‹ Les crimes inconnusChapitre 10 sur 22 · LES ADIEUX · texte numérisé non relu

LES ADIEUX

Oscar employa le reste de la journée à mettre ordre à ses affaires. Quant arriva l'heure du repas, la grando Françoise vint lui dire que madame le priait instamment de descendre.

— Soit, — répliqua-t-il après une courte hésitation, — j'assisterai au dîner... Ce sera le dîner d'adieu.

Et il se rendit au salon, où se trouvaient son oncle et Armanline. Le commandant l'accueillit avec la politesse embarrassée qu'il lui avait montrée déjà. Il ne demanda même pas à son neveu pourquoi on ne l'avait pas vu depuis la veille. Mais Armantine était venue au-devant d'Oscar avec empressement.

— Mon Dieu! — dit-elle, — est-il donc possible que vous nous quittiez demain matin?

Oscar confirma le fait et ajouta avec amertume :

— Qui me regrettera... excepté vous peut-être, vous qui êtes si bonne?

— Ceci est de l'ingratitude, Oscar; je vous assure que monsieur de Vareilles...

— Je me suis déjà expliqué sur ce point, — dit le commandant; — à tort ou à raison, l'opinion publiquo se déchaîne contre Oscar et il fera bien do ne pas la braver.

— A tort ou à raison, mon oncle I est-ce vous qui parlez ainsi?

— Allons! ma parole a trahi ma volonté... Mais laissons cela... On a servi; mettons-nous à table.

— Un moment encore, mon oncle, — reprit Oscar d'une voix sourde, en tirant un portefeuille de sa poche; — quand j'ai accepté naguère un présent de vous, je n'étais pas dans la situation où je suis aujourd'hui. J'ai trouvé une très-forte somme dans le secrétaire de mon père... Aussi, tout en vous remerciant de vos bontés passées, désiré-jo opérer une restitution que m'imposent des considérations graves.

Et il présenta à son oncle les deux billets de mille francs qu'il avait reçus de lui. Le commandant les repoussa avec un geste plein de dignité.

— Ah ! tu ne veux rien de moi ? — dit-il ; — mais je n'ai pas l'habitude de reprendre mes présents.

— Et moi, — répliqua Oscar en déposant les billets de banque sur la table, — je n'accepte des présents que dans de certaines conditions dont je suis juge.

— Messieurs, — s'écria Armantine qui intervint avec vivacité, — cette discussion est-elle digne de vousdeux? Est-ce là cette affection qui doit exister entre proches parents? Oscar, je vous supplie de reprendre cet argent.

— Désolé do vous refuser, Armanline ; mais c'est impossible.

— Eh bien, vous, mon ami, soyez plus raisonnable... Acceptez cette restitution, puisque votre neveu est si obstiné... Allons! pas de mésintelligences entre vous... Vareilles, je le veux!

Et elle déployait toutes ses séductions pour décider le commandant, qui détourna les yeux en murmurant :

— Folle! ne sentez-vous pas que ce serait une honte pour moi?

— Ah ça ! il faut en finir pourtant... Attendez, je vais trancher la difficulté.

Armantine déchira les précieux chiffons de papier, les approcha de la flamme d'une bougie, et les jeta tout en feu dans la cheminée.

— Voilà! — dit-elle en riant.

L'oncle et le neveu n'avaient fait aucun mouvement pour empêcher ce gaspillage,

EUE BERTMET.

— J'ai toujours pensé, Armantine, — dit le commandant avec bonhomie, — que vous seriez une mauvaise trésorière.

— C'est possible, — reprit la jeune femme; — mais l'affaire étant 'arrangée à la satisfaction de tous les amours-propres, n'en parlons parlons plus ; songeons seulement que le dîner va se refroidir.

Et l'on passa dans la salle à manger.

