GENÈVE
(S. Dominique el S. Pierre martyr).
Le couvent dominicain de Genève fut fondé en 1260 et fut reçu à cette époque par le chapitre de Bologne, il se construisait en 1289 et on lui fournissait des allocations pour les travaux. Nous conservons un acte de cette année qui rappelle que Jean, prieur des Frères Précheurs de Genève, recut 63 livres de Hugues de Salins. Blavignac a publié le sceau attaché à cet acte. Les édifices sélevaient à la Corraterie, actuellement une rue, autrefois le faubourg du Palais, qui est le nom le plus connu.
Mathilde de Bologne, prodigua ses bienfaits aux Frères Précheurs, une charte de 1353
nous en informe et nous rappelle leur reconnaissance dans leur projet de lui réserver une
chapelle où l’on puisse prier spécialement pour elle ; . .... « vicissitudine benificiorum spiritua- « lium compensam, sponte et unanimiler offerimus eidem domine capellam S. Dominici patris « nostri et B. Petri martiris infra nostram ecclesiam situatam..... Datum Bisuncii sabbato « post Pentecosten anno Dom. MCCCLTIL. (Arch. de Royaume Turin, paquet 5, n° 1, com-
muniqué par le P. Chapotin).
Le document intéressant que nous pouvons offrir pour le xiv' siècle est la matrice de
cuivre dont M. de la Tour nous a donné communication au cabinet de France, le sceau du prieur de (Genève représenté à genoux devant la Madone. Si l'on considérait la grande arcade, les clochetons qui la surmontent comme une image de l'Église ce serait la plus ancienne
et la seule que nous possédions
Amédée VII (4401) se plaisait à habiter le couvent pendant son séjour à Genève ; Vincent Ferrier le sanctifia par ses prédications. Mais ce couvent tomba au XVIe siècle de cette prospérité dans la persécution des hérétiques qui eurent toujours une aversion spéciale pour les dominicains. On cite à cette époque le courage héroïque de Guy Farby, religieux de Montmélian, qui défendit la religion. Les calvinistes n'eurent pas de meilleure réponse contre leurs adversaires que de détruire leur habitation ; il ne reste plus le moindre vestige; M. Naef que je questionnais à ce sujet et qui est si compétent dans l'histoire monumentale du pays, nous à
dit que toutes ses recherches ne lui avaient pas révélé la moindre ruine.
BIBLIOGRAPHIE
BernarD Gui, Collectio amplissima NII, 994.
« Mémoires et documents publiés par la société Savoisienne d'hist. et d'arch. NI et VII « Helvetia sacra, 11, 21.
« BLAvIGNAC, Armorial génevois 1849. 80 PI XL (M. « Archives générales