ETUDE CLINIQUE
Nous pensons que la meilleure manière d’étudier la symptomatologie des crises nitritoïdes localisées est de reproduire, pour chaque forme particulière, les observations connues. Nous nous efforcerons de dégager de chacune d'elles les éléments qui permettent cliniquement d'apprécier l’atteinte sympathique antérieure sur laquelle nous avons insisté au chapitre pathogénie.
On ne s’étonnera pas de trouver, dans ces observations, certaines très anciennes, remontant à 1912 ; c’est qu’à cette époque, comme nous l’avons vu, les accidents étaient beaucoup plus fréquents que maintenant et l’on observait les formes les plus variées ; c’est grâce à ces observations anciennes que l’on peut interpréter des faits actuellement rares. Elles proviennent presque toutes du service de M. Micra ou de ses observations personnelles ; il a eu le mérite de les retenir à une époque où l’on connaissait encore très mal les accidents de l’arsénothérapie.
Nous voulons insister encore sur un fait important : presque tous les accidents décrits sont produits par le 914 ; mais nous savons bien que tous les arsenicaux par voie veineuse, musculaire, sous-cutanée ou digestive sont susceptibles à des degrés divers de donner des crises nitritoides ; ils pourront évidemment, de même, déterminer des accidents localisés. Nous n’en voulons pour preuve que l’observation de MM. MirrAN et GARNIER concernant une apoplexie séreuse provoquée par l’ingestion d'un arsenical pentavalent.
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