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voir les signes du fond d’œil et une stase relativement légère.
30 L’interrogatoire permet parfois de retrouver l’évolution des troubles visuels et apprend qu'ils sont apparus avant la céphalée.
49 Enfin, l'examen du côté opposé montre des lésions parfois asymétriques avec une acuité visuelle moins touchée et pas d’atrophie.
Ce ne sont pas là les seules combinaisons possibles de la stase et de l’atrophie. Compression directe d’un nerf optique et hypertension intra-cranienne sont associées très souvent et l’on peut voir réaliser ainsi les différents syndromes de Foster-Kennedy. Notre collègue DEsvicnes leur à consacré une thèse encore récente où il en décrit deux types principaux. Soit, syndrome typique : atrophie optique d’un côté, stase papillaire de l’autre. Soit, aspect moins typique : stase bilatérale avec grosse baisse de l’acuité visuelle d’un côté sans aspect d’atrophie.
A côté de ces grands types cliniques de stase et d’atrophie, on peut voir, au cours des craniopharyngiomes, d’autres troubles oculaires. Tels une paralysie des oculo-moteurs ou des troubles pupillaires. Mais ce sont des signes plus accessoires et nous les verrons dans un autre chapitre.
LES ASPECTS RADIOLOGIQUES
Les signes radiologiques des craniopharyngiomes sont aujourd’hui bien connus. Depuis les premières communications de CusxinG et de ses collaborateurs, insistant sur la fréquence des granulations calcaires dans les tumeurs de la poche de Rathke et sur la possibilité de déceler ces granulations à la radiographie, bien des publications ont précisé les signes radiologiques de ces tumeurs. Signalons les articles de MACKENZIE et Sosman (1924), de BÉCLÈRE (1928), de Puecu et SruLz (1934).
Les signes radiologiques ont une valeur diagnostique considérable. Les signes d’hypertension intra-cranienne, en effet, n’ont rien de spécifique des craniopharyngiomes. Les troubles morphologiques et génitaux traduisent une atteinte de la « région hypophysaire », mais ils ne sont pas constants et surtout ils peuvent se voir en dehors de toute tumeur. Les «encéphalites » de la région peuvent réaliser le même tableau morphologique que les «poches »
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les plus authentiques. Les signes oculaires et le syndrome de compression directe des voies optiques ont plus de valeur ; mais, là encore, il peut exister d’autres causes de compression que les tumeurs. |
Seule la radiographie apporte très souvent un signe de valeur absolue. Elle permet, dans certains cas, d’affirmer le diagnostic avec certitude, avant l'intervention. L'existence de calcifications intra ou supra-sellaires n’est pas constante. Elle est tout de même très fréquente. MACKENZIE et SosMAN les signalent dans 80 %, des cas. BarLzey, dans 85 % des cas. Purcx et SruLL donnent une proportion moins précise et légèrement plus faible, 3/4 des cas. Nous même en nous basant sur toutes les observations retrouvées dans le service de neuro-chirurgie de la Pitié, trouvons les calcifications dans plus des 3/4 des cas.
Avoir de bons films radiographiques est un élément très important pour le diagnostic des craniopharyngiomes. Il est indispensable d’avoir deux profils, un droit et un gauche, centrés sur la selie turcique. Il est très utile d’obtenir, quand on le peut, des stéréoradiographies. On situe, alors, dans l’espace, par rapport à la selle, les calcifications. On voit une destruction de la selle encore minime, portant sur une clinoïde postérieure ou antérieure. On juge de l’importance plus grande d’un côté, d’une destruction de la selle, qui permet de «situer » la tumeur.
Les signes liés directement à la tumeur sont, d’une part, les modifications de la selle, d’autre part, les opacifications surajoutées.