SORA
jusqu à 20 minutes) ; pour Mn, une chute après élévation passagère (5 cas), ou une série d’oscillations de quelques millimètres d'amplitude (6 cas) ; pour le pouls, une accélération très prononcée (25 à 65 pulsations) avec retour au calme entre la 5€ et la 10° minute : la respiration est ici peu troublée.
10 artérioscléreux, chez lesquels, du fait de l’éffort, Mx subit une forte hypertension avec retour lent à la normale, Mn une hypertension de O0 à 10 milhi- - mètres, le pouls une accélération d'intensité normale (21 pulsations) mais de durée parfois un peu longue (jusqu’à 5, 7 et 9 minutes) : la respiration normale s accélère.
Enfin 7 maladies mitrales, pour lesquelles l'effort détermine une élévation de Mx très peu différente de la normale mais de retour au calme plus lent (parfois 7, 8 et 10 minutes), une dépression de Mn avec parfois une phase d'instabilité, une accélération du pouls d'intensité le plus souvent normale mais avec retour au calme un peu prolongé (4 à 5,6 et 7 minutes).
L'auteur pense que, si un seul examen ne permet pas toujours de déterminer exactement la ( valeur de la fibre cardiaque », des examens successifs à intervalles réguliers donnent des indications très précieuses sur l’état fonctionnel actuel du sujet, l'évolution et le pronostic de l'affection, et surtout l'opportunité et la valeur des traitements.
SÉOCE
En Angleterre Dès 1915, J. MACKENZIE (88) recommande de déter-
miner chez les jeunes soldats l'aptitude fonctionnelle du cœur, en recherchant quelle quantité d'effort ils étaient amenés à accomplir à l’occasion de leurs travaux ou de leurs jeux avant leur incorporation, et comment ils supportent actuellement un effort physique sévère.
MacpHaiL (90) note que l'effort détermine une élévation de Mx (que peut annuler une vasodilatation généralisée) et un abaissement de Mn. C'est dans les cas de maladie de cœur avec défaut de compensation, que cette chute de Mn est le plus prononcée.
Selon CoTTon, LEWIS et THIELE (21) le pouls, dans les cas de « cœur irritable », est particulièrement sensible aux modifications de position du corps et à l'exercice. < |
GoopaLL (39) a fait, à propos de la détermination de ( l'aptitude du myocarde », 2.000 observations sur des cœurs sains et malades.
D'après lui, « chez les sujets à cœur physiologique » (adultes jeunes et en bonne santé), l'augmentation du rythme cardiaque, de la pression sanguine et des respirations à la suite du travail est proportionnelle à la quantité de travail accompli, mais il est rare de voir
le rythme cardiaque dépasser 180 et Mx s'élever audessus de 220 millimètres Hg ; après cessation de l'exercice, le retour à la normale s'effectue dans l’ordre suivant : respiration, pression sanguine et rythme cardiaque. |
Avec les « supercœurs » des athlètes, l'accélération cardiaque, au lieu d’être graduelle comme chez les sujets normaux, atteint son maximum d’une manière pratiquement instantanée.
Enfin, les cœurs pathologiques réagissent au travail par de la dilatation, de telle sorte que dans ce cas on constate bien une augmentation de la fréquence des battements (d’ailleurs souvent hors de toute proportion avéc | travail effectué), mais que la pression sanguine ne monte pas et peut même parfois tomber, suivant le degré de l'affection et la quantité du travail accompli. D'autres signes complémentaires existent : dyspnée, malaise général, extrasystoles. alternances, etc. |
En pratique, l’auteur emploie les méthodes suivantes : à
= a) TEST DE L'ESCALIER :
Le sujet monte, à une vitesse suffisante, le nombre des marches d'escalier nécessaire pour élever le poids de son corps d’rne hauteur de 20 pieds en 36 secondes au minimum. Pouls, pression sanguine et respiration sont notés avant et après l'exercice, le sujet étant couché. Le point important est de voir si, immédiatement après l'exercice, la pression a monté ou non ; les résultats peuvent être classés comme suit :