DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL
Nous avons insisté au cours de notre étude clinique, sur les erreurs de diagnostic commises fréquemment en présence des craniopharyngiomes.
Chez les malades, bien des mois d'évolution passent avant que. l’on pense à un craniopharyngiome, voire même à une tumeur cérébrale. Les diagnostics les plus variés sont quelquefois posés. On rencontre des malades soignés pour « migraine », « crise de foie », « appendicite chronique », « insuffisance ovarienne », « Septicémie », tuberculose ».
Nous n'oublions pas, nous l’avons vu, qu'il y a des cas très difficiles. Les troubles psychiques simulent parfois la psychose de Korsakof, ou la P. G., d'autant que la syphilis ou l’éthylisme peuvent être associés. Il existe des cas avec troubles neurologiques cérébelleux ou extra-pyramidaux. Il convient dans les cas douteux de ne pas hésiter à faire des radiographies et un examen de fond d’œil.
Le tableau clinique, réalisé par les tumeurs de la poche de Rathke varie suivant qu’il s’agit d’un enfant ou d’un adulte et les diagnostics vers lesquels on est orienté sont très différents suivant l’âge du malade. D'autre part, la fréquence des autres affections qui peuvent prêter à discussion, varie également avec l’âge.