de S. Pierre martyr qui datait de la comtesse Marguerite. | one x re : à © 8 :

| Joseph IT (1787) ferma le couvent des dominicains, la révolution française le démolit. ! Aujourd'hui il ne reste que des débris de la porte d'entrée, deux ou trois piliers du porche, un mur qui sert de clôture à l’ancienne entrée de l'Eglise m'a empêché d'en faire prendre une — photographie.

— BIBLIOGRAPHIE ) D Li ATVE 4 ns i @ J. JoNGHE, Belgium dominicanum. p. 149-199 (1716). AUBERT MiRœus, Oper. histor. et diplomatie. 1793. « SANDERUS, Flandria illustrata. 4725 (M 1752) DEMAY, Sceaux de Flandre. 7460 «Année dominicaine, IX. 113.

E Père CHAPOTIN, Histoire des dominicuins. p. 199 (1898). GiLt1ops VAN SEVEREN, Bruges ancienne et moderne, 1890. Plan de Deventer au XVIe siècle, 40 M. 1071. | | \& É Î | | | à | ë | d

CE

Les Frères Prêcheurs furent envoyés au Buis pour reconnaitre les lieux convenables en 1294, mais la reconnaissance du couvent n'eut lieu qu'en 1310, et la fondation résulta des libéralités de Raymond de Mévouillon. — Le dauphin Humbert (5 1355) leur fit aussi de riches dotations.

Les troubles du xrve siècle obligérent de transformer cette maison de prière en forteresse ; élevé à cinquante mètres des remparts, le couvent fut alors entouré de hautes murailles crénelées, muni aux angles de tours massives, protégé par de profonds fossés avec pont-levis. En temps de guerre, il recevait une garnison de 50 hommes. Un clocher pyranidal dominait

l’Église et un cloître à larges arceaux lui était adjoint.

Ces édifices furent victimes du fanatisme des calvinistes. Les habitants se servirent de leurs matériaux pour réparer les murailles urbaines, puis ils abattirent ce qui restait pour empêcher les hérétiques de s’y retrancher.

Le couvent, nous écrit M. le chanoine Chevalier, rebati au xvne siècle, ne nous a laissé aucun fragment du moyen àge et se dérobe par conséquent à nos études ; il appartient à la commune qui à établi dans ses murs, la justice de paix, la mairie, le collège. Le cloître et la cour n’ont pas changé depuis le temps des dominicains. Il n'existe aux archives aucun plan

de l’ancien couvent.

BIBLIOGRAPHIE

€ BERNARD Gui, Fondations.

«€ TouroN, Vie des hommes illustres de l'ordre de

Dominique, 1. 184 « DELAGROIX, Statistique du département de la Drôme. p. 446. « Abbé Vincenr, Notice historique sur Le Buis.

« JOUE, Statistique monumentale de la Drôme.

« LOUIS DE CHAVANET, La sainte épine de l’ancien couvent des dominicains du Buis, A890 (LK? 27057). € NaDaL, Histoire hagiologique du diocèse de Valence. p. 630 (L A n. 27). « Père GorrANp, Lettre du 19 août 1901.

« Chanoïne ULYSsE CHEVALIER, Lettre du 7 oct. 1902.

« Archives généralices. K. 241-988.

Page 1