CHAP. IV. LES FLUCTUATIONS DE LA FIN UL XIX* SIECLE
dans la City; elle ne se produisit pourtant pas, ce qui fut dû en partie aux mesures prises par la direction de la Banque d'Angleterre (celle-ci s'était engagée, de concert avec d'autres banques importantes de Londres, à prendre à sa charge les traites acceptées par la maison Baring, jusqu'à concurrence de 18 millions de livres) ; en partie aussi (et surtout) à ce que la prospérité industrielle et l'extension du crédit n'étaient pas assez considérables pour une panique. On peut juger de la facilité avec laquelle le marché .monétaire anglais a supporté le krach de la maison Baring,, en considérant le mouvement de l'élévation du taux de l'escompte par la Banque d'Angleterre pendant l'année 1890.
Moyenne du taux minimum de l'escompte de la Banque d' Angleterre en 1890
Janvier 6 Avril 3 2/s Juillet 4 Octobre 5
Février 5 +/7 Mai 3 Août 4 2/3 - Novembre 5 4/5
Mars 4 Vie Juin 3 Vie Sept. 4 >/s Décembre 5 i/io
En 1886, après la débâcle de la maison Overend et Cie, la Banque d'Angleterre avait dû, pendant quelques mois, maintenir le taux de son escompte à 10 0/0 ; maintenant, l'effondrement d'une banque non moins importante n'a presque pas eu de répercussion sur le taux de l'escompte.
Après 1890, l'industrie anglaise rentre de nouveau dans une phase de dépression : le montant de l'exportation diminue, le chiffre d'affaires du Clearing-House de Londres fléchit, les prix des marchandises baissent. Mais de nouveau, comme pendant la période de 1880 à 1890, le recul du mouvement de prospérité industrielle n'est suivi d'aucune panique. On ne remarque, en 1891, aucune augmentation notable de l'encaisse de la Banque d'Angleterre ; de même, l'accroissement du nombre des banqueroutes pendant cette même année est tout à fait insignifiant.
Ce qui caractérise l'évolution industrielle de l'Angleterre Tougan-Baranowsky U
162 PART. i. — l'histoire des crises
pendant les dernières années, c'est donc un changement dans le caractère des crises industrielles; au lieu des secousses et des paniques subites, nous avons des dépressions d'une assez longue durée. La commission royale de 1886, après avoir examiné chacune des causes du marasme commercial vers 1880, conclut en ces termes : « Toutes ces causes tendent à rendre de plus en plus rare cet énervement qui se produit dans les périodes anormales de ruine commerciale, et que Ton désigne sous le nom de « panique ». Autrefois la surproduction était subitement arrêtée par un effondrement du crédit, mais l'extension de la demande, venant ensuite, améliorait la silualion. A l'avenir, on peut s'attendre à une plus grande stabilité dans le rapport de l'offre à la demande et à des bénéfices plus réguliers quoique moindres. » (i).
Dans la nouvelle phase de l'évolution de l'économie capitaliste, dont l'économie anglaise est la forme t}Tpique, les fluctuations industrielles n'ont pas disparu et ne sont même pas devenues plus faibles ; leur amplitude a plutôt augmenté; mais, il n'est pas douteux que leur rapidité ait diminué. A ce changement, l'industrie, non seulement n'a rien gagné, mais elle a plutôt perdu. Autrefois, la crise industrielle amenait de nombreuses banqueroutes de spéculateurs et d'entrepreneurs peu riches et provoquait pour peu de temps un arrêt presque complet du commerce ; mais, dès que la panique était passée, l'activité commerciale reprenait rapidement et on entrait dans une nouvelle période de prospérité. Maintenant, la stagnation des affaires dure des années, mais elle n'est pas si absolue et ne survient pas si brusquement. Autrefois, la courbe de l'exportation anglaise montait nettement, bien que ce mouvement fût interrompu par des fléchissements subits; maintenant la courbe ondule, mais elle ne monte pas. Analogues sont les changements survenus dans le domaine de la production.
(1) Final Report on Trade Dépression, XVIII.
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Avec l'année 1890, commence, avons-nous dit, une nouvelle période de dépression. La crise argentine en fut l'épisode le plus saillant. Un krach semblable, bien que moins important, se produisit au Transvaal, au Mexique, dans l'Uruguay et dans d'autres pays. Mais, la stagnation commerciale qui suivit, n'atteignit pas aussitôt son degré extrême. L'année 1891 ne fut pas une année difficile pour la plupart des branches de l'industrie anglaise. Quelques branches seulement se trouvèrent dans une situation gênée : par exemple, l'industrie du coton et, en particulier, la filature ont souffert des grandes fluctuations du coton brut en 1891, les prix du coton brut ont subi une baisse considérable, par suite d'une bonne récolte, et les filateurs qui avaient fait de grands achats, ont subi de fortes pertes) ; dans l'industrie du drap, de même que dans la production des tissus de laine, le nouveau tarif américain, dit tarif Mac Kinley, provoqua une stagnation; ce même tarif porta un rude coup à l'industrie du zinc dans le pays de Galles.