Nous ne saurions énumérer les prodiges d'adresse, les efforts d'intelligence dont Armantine eut besoin pendant le repas. Elle voulait maintenir entre son mari et Oscar une apparence de bonne harmonie, cacher aux yeux des domestiques la haine qui venait d'éclater. C'était sans doute la dernière fois que le commandant et Oscar subissaient cette, intimité forcée; il s'agissait d'éviter entre eux une rupture complète, de leur donner le change à eux-mêmes sur leurs sentiments. Elle employa toute la sagacité de la femme du monde à découvrir les sujets de conversation qui ne présentaient aucun risque de désaccord. Elle sut, en questionnant tour à tour l'un et l'autre, les obliger à se parier, à exposer leurs idées sur certains points où ils ne pouvaient êlre divisés ; et réellement, grâce à cet habile manège, une personne qui, n'ayant aucune connaissance des dissentiments de l'oncle et du neveu, eût assisté à ce repas, n'aurait pu se douter des passions ardentes qui grondaient dans leurs cœurs.

Cependant lorsque, le dîner fini, on fut retourné au salon, tout danger de conflit n'était pas encore écarté; au contraire, Armantine ne voyait pas sans appréhension approcher le moment où son mari et le jeune homme devraient prendre définitivement congé l'un de l'autre.

Ce moment étant enfin arrivé, Oscar dit à son oncle avec un malaise visible :

— Adieu, soyez heureux. Je regrette que certaines idées fâcheuses, certaines préventions injustes...

— Il n'y a pas entre vous d'idées fâcheuses et de préventions injustes, — interrompit Armantine d'un ton péremptoire. - Oscar, mon mari est et sera encore pour vous ce qu'il a toujours été, un bon parent, sur lequel vous pouvez compter en toutes circonstances... N'est-il pas vrai, mon ami?

— Certainement, ma chère, jo ne saurais vouloir de mal à Oscar. Loin de là, je lui souhaite toutes sortes de prospérités, et je désire que sa conscience...

— Assez, — interrompit encore Armantine; — la conscience n'a rien à voir ici... Allons! donnez-vous la main... à merveille! Mais quoi! vous ne vous embrassez pas?... Embrassez-vous, je le veux!

Et, moitié grave, moitié souriante, avec cette grâce charmante à laquelle personne ne semblait capable de résister, elle les poussa l'un vers l'autre et les obligea d'échanger une embrassade.

Les deux hommes se séparèrent aussitôt l'un de l'autre, comme s'ils se fussent mutuellement mordus. Toutefois Armantine, satisfaito du résultat qu'elle venait d'obtenir, présenta son front à Oscar, qui y déposa un baiser en disant à voix basse :

— Armantine, il faut que je vous parle avant mon départ, ne fût-ce qu'un moment!

Une f urtive pression de main fut la réponse, et Oscar sortit.

Demeurés seuls au salon, Armantine et le commandant également abattus et fatigués, s'étaient jetés chacun dans un fauteuil et gardaient le silence. Bientôt la jeune femme dit à son mari d'un ton câlin:

— Ces émotions sont mauvaises pour vous, mon ami, et j'aurais voulu vous les épargner... Vous voilà tout bouleversé, et vous auriez besoin de vous distraire... Voyons, pourquoi ne sortiriez-vous pas un moment, afin oe changer vos idées? Vous pousseriez jusque chez ma mère, qui est soutirante depuis plusieurs jours, et vous me rapporteriez de ses nouvelles.,. Puis, comme c'est

l'heure de son whist, rien ne s'opposera à ce que vous fassiez une partie avec ses habitués.

Réellement, le pauvre commandant avait la tête en feu, et un peu de distraction semblait lui être fort nécessaire. 11 se laissa donc persuader, et tandis que sa femme lui apportait sa canne et son chapeau, il demanda affectueusement :

— Et vous, chère Armantine, qu'allez-vous faire?

— Oh! moi, les occupations ne me manquent pas. Je travaillerai à côté de ce pauvre petit Alfred, qui a toujours la fièvre.

