I. Mémoires, t. III, p. lu
■x. Il ne s'agit ici que d'opinions littéraires : les questions d'ordre pratique et musical trouveront leur place dans un chapitre spécial.
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qui comptent l'honnêteté publique pour quelque chose. Si ceux-ci étaient indignés d'y entendre toujours des sottises, des allusions obscènes ou satiriques, de sales équivoques, les autres n'étaient pas moins choqués d'y entendre dialoguer en vaudevilles et en couplets sans aucun accompagnement de musique \ »
L'opinion contraire est représentée par les œuvres de Favart, qui s'obstinait à rester fidèle aux comédies à vaudevilles dans ses diverses pièces de circonstances et jusque dans Annette et Luhin, en 1762. Il avait d'ailleurs des mots fort justes pour opposer les deux systèmes ; le compositeur Cliquette, personnage d'une de ses Revues, a dans la tête deux contrepoids : « De ce côté, c'est de la musique française, un peu lourde à la vérité ; de l'autre, de la musique italienne, fort légère, mais bien chargée de notes ; cela fait l'équilibre. » La querelle se trouve transportée à la scène avec beaucoup de vie dans le Procès des Ariettes et des Vaudevilles (Foire Saint-Laurent, 28 juin 1760), qui n'est autre que les Couplets en procès, de Le Sage, accommodés au goût du jour. Favart ne ménage pas ses railleries aux ariettes dont les oreilles sont rebattues depuis quelques années :