Le filage du coton fut acculé lui aussi, par suite du développement extraordinaire de la concurrence des sociétés par actions, à une situation très difficile. « 11 est triste de considérer les désastres causés dans quelques florissantes vallées du Lancashire par le poids de la concurrence actuelle, écrit dans son rapport pour Tannée 1891 l'inspecteur des fabriques Henderson. Les fabriques et les habitations sont fermées ; personne n'y est ; nombre d'entre elles n'ont pas de toiture et tombent en ruines... Le filateur de coton, propriétaire de sa fabrique et de ses machines, disparaîtra bientôt complètement... Les seuls entrepreneurs seront bientôt les sociétés par actions... Pendant les 30 dernières années, tout a contribué à acculer le petit capitaliste au mur (to send the smaller capitalist to the wall) et à écraser le petit entrepreneur ; il sera pour lui de plus en plus difficile de subir la concurrence des grandes sociétés, qui possèdent de vastes fabriques, munies des appareils et des machines les plus perfectionnés. L'accroissement des exigences
de la législation à l'égard des fabricants et les difficultéstoujours plus grandes des rapports avec les ouvriers ont encore agi dans le môme sens. Il est indubitable que, dans les derniers temps, nombre d'entrepreneurs ont retiré leurs fonds de l'industrie cotonnière... Parmi les nouvelles fabriques qui viennent d'être construites ou sont en voie de construction dans mon district, je ne saurais en citer une seule de quelque importance qui appartienne à un seul entrepreneur (1). »
Mais la situation générale de l'industrie anglaise n'était pas, en 1891, — comme nous l'avons déjà dit, — absolument gênée. L'année suivante fut bien plus mauvaise. « Pendant la majeure partie des 12 derniers mois, lisons-nous dans le rapport d'Henderson pour 1892, l'industrie de l'Ecosse et du nord de l'Angleterre s'est trouvée dans une situation très pénible. Des milliers de familles ont été réduites à la mendicité et des centaines de petits marchands et commerçants ont fait banqueroute... L'industrie du coton se trouve dans une situation critique... Nous ressentons maintenant les effets des folles spéculations sur les actions, qui ont augmenté le nombre des broches, à Oldham, de plusieurs millions. Les fabriques d'Oldhani ont écrasé les petites fabriques primitives et elles sont maintenant à leur tour écrasées par les filatures de Bombay (2). » A Huddersfîeld, à Wolverhampton, à Bradford, dans le Staffordshire dans le Pays de Galles et ailleurs, une stagnation industrielle se manifesta. L'industrie du fer eut fortement à souffrir.
L'année 1893 fut encore pire. « L'industrie a été, écrit par exemple l'inspecteur des fabriques Jones du district minier de Cornwali et de Devonshire, dans une gène effroyable... Nombre d'ouvriers ont perdu leur travail et on se demande comment venir en aide à ces pauvres gens. »
(1) Report of the Chief Inspecter of Factories and Workshops, 1892. p. 22.
(2) Report of the Chief Inspect or of Factories, 1893.
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On écrit d'Edimbourg : « La situation générale de l'industrie est triste. Réduction du nombre des ouvriers employés, réduction du travail, inaction des machines, voilà ce que l'on voit partout. » De Blackburn : « Au moins la moitié des machines sont au repos et une grande partie des autres ne travaillent pas pendant tout le temps. Des milliers d'ouvriers n'ont pas de quoi manger : pareil état de choses ne s'était vu depuis la guerre américaine (1). » Des communications de ce genre sur la situation de l'industrie anglaise remplissent les rapports des inspecteurs des fabriques pour l'année 18^3, aussi bien que pour l'année suivante.
En 1893, éclata en Australie et aux Etats-Unis une grave crise industrielle, qui, comme toujours, fut provoquée par la folie des spéculations financières et commerciales. Une rapide extension du réseau ferré avait, dans les deux pays, précédé la crise, et l'avait, en grande partie, provoquée. La crise américaine fut encore accentuée par les perturbations monétaires des Etats-Unis, par la baisse du prix de l'argent et les craintes que le gouvernement fédéral ne cessât d'échanger l'argent pour de l'or. La crise commença, comme d'habitude, par l'exode de l'or vers l'étranger. Par suite de cet exode, la quantité d'or disponible dans la caisse nationale des Etats-Unis passa de 120 millions de dollars (au commencement de l'année) à i)0 millions de dollars (au commencement de juin). Au printemps commencèrent les banqueroutes des banques et des maisons de commerce. En été, le crédit était complètement paralysé et le commerce tomba dans un marasme complet. Le taux de l'escompte s'éleva jusqu'à 12 et 18 0/0. La panique atteignit son maximum en août, lorsque 600 banques environ suspendirent complètement ou en partie leurs paiements. Le nombre des banqueroutes s'éleva de 7.538 avec un passif total de 93 millions de dollars (1890) à 11.174 avec un passif total de 324 millions de dollars
■(i) Report of the Chief Inspecter of Factories, 1894.
