ALAIS
Les dominicains bâtirent leur premier couvent d'Alais en 1951 et 1259, sur la rive droite du Gardon, à l'entrée du faubourg actuel de Rochebelle ; le terrain sur lequel on a, il y a 40 ans, construit l'église de Rochebelle, était une dépendance conventuelle.
En 1258, pour relier la ville avec le couvent, on construisit un pont dont les pierres
furent tirées au Puech de S. Julien d'Ecosse, d’une carrière appartenant à la ville. Il y avait
alors 21 religieux. Pour se garantir des routie s se logérent à l'extrémité du Pont Neuf. Des chapelles, dans l'Église, s’'élevérent en l'honneur de S. Eustache, S. Etienne, S. Jean, N.-D. de Grâce.
Vers les derniers mois de 1561, le Prieur averti que le couvent était menacé par les Protestants, mit les objets précieux entre les mains d'un ami avant qu'il ne fut dévasté. Les dominicains rétablis se fixèrent dans un couvent aussi considérable et placé sous la protection seigneuriale dans l’enceinte murée qui abritait les tribunaux, les prisons et les maisons consulaires. Ils conservèrent sur l’autre rive du Gardon des jardins appelés « enclos des prédicateurs ».
A l'époque du siège d’Alais, ils furent encore forcés d'abandonner leur couvent. L'année
160% est marquée par une inondation.
En 1772, la chapélle qui existe encore fut agrandie, elle fait partie de la maison des dames
de la Présentation. En 1827, on fit reconstruire la voûte, (1854) le clocher. Le cloître est la
partie la mieux conservée. Les cellules donnaient sur un corridor éclairé par six arcades qui servait à communiquer avec l’Église; ces arcades souvraient sur une cour ombragée de
platanes.
BIBLIOGRAPHIE
Bulle « Ducraux-MonreIr, Recherches historiques sur la ville d'Alais, 1860 (L K7. 105). « AcH. BARDON, Histoire de la ville d'Alais de 1250 à 1461. 2 vol. 89, 1896.
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in du comité de l’art chré
« Louis ANTon
Documents et correspondance.
« Archives générales de l'ordre