— Bonne mère! — murmura le commandant attendri ; —admirable épouse! Femme indulgente et dévouée!

Quand il fut parti, Armantine demeura immobile et l'oreille au guet, jusqu'à ce qu'elle eût entendu se refermer la porte extérieure. Alors elle se redressa, et une expression bien différente remplaça sur son visage l'expression de frivolité qui lui était ordinaire.

— Enfin! — murmura-t-elle, — je vais donc savoir quelque chose... J'étais bien sûre que je forcerais Oscar à parler 1

Elle drapa sur sa tête un voile de dentelle noire en guiso de coiffure, et descendit d'un pas furtif dans la partie du jardin affectée autrefois à l'usage du conseiller.

Cette partie, comme nous l'avons dit déjà, était fort négligée, et les arbres, qu'on ne taillait plus depuis longtemps, y formaient ça et là des massifs impénétrables. Cependant, il y avait au centre une allée bien sablée, où le conseiller venait jadis faire une promenade hygiénique quand il ne pouvait sortir, et ce fut dans cette allée qu'Armantine se mit à marcher d'un pas mesuré.

La nuit était claire; mille étoiles brillaient dans un ciel pur, et la lune, qui avait toute sa rondeur, projetait une lueur comparable à celle du jour. Cette lueur, blanche et comme argentée, ne pouvait pénétrer sous le feuillage des arbres, mais elle tombait en plein sur l'allée où se promenait la jeune femme. Une seule fenêtre de la maison était encore éclairée, et dans l'encadrement on voyait une silhouette humaine. Il n'était pas difficile de deviner Oscar.

Armantine fit plusieurs tours sans que sa présence parût avoir été remarquée. Enfin elle entendit une exclamation, et on quitta précipitamment la fenêtre.

— Il m'a vue ! — murmura-t-elle.

Toutefois, quand, peu de minutes plus tard, elle se trouva en présence d'Oscar qui accourait, elle poussa un petit cri de surprise.

— Vous ici ! — dit-elle d'un air embarrassé.

— Quoi ! chère Armantine, ne m'attendiez-vous pasî... Ah ! j'aurais été trop malheureux de partir sans avoir eu l'occasion de causer un instant seul à seul avec vous !...

— Mais il me semble que nous n'avons plus rien à nous dire. J'ai reçu vos adieux ce soir, et je no comptais plus vous rencontrer, du moins de sitôt.

— Eh ! pouvais-je, devant... cet homme, laisser éclater toute mon admiration, toute ma reconnaissance, toute ma tendresse !... Je vous en conjure, Armantine, écoutez-moi.

— Eh bien, — répliqua-t-ello en affectant une grande tranquillité, — je vous écoute... mon neveu.

Ces derniers mots furent comme une douche d'eau glacée qu'Oscar aurait reçue brusquement sur la tête. Il reprit, non sans une certaine amertume :

— Vous vous êtes bien vengée, Armantine, de ma conduite passée, e! je crois que vous vous en vengez encore... A la vérité, je dois être inexcusable à vos yeux: Je vous aimais déjà quand je fréquentais la maison de votre mère, il y a quelques années, et j'osai vous le dire. Vous, de votre côté, vous me laissâtes soupçonner une préférence...

— Assez, — interrompit la jeune femme, — je ne saurais écouter un pareil langage.

Néanmoins Oscar poursuivit :

— Combien je fus aveugle et stupide ! Je ne sais quelles idées envahirent mon cerveau, quel vertige s'empara de moi. Et pendant que j'hésitais, un autre plus prompt... Mais vous ne l'aimez pas ce vieillard, vous n'avez jamais pu l'aimer?

— Encore une fois, je ne saurais permettre un pareil langage, — interrompit Armantine; — pourquoi n'aimrrais-je pas cet honnête homme... le père de mon enfant?

— Votre enfant! — répéta Oscar avec colère.