Jtîft PART. I. L HISTOIRE DES CRISES
(1893) (I). Les sociétés de chemins de fer furent particulièrement atteintes par la crise : 74 sociétés avec un réseau de voies ferrées de 29.000 milles furent déclarées en faillite.
La crise, en Australie, commença dès 1891, mais elle n'atteignit également son plein développement qu'en 1893. Elle éclata sous une forme particulièrement grave dans l'Etat de Victoria. Le capital anglais s'était porté, vers 1890, en abondance vers l' Australie. Gela provoqua des spéculations excessives et une extension extraordinaire du réseau ferré. C'est ainsi que de la somme totale de 112 millions de livres sterling qui fut réunie par voie d'emprunts d'Etat par trois colonies, l'Etat de Victoria, la Nouvelle-Galles du sud et la Tasmanie, 81 millions furent employés à la construction de chemins de fer et de tramways. Le réseau ferré australien n'était en 1880 que de 4.900 milles, en 1893 il était déjà de 13.600 milles.
Beaucoup de sociétés furent fondées pour la construction de maisons d'habitations sur les terrains communaux. Les spéculations sur les terrains furent particulièrement vives pendant les années qui précédèrent 1890. En 1891, commença la débâcle des sociétés de construction. En 1893 se produisit le krach général et la plupart des banques australiennes cessèrent leurs paiements (2 .
Les crises australienne et américaine provoquèrent une dépression de longue durée dans lindustrie mondiale; elles eurent une répercussion particulièrement grave sur la situation de l'industrie anglaise. Mais il n'y eut pas en Angleterre la moindre panique. Le léger ébranlement du crédit en 1890 par suite du krach Baring avait suffi pour empêcher l'embarras financier de l'Australie et de l'Amérique de gagner l'Angleterre. En août et en septembre, alors
(1) F. W. Taussig, The Crisis in the United States (Economie Journal, 1893). — A. Stevens, Phenomena of the Partie in 4893 (Quarterly Revieic of Economies, 1894).
(2) A, Elus, The Australian Banking Crisis (Economie Journal, 1893).
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que la panique battait son plein en Australie et en Amérique, la Banque d'Angleterre maintint le taux de son escompte à 4-4 1/2 0/0, tandis que la réserve s'élevait à plus de 12 millions de livres.
Après 1895, commence un nouveau mouvement de prospérité industrielle. Comme on le voit par ce qui a été dit, les crises industrielles du type d'autrefois ont disparu en Angleterre. Voici quelles sont les causes de ce très important changement.
Elles résident tout d'abord dans les nouvelles conditions du commerce mondial. Il a été montré plus haut que l'un des traits les plus caractéristiques de l'évolution économique contemporaine est l'éviction progressive du négociant en gros indépendant. Les moyens de communication plus rapides et moins coûteux entre toutes les parties du monde ont naturellement contribué à la diminution des stocks de marchandises de toute espèce dont dispose le commerçant : les relations entre la production et la consommation deviennent de plus en plus immédiates. Gela diminue naturellement l'importance économique du capital commercial ; or, c'était précisément ce capital commercial qui était, pour la plus grande part, responsable des folles spéculations qui provoquaient auparavant des paniques sur le marché monétaire anglais. Le fabricant qui vend directement ses produits au consommateur est peu porté à spéculer sur ces produits ; tandis que la spéculation, la réalisation d'un bénéfice par suite d'une différence de prix, constitue l'essence même du commerce. De plus, la spéculation commerciale elle-même a revêtu un autre caractère, qui doit amener plutôt une diminution qu'un accroissement des fluctuations des prix. Le transport des marchandises étant devenu plus commode (chemins de fer, bateaux à vapeur, télégraphe, etc.), et les relations commerciales ayant pris dans le monde entier une grande extension, toute hausse des prix provoque aussitôt un afflux plus considérable de marchandises venant des marchés où le prix est resté
Îlï8 PART. I. L'HISTOIRE DES CRISES
stationnaire. Le marché des marchandises a aujourd'hui un caractère international si prononcé, la dépendance des marchés entre eux est telle, que les prix des marchandises, dans les pays qui sont ouverts à la concurrence étrangère, comme, par exemple, en Angleterre, sont déterminés bien plus qu'autrefois par le rapport- de l'offre mondiale à la demande mondiale ; ce rapport est naturellement exposé à moins de fluctuations que le rapport de l'offre à la demande dans chaque pays.
