I. ISOLA BELLA
| irage d'or où paraît revivre Ninive, Les jardins de terrasse en terrasse étages Semblent sur l'eau d'azur qu'effleure un vent léger Quelque galère en fleur voguant à la dérive.
Laissons le berceau noir et la vasque plaintive Et parmi les parfums de rose et d'oranger Montons encor dans la tiédeur pour mieux songer, Les yeux perdus sur l'eau du lac aux calmes rives.
Après l'ombre du mur ambré de la villa Et la nacelle ouverte aux cieux des pergolas Qu'entoure le flot vert des forêts tropicales,
Voici, pavée en marbre rose, lieu désert, La dernière esplanade où la paix musicale Essaime des vols bleus de colombes, des airs.