IL LE JARDIN GIUSTI
J A porte s'ouvre et sous Tare aux rinceaux de fer *-* Apparaît un pays de rêve, la féerie Des cyprès étages en longue théorie, Escalier descendant des cieux devers l'enfer.
Le basaltique élan des vieux arbres se perd Dans le soleil qui tend sa voûte en verrerie, Cependant que leur fût couvre l'herbe fleurie D'une ombre morne ainsi qu'un silence d'hiver.
Droite, l'allée hautaine et funèbre prolonge,
De marche en marche, son royal berceau de songe,
Déserte, sans même un marbre de l'Hélicon;
Portant le pèlerin de sa nocturne pente Vers le prodige ailé du céleste balcon Où Roméo dut voir la douce adolescente.