‹ Les critères d'aptitude physique: Étude critique et expérimentale de quelques épreuves d'aptitude "cardiaque" à l'effortChapitre 107 sur 125 · EPREUVE DE LIAN · texte numérisé non relu

EPREUVE DE LIAN

En plus des deux groupes habituels de sujets (normaux et malades), nous avons eu l'occasion de faire exécuter l'épreuve de LIAN à un groupe de 26 étudiants, dont nous envisageons les réactions dans un tableau spécial. |

a) NORMAUX

Les 32 sujets { normaux » sont départagés par l'épreuve en :

Très bons : 5, soit 15,6 % (Obs. 10, 18, 27, 28, 29) : Bons : ‘17, soit 53% (Obs:1:2,3:6:7, 8 17 14, 15° 16,17; 22,23-24°25,31 32% Passables : 7, soit 21,6 % (Obs. 12, 13, 4, 5, 9, 19, 30) ; | Médiocres : 2, soit 6,2 % (Obs. 21, 26) : Mauvais : 1, soit 3,2 % (Obs. 20), donc une importante majorité de bons et très bons, et une faible minorité de médiocres et de mauvais. D'autre part, parmi les trois sujets classés comme médiocres et mauvais, nous relevons :

a) Observation 20 : sujet qui, bien que ne présen-

tant rien d’anormal à l'examen clinique, n’a donné

pour toutes les épreuves que des résultats insuffsants ;

b) Observation 21 : sujet débile :

c) Observation 16 : sportif surentraîné.

Ces trois réactions normales s'expliquent donc, à un examen plus attentif, par le fait que les sujets qui les présentent ne sont pas à proprement parler des Sujets ( normaux ».

b) GROUPE DES ETUDIANTS (NORMAUX)

Parmi les étudiants, a priori { normaux ? eux aussi, nous relevons : ST |

Très bons : 6, soit 23 % (Obs. 37, 44, 45, 46, 51, 54) ; |

Bons : 5, soit 19 % (Obs. 38,39, 50,:52, 56) :

Passables : 9, soit 34,6 % (Obs. 33, 36, 40, 43, 47, 48, 55, 57, 58) ;

= Médiocres : 2, soit 7,6 % (Obs. 42, 53) ;

Mauvais : 4, soit 15,2 % (Obs. 34, 35, 41, 49).

Ici, là majorité des bons et très bons est moins importante, et les médiocres et mauvais sont relativement plus nombreux.

Le groupe est, il est vrai, formé exculsivement d’intellectuels, à vie sédentaire pour la plupart, et presque tous non sportifs ; il n’y a donc pas lieu de s'étonner qu’ils présentent des réactions moins favorables, dans l'ensemble, que le groupe précédent (sportifs ou Indo-

Chinois pour la plupart).

D'ailleurs, sur les + suje ets ani composent le groupe des « médiocres » et des uvais », l'un ee DE JRLE |

æt tons jou mouoid

cuse des troubles ne si, L deux autres présentent un état général médiocre et une capacité pul-

monaire insuffisante ; ils peuvent donc, à juste titre, ne pas être considérés comme absolument normaux.

À la suite de cet examen plus approfondi, la proportion des { médiocres » et « mauvais » (6 sujets, 23 % au total) peut donc être réduite de moitié, ce qui la ramène à 11,5 ©.

c) MALADES

Enfin, le groupe « malades » nous a donné les proportions suivantes :

Très bons, 0 sujet ;

Bons, 0 sujet :

Passables, 6 sujets (Obs. 69, 70, 71, 75, 76, 77) ; Médiocres, 6 sujets (Obs. 59, 64, 65, 66, 72, 73) : Mauvais, 6 sujets (Obs. 60, 61, 62, 63, 67, 68). En outre, un sujet n’a pu accomplir l'épreuve

(Obs. 74).

Il est à remarquer ici, comme dans les épreuves précédentes, que les cardiaques ne donnent pas des réactions plus mauvaises que les autres malades. L'épreuve de LIAN, comme les précédentes, revêt donc un caractère plus général que celui d’épreuve « d'aptitude cardiaque ».

En résumé :

* a) Les réactions défavorables sont presque toujours exclusivement fournies par des sujets atteints d'affections diverses (cardiaques ou autres) :

b) Jamais aucun de ces sujets ne rious a donné de réactions très bonnes ou bonnes ;

c) Les sujets normaux nous ont, en très grande

majorité, donné des réactions bonnes, ou au pire passables.

Ces résultats semblent donc bien conférer à l'épreuve de LiAN une valeur pratique indéniable ; nous avons même tendance à penser que l’auteur de la méthode a pour elle une sévérité exagérée, lorsqu'il déclare qu'elle n’a de valeur réelle que si elle donne des résultats ( positifs » (c’est-à-dire défavorables).

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