‹ Les cris de ParisChapitre 11 sur 26 · SCENE VIÎJ · texte numérisé non relu

SCENE VIÎJ

les Précédens, LORRAIN.

LORRAIN

Carleur de souliers!

la ve. CRAND-jea!n, pleurant.

Comment, père Grand-Jean! c'est vot' dernier mot... us me refusez deux pauv' pièces de cent sous ! v'Jà \es pa-

vous

rens,au jour d'aujourd'hui.

Carleur de souliers ! Quoiqu'nous avons donc mère Grand -Jean, n' tourmentez donc pas not' pauv' père comme ça, qu'est-ce que vous voulez?

LA Ve. GRAND-JEAN.

Il me r'fuse deux pauv' pièces de cent sous.

LORRAIN

T'nez , via uu ècu à la vache, tachez que ça vous dure.

GRAND- JEAN

Oh ! nature ! nature ! c'est-y là un enfant d'une bonne acabit ?

lorrain , à la veuve Grand-Jean.

JEh ben ! vous me refusez ? ^

LA Ve GRAND- JEAN.

J' crains qu'ça n' vous gêne, Lorrain.

( rfi )

LORRAIN

Du tout, du tout, ma sœur, c'est des p'tiles économies que j'ai mises de côté pour mon plaisir, c'est à son adresse. la vc GRAND-JEAN , l'embrassant.

Mon bon frère ! . . . (A part, en sortant.} A la bonne heure, tout carleur de souliers qui! est au jour d'aujourd'hui , il ne passera pas pour un dur à cuire , celui-là. . . d'zaîlunieltes et 1 amadou ! . . (à Grand-Jean, lui montrant un ecu de 6 francs.) Heim ! vieux bougon ! . . . c'est bien fait , j'ai un ecu de 6 fr... heini ! et puis j'achèterai des bouquets (elle cric) des bouquels pour mettre dans les pois et les caraffes. (Elle sort. )

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