LANGUEUR
EN deuil de l'absente Ophélie Rêver près du lac en marchant ; L entendre, la perdre, sachant Que l'arbre est de l'onde amollie.
Attendre avec mélancolie L'orgueil étranger des couchants ; Contempler festins d'or et chants Sombrer, du rideau qu'on déplie.
Dans la brune aux larges miroirs Poursuivre une ombre pâle et voir Des fleurs s'effeuiller de surprise.
A la nuit surprendre la brise Implorer les calmes roseaux Et pâlir sur les sombres eaux.
-ej-