On fit quelques pas en silence. Vareilles reprit bientôt :

— Oui, j'ai été bien puni de mes hésitations. Ce fut seulement quand se révéla cette rivalité sexagénaire que je compris combien je vous aimais; par malheur il était trop tard. Je me liguai avec mon père pour faire obstacle à ce mariage disproportionné, et tout le monde pensa que je cédais au dépit causé par la perte d'un héritage. Que m'importait cet héritage! C'était vous, Armantine, vous seule que je regrettais. Jo partis désespéré pour Paris et là, je l'avoue, je me jetai à corps perdu dans toutes les dissipations, afin de vous oublier... Mais je ne vous oubliai pas. Vous étiez au contraire toujours présente à ma pensée. En vain j'évitais de revenir ici pour ne pas être témoin, même à distance, du bonheur que j'avais laissé échapper; mon imagination me reproduisait sans cesse des tableaux qui me faisaient bouillonner le sang... Vous savez par quelles circonstances impérieuses, inexorables, j'ai été forcé de rentrer dans cette maison...

Armantine écoutait, les yeux baissés. Son voile lui cachait le visage, et cette forme svelte, aux longs vêtements de deuil, était comme une énigme vivante dont il semblait impossible de deviner le mot. Oscar reprit, après une nouvelle pause :

— Vous avez été cruelle pendant les premiers temps, Armantine, et je croyais qu'en me torturant ainsi vous cédiez à quelque implacable désir de vengeance... Mais depuis qu'un malheur, arrivé dans des circonstances particulières, est venu me frapper, mes jugements à votre égard ont bien changé. Ce que je considérais comme une méchanceté raffinée n'était, je l'ai reconnu, que candeur et incxpérienre naïve, car il est impossible de se montrer meilleure, plus généreuse, plus délicate que vous ne l'avez été pour moi pendant ces derniers jours.

— Quoi d'étonnant, Oscar, si j'ai fait tous mes efforts pour prévenir de douloureuses scènes de famille, pour empêcher une rupture éclatante dont tout le monde eût souffert, et vous plus que personne?... Mais que! est votre but en revenant ainsi sur le passé ? Qu'espérezvous à réveiller ces souvenirs... qu'il eût mieux valu ne pas agiter peut-être?

— Rien, Armantine, seulement, comme je vais partir dans quelques heures et comme certaines considérations ne sauraient plus m'imposer silence, je tiens à vous dire la vérité... Armantine, je vous ai aimée, je vous aime, et quoi que je fasse, je n'aimerai jamais quo vous.

La jeune femme s'arrêta.

— Oscar, Oscar, — dit-elle d'une voix étouffée, — pouvez-vous me parler ainsi... à moi la femme de votre oncle?

— Je le renie pour mon parent. Allez-vous donc ajouter foi aux protestations menteuses que nous avons échangées ce soir? Il a horreur de moi, et je le hais de toute mon âme. Nous ne nous reverrons jamais.

— En ce cas, moi aussi, vous ne me reverrez plus. Ils restaient immobiles au milieu du jardin, à la clarté

de la lune.

— Cet éloigncment n'est-il pas dans vos désirs, Armantine? — reprit Oscar trisU-ment ; — il assurera vo-

re tranquillité, votre bonheur.

Elle ne répondit pas d'abord, et semblait toute frémissante. Enfin laissant tomber son front sur l'épaulo du jeune homme, elle dit d'une voix à peine intelligible :

— Puisque nous allons nous séparer, et puisque nous ne devons jamais nous revoir, moi aussi je ne garderai pas mon secret... Sachez-le donc, autrefois le dépit de votre abandon m'a seule décidée...

Elle n'acheva pas, et, repoussant Oscar, elle fondit en larmes.

Il s'empara d'une main que l'on no songeait pas à lui retirer, et adressa des paroles passionnées à Armantine. Il voulait sécher par un baiser ces larmes qui brillaient comme des perles à travers la dentelle noire, quand il éprouva une hallucination étrange.

