SUR UN ALBUM
A Maderaouetlc Aï. P.
J'entrais dans les jardins lumineux du printemps Quand je vous vis venir, pareille au Mai lui-même, Blanche et rose, effeuillant cette rose suprême, Votre regard. O parfums caressés longtemps !
Le soir, puis 1* ombre et puis le silence et le temps Sont tombés sur l'azur de mes vœux, vain blasphème, Je retrouve aujourd'hui le mirage que j'aime Epars au ciel rieur de vos beaux yeux chantants.
Mignonne infante qui dansez dans le mystère, Venez ; voici les flots, l'horizon d'or, Cythère Ouvrira devant vous ses palais enchantés.
Là-bas, je sais un pavillon de porcelaine, Où parmi les coussins fleuris, votre beauté Sourirait, à la calme chanson des fontaines*