En outre, dans la nature de l'industrie même de l'Angleterre, de profonds changements sont survenus. Nous avons déjà plusieurs fois montré que, dans les derniers temps, les plus grandes fluctuations ne se produisent plus, comme auparavant, dans l'industrie textile, mais dans l'industrie du fer, dans la construction des machines, dans la production du charbon et dans les autres branches industrielles qui fournissent des moyens de production. Nous reviendrons encore sur ce point dans la troisième partie de ce livre, lors que nous examinerons les variations de la proportion des chômeurs dans différentes brandies industrielles.
La prospérité et la stagnation des affaires se manifestent donc, dans les derniers temps, surtout dans les branches qui ont pour objet les moyens de production et non plus, comme autrefois, dans l'industrie textile. L'Angleterre devient le fournisseur non plus des consommateurs, mais des producteurs de l'étranger. Or, il est indubitable que le commerce des objets de consommation laisse un champ bien plus grand aux spéculations que le commerce des moyens de production. La demande de machines, de charbon, etc, ne peut guère être considérablement accrue par l'es efforts de leurs producteurs. Tandis que la demande d'objets de fabrication destinés à la consommation improductive peut facilement être élevée par les efforts des producteurs ou des commerçants, — à l'aide de la réclame, par une plus grande adaptation des produits au goût du public, par l'écoulement de ces produits dans de nouvelles
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AP. IV. LES FLUCTUATIONS DE LA FIN DU XIXe SIECLE 101)
classes sociales etc. Les tissus de coton, par exemple, s'écoulent dans le monde entier, non seulement dans les pays civilisés mais dans les pays barbares. Celui qui fait le commerce des tissus de coton peut toujours compter, avec de l'initiative, ouvrir à ses marchandises de nouveaux débouchés. 11 peut garder pendant longtemps des stocks •de marchandises, avec l'espoir de les écouler un jour avec profit. Dans nombre de branches de l'industrie métallurgique, on ne travaille, au contraire, que sur commande. C'est, par exemple, le cas dans la construction des navires, de même que dans la production de rails de chemins de fer. Il n'y a pas de stocks de navires, ni de rails. Or, les constructions navales et le matériel des chemins de fer absorbent environ un tiers du fer consommé en Angleterre ; les produits de ces branches de production constituent plus du tiers de l'exportation métallurgique anglaise.
Le développement du travail sur commande supprime le commerçant et enlève à la production tout caractère de spéculation. Tant qu'en Angleterre la prospérité industrielle se manifestait surtout dans l'industrie cotonnière, les spéculations commerciales trouvaient, en Angleterre, un terrain favorable. Un arrêt de l'écoulement provoquait, une débâcle générale des maisons de commerce et une panique. Maintenant, l'industrie cotonnière anglaise n'a qu'une faible part dans la prospérité industrielle. Cela tient d'une part à la décadence de la suprématie industrielle anglaise : les pays qui autrefois faisaient venir d'Angleterre des tissus de coton, les produisent aujourd'hui eux-mêmes. D'autre part, la moindre importance du rôle de l'industrie cotonnière dans la vie industrielle anglaise apparaît comme une conséquence de l'importance croissante dans l'industrie moderne <ie la production des machines, des outils, des moyens de production en général. En tout cas, l'essor du commerce extérieur anglais se manifeste aujourd'hui surtout par l'accroissement de l'exportation des moyens de production.
Ces marchandises, le producteur anglais les produit sur commande, c'est-à-dire en toute sécurité sans aucun risque. Tl est donc tout naturel que les spéculations commerciales ne trouvent plus sur le marché anglais un terrain aussi favorable et ne puissent s'y épanouir comme autrefois.
Le changement du caractère des crises industrielles dans l'histoire industrielle anglaise des derniers temps a donc été provoqué en partie par la ruine de la suprématie industrielle anglaise. Les périodes de prospérité industrielle n'ont plus, en Angleterre, assez d'importance pour être suivies d'une réaction aussi violente qu'autrefois. Mais, d'autres causes de l'absence des crises ne sont pas particulières à l'Angleterre. La moindre importance des spéculations commerciales, génératrices des crises, par suite du développement du commerce mondial et de la plus grande stabilité des prix d'une part, et, d'autre part, par suite du développement du travail sur commande, tend à rendre moins brusque, dans le monde entier, le passage de la période de prospérité à la période de stagnation. Pourtant, dans des pays jeunes et de croissance rapide, comme les Etats-Unis, l'Australie ou la République Argentine, des crises se produisent encore, par suite du développement extrêmement rapide des forces productrices de Cf s pays dans les années prospères. 11 en est de même en Allemagne, où l'industrie capitaliste se développe extraordinairement vite.