Dans ce jardin aux mystérieuses et sombres allées, où tant de choses devaient éveiller ses souvenirs, il lui sembla entrevoir le visage do tous ceux qui le fréquentaient autrefois. Au fond de cette charmille, c'était la figure pâle et mélancolique de sa mère ; plus loin c'était la forme mignonne et gracieuse d'une petite sœur dont la mort avait été une des plus vives douleurs de. son enfance. Plus loin encore c'était son oncle luimême, non pas ce vieillard cassé et morose d'aujourd'hui, mais un joyeux militaire, bien cambré dans son uniforme, commo était le commandant de Vareilles quand il venait passer à Z*" ses congés de semestre. Enfin, sur cette façade obscure de. la maison, à cette fenêtre close et plus obscure que toutes les autres, apparaisfait une figure grave, menaçante, aux traits convulsés, dont les yeux fixes le regardaient avec une obslination effrayante... C'était son père tel qu'il l'avait vu au dernier moment.

Ces images glissèrent confusément devant ses yeux, sans qu'il pût comprendre quel prestige les avait évoqués. Ii sentait lui-même qu'elles n'avaient rien de réel; mais elles suffirent pour produire un revirement dans sa pensée. A son tour il s'éloigna d' Armantine, et dit avec trouble :

— Tout ici est fait pour nous inspirer l'horreur du passé; il faut donc d'abord nous hâter de quitter ce lieu maudit... Puisque nous nous aimons, chère Armantine, pourquoi nous arrêter à do misérables convenances sociales? Rompons avec elles sans hésiter... Me voilà riche à présent ; reprenez votre liberté que vous avez aliénée dans un moment, de vertige, partons ensemble. Nous irons nous cacher dans quelque coin inconnu de Paris, ou bien dans une province écartée, à l'étranger, s'il le faut; mais il importe de vous soustraire promptement au martyre que vous devez éprouver ici... Partons cetto nuit... partons à l'instant même!

Cette proposition hardie parut effrayer Armantine, qui sécha subitement ses larmes et répliqua :

— Y pensez-vous, Oscar? Que dirait le monde ! Dans ce refus spontané, l'épouse ne semblait pas s'être souvenue de son mari, la mère de son enfant.

— Allez-vous donc vous inquiéter de ce que pensera cette majorité de sots, de coquins et d'hypocrites qu'on appelle le monde? — reprit Oscar avec chaleur. — Rompez avec lui, vous dis-je... Armantine, si tu ne me trompes pas, si tu éprouves pour moi ce que je ressens pour toi, n'hésite plus... et partons !

Sa voix était vibrante; il avait saisi de nouveau la jeune femme par la main et semblait vouloir l'entraîner. Elle résistait, mais avec une hésitation visible.

Tout à coup, au milieu du silence, on entendit, du coté de la maison, le claquement d'une porte qui se refermait. Armantine tressaillit et se dégagea.

— //rentre déjà, — dit-elle; —je vais bien vite le rejoindre, sinon il serait capable de venir me chercher

— Qu'il vienne ! — répliqua Oscar d'un ton farouche ; — croyez-vous qn'il me fasse peur?

— Non, non, je croirais plutôt... Mais il faut que je

ELIE BERTHET

vous quitte... Adieu, Oscar... mon Oscar... nous nous reverrons.

— Où donc, Armantine?

— A Paris.

— Et quand?

— Bientôt... Prenez patience.

— Mais les liens qui vous enlacent, et que vous semblez porter avec une opiniâtre complaisance, existeront toujours !

— Ils se rompront d'eux-mêmes... Je redeviendrai libre... Je t'aime... adieu!

Elle s'enfuit d'un pas léger et disparut dans l'obscurité.

Oscar, malgré sa corruption, demeura comme foudroyé à la même place ; il devinait dans les paroles de cette belle et sémillante créature quelque chose d'horrible, et, en dépit de lui-même, il s'épouvantait.

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