‹ Les couvents de St. Dominique au moyen âgeChapitre 54 sur 72 · GAND · texte numérisé non relu

GAND

(L'Annonciation).

Les auteurs donnent la date de 1221 pour celle de l’arrivée des dominicains à Gand : ils y étaient assurément en 1228 lorsque le comte et la comtesse de Flandre, leur livrérent l’'hopital contigu à la maison qu'ils habitaient. Selon de Jonghe, l'Église fut commencée en 1240 sous Jeanne de Constantinople et Thomas de Savoie, son second mari, mais était inachevée à leur mort.

Les travaux se poursuivirent pendant le xrve siècle : le cloître ne fut terminé qu'en 1369. Un incendie causé par la foudre détruisit (1380) la tour qui surmontait l'Église, et qui ne fut remplacée que longtemps après sur le dessin du Frère Romain.

D'importants travaux dans le couvent signalérent le xve siècle, le chapitre, le réfectoire, un large dortoir y trouvèrent place. Ces travaux furent dus aux libéralités de Marguerite d'York, sœur du roi d'Angleterre Edouard IV (1473).

Le couvent de Gand fut le premier dévasté par les Gueux (22 août 1566) : en 1578, lors

d’une seconde attaque, tout fut mis à sac, les meubles jetés par les fenêtres dans la Lys, ou em-

portés par les sectaires. Les religieux maltraités et chassés traversérent des journées de terrible persécution. En 1584, ils rentrèrent dans leurs murs dépouillés et se mirent à les restaurer.

Une nouvelle expulsion les attendait à la fin du xvmre siècle, à la suite des édits de Joseph II (178%), puis des violences révolutionnaires. On les jeta alors dans les prisons, sur les pontons d'Oleron et en exil (1796). Le 4 janvier 1797, le couvent fut vendu.

J'ai vu dans ma jeunesse la large et riche Église, mais elle fut démolie en 1860 malgré les protestations de M. Van Assche qui nous en a conservé de beaux dessins. Ces dessins et la vue de Jonghe nous dispensent d’en donner la description. Ajoutons que les anciennes fenêtres gothiques se font remarquer sur cette façade.

De nos jours la ville de Gand a eu le bonheur de voir se rouvrir un nouveau couvent et d’y

vénérer encore les robes blanches de S. Dominique (1835).

BIBLIOGRAPHIE

« DEMAY, Sceaux de Flandre de 1275 à 1295, no 7466.

« De JoNGHE, Belgium dominicanum (1719) p. 30. 8, M. 7766. « Mmœus, Not. Eccl. Belg. (1630) cap. 298.

€ Tableau de la bibl. de Gand, photog. de M. d'Hoy, phot.

E, Moniteur des architectes, 1880 (V. 3926).

« P. CHAPOTIN, Histoire des dominicains, p. 128-598.

€ Van Assc

« P. IWEINS, Le couvent des dominicains de Gand, 1901. 120.

Le couvent de Gap ne remonte qu'au xve

1427 à Tarascon, auprès de l’évêque que le roi

AP

siécle: trois délégués de cette ville allèrent en

de Naples, comte de Provence, retenait prisonnier

dans son château et l'entretinrent du projet de fondation de ce couvent, plusieurs habitants

étaient disposés à l’élever à leurs frais(de eorun

\propiis substantiis), ils avaient même déposé entre

les mains des banquiers (in manibus merecatorum) l'argent de la construction. L’évèque

accueillit la proposition ; on rédigea un acte où apparait le soin jaloux de respecter les privi-

lèges du clergé séculier. Le pape Martin V cor

L'emplacement choisi par les officiers dé ville, était situé entre la rue des Tisserands (a et la rue Trébaudon. La construction fut rapi

minée et de la pose des cloches dans la Tour.

florins. On pouvait loger 12 pères et des novices

ifirma l'autorisation.

: l'évêque, le doyen du chapitre, le syndic de la 1 xve siècle du consulat) la rue de l'hôpital. Clair de : le 24 oct. 1497 il est déjà question d’une che-

a ville donna pour ces travaux la somme de 400

En 4567, les réformés se jetèrent sur l'Église et la ruinèrent. Restaurée sous les évêques

Charles de Salomon de Serre (1600-1607), Art d'un bel autel avec tabernacle qui eoûta 450 li

En 1708, elle servit de magasin aux trot

formée en hôpital pour les spagnols; pendi particuliers, on trans{orma la partie la plus : et la partie qui servait de collège en tribunal de l’ancien cloître, reçut les sépultures d’un g

Le dernier prieur Alexis Gerva fut dépot

ur de Lionne (1639-1662), elle fut dotée (1666)

vres.

ipes de Louis XIV; elle fut ensuite (1743) transint la révolution on vendit les bâtiments à des ncienne au nord-ouest en un asile de vieillards, civil. Le cimetière, sans doute sur l'emplacement rand nombre de Capençais.

illé de tout à la révolution, l'Église disparut, la

tour elle-même, le dernier reste dominicain vient d'être démoli (1896). Elle était carrée,

haute de 46m50, large de 6m20 extérieuremen égalait au sommet 1m50, à la base 160. X Gap, n’a pu la sauver de celte ruine, il nous :

dans notre étude l'intérêt qu'il porte aux mot

BIBLI(

t, de 3m dans œuvre. L'épaisseur de ses murailles Il jh E

1 du moins montré par une obligeance infatigable

ibbé Guillaume, l’archiviste si distingué de

iuments dominicains de son pays.

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