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LES TROUBLES MORPHOLOGIQUES ET GÉNITAUX

Ce sont les troubles les plus évocateurs d’une lésion hypophysaire. Ils varient d'importance suivant l’âge du malade. Au premier plan du tableau clinique chez l'adolescent et l’adulte, ils paraissent estompés aux âges extrêmes de la vie.

Nous étudierons successivement :

— J’infantilisme et les troubles génitaux de l’adulte ;

— les troubles de la croissance ;

— l'obésité.

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L'’INFANTILISME.

L'infantilisme est certes connu depuis déjà longtemps, mais la plus grande confusion a longtemps régné autour de ce syndrome clinique.

Des faits identiques sont désignés suivant les auteurs sous des noms différents :.infantilisme type Lorain, ou encore type Lorain-Levi: nanosomie de Paltauf ; infantilisme de Souques et St.-Chauvet ; infantilisme réversif de Gandy; autant de noms qui méritaient d’être revus. ne

Une révision critique a été faite par FROMENT en 1922. A ce propos, SOUQUES a précisé sa conception de l’infantilisme hypophysaire. VAN BoGAERT, en 1929, en donne un résumé.

« Il résulte de l’étude des documents originaux de LORAIN et FANEAU DE LA Cour que le type décrit par ces auteurs était une sorte de chétivisme avec ou sans retard à l’ossification des cartilages de conjugaison et en rapport avec la tuberculose.

« Ettore Levi souligne à son tour l’absence de soudure des

épiphyses mais refuse d'admettre une cause hypophysaire. Il considère l'affection comme étant d’origine pluri-glandulaire, hérédo-syphilitique.

« ParTAUF, en 1881, n'avait décrit qu’un simple arrêt de croissance et FALTA souligne le retard du développement sexuel.

« SOUQUES et STEPHEN CHAUVET, sont les premiers à avoir considéré l’infantilisme comme étant d’origine hypophysaire en opposition à l’infantilisme thyroïdien de BrissAuD ».

SOUQUES écrit : « l’infantilisme est un syndrome somatique caractérisé par l’hypoplasie des organes génitaux et l’absence

des caractères sexuels secondaires, chez un individu ayant

dépassé l’âge de la puberté. La longueur de la taille me paraît accessoire, il y à, en effet, de grands enfants et de petits adultes. Il n’y a donc aucune espèce de rapport entre l’infantilisme et le nanisme. »

Quant à l’infantilisme de Gandy, il s’agit d’un syndrome clinique, régression des organes génitaux et des attributs sexuels secondaires, chute des poils, aspect sénile précoce, indépendamment de toute lésion mécanique ou inflammatoire intéressant directement les glandes sexuelles. À la suite des travaux de GANDY, LEREBOULLET et HUTINEL, ce sont LEREBOULLET et

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