‹ Les critères d'aptitude physique: Étude critique et expérimentale de quelques épreuves d'aptitude "cardiaque" à l'effortChapitre 35 sur 125 · POSE · texte numérisé non relu

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et ascension rapides de 20 marches d'escalier, le pouls doit revenir à son niveau initial en l'espace de deux

minutes ; pourtant — ajoutent les auteurs, — la rapi-

dité du retour au calme du rythme du pouls ne constitue pas un critère d'aptitude définitive.

Ultérieurement, MEAKINS et GUNSON (98) reviennent avec plus de détails sur les données ci-dessus. Avant l'exercice, la moyenne du rythme cardiaque est de 86 chez les malades et 75 chez les normaux «témoins » ; après l'exercice (75 pas à allure rapide, puis ascension de 27 marches d'escalier), le pouls atteint en moyenne 131 chez les malades et 110 chez les témoins ; la durée du retour au calme est proportionnelle à la gravité des symptômes. |

. COTTON, RaAPporT et LEwIs (22) étudient de leur côté les effets de l'exercice sur la pression sanguine chez les normaux et chez les malades. Les réactions sont de même sens, mais l'élévation de pression est plus intense et plus durable chez les malades que chez les témoins.

Toutes ces données sont rapportées par LEWIS, dans son rapport au Comité National des Recherches

sur les soldats évacués pour « disordered action of the

heart (D. À. H.) » (troubles de l’activité du cœur) ou €valvular discase of the heart (V. D. H ) » (affection

valvulaire du cœur) (74). Et dans un ouvrage ultérieur |

encore, LEWIS Imdique que pour déceler le syndrome € soldier's heart » (cœur de soldat), il convient de s’adresser aux exercices physiques gradués, qui consti-

tuent une méthode de pronostic et aussi de traite-

ment (75).

Au lendemain de la guerre enfin, FLACK (33) passe en revue « quelques tests simples d'aptitude physique ». Ces tests, destinés à la sélection du personnel naviguant de l'aéronautique, ont été établis après examen : a) d'aviateurs spécialement désignés par leurs chefs pour leur aptitude au vol et au combat s b) de sujets obligés d'interrompre leur service aérien pour cause de surmenage. Leur but est plus de donner une idée des conditions physiques de |’ organisme dans son ensemble, que de renseigner sur l'état d’un appareil ou système organique particulier ; d'autre part, ils ne sont pas faits pour remplacer l'examen clinique, mais pour l’aider et l'orienter.

FLACK note comme premier de ces tests la manière dont le pouls réagit à l'exercice. Le travail consiste, pour le sujet examiné, à élever d’une hauteur donnée le poids de son corps cinq fois en 15 secondes. et la technique est la suivant: :

Il est recommandé de compter le pouls (par périodes de 5 secondes), le sujet étant d’abord assis puis debout, jusqu’à l'obtention d'un chiffre de pulsations cons- . tant.

Le sujet est alors amené es une chaise, sur le sièze de laquelle il place un pied ; au commandement de l’examinateur, il lève cinq fois en 15 secondes l'ensemble de son corps au niveau du siège, l’un des pieds: restant constamment sur le siège (1). Puis, le sujet

restant alors en position debout, on compte à nouveau le pouls par périodes de cinq secondes, et l'on note d'une part l'accélération, d'autre part le retour au calme. Normalement l'accélération est d'environ 20, et la durée du retour au calme de 15 à 25 secondes ; si, au bout de 30 secondes, le pouls n’a pas repris son chiffre initial, il faut penser à une insuffisance cardiovasculaire. (Nous n'insistons pas sur les autres tests indiqués par FLACK, qui n'ont pas trait à la question

qui nous occupe ici.)

Aux États-Unis

Les médecins américains n'’attendirent pas l'entrée de leur pays dans la guerre mondiale, pour étudier et développer les tests d'aptitude cardiaque fonction-

nelle.

Après CRAMPTON que. nous avons déjà mentionné (poir page 41), BaracH (8) établit un index d'aptitude, ou index d'énergie de l'appareil circulatoire, calculé en multipliant par la fréquence du cœur par minute le chiffre de Mx., puis cel ri de Mn., et en additionnant les deux valeurs ainsi trouvées. Chez les sujets robustes, cet index varie entre 11 et 16 ; la limite supénieure est de 20, la limite inférieure de 9 ou 10 : audessus de 20 il y a hypertension, et au-dessous de 20 hypotension. Sur 26.000 examens, l'index donna des

(1) Il est analogue à celui de SCHNEIDER (voir page 118).

conclusions correctes dans 99,95 % des cas ; en ce qui concerne plus particulièrement les examens de l'appareil circulatoire, il fut dans 22 ® des cas en désaccord avec les autres constatations, sans que rien indiquât formellement que les conclusions données par lui fussent erronées (1).

SCHOONMAKER (126) détermine le pouls, Mx ét Mn du sujet examiné, d’une part en position couchée avec relâchement musculaire complet, d'autre part en position debout après lui avoir fait parcourir quatre fois à la vitesse de marche ordinaire, la longueur de son bureau (75 pieds environ). L'exercice ainsi effectué est insuffisant, à moins de lésion grave du myocarde, pour produire de la dyspnée, des palpitations ou des douleurs thoraciques, mais il stimule l'appareil cardiovasculaire.

Les sujets sont classés dès avant l'épreuve en quatre groupes : bons, passables, médiocres et mauvais. Les « bons » sont les cœurs normaux (ou fonctionnellement normaux), les { mauvais » ceux chez lesquels la compensation ne se fait pas ; en fait, le test n'étant appliqué qu'à des sujets pouvant aller et venir, aucun ne se classe dans cette dernière catégorie). Les « passables » sont les sujets qui se plaignent modérément de symptômes subjectifs ; les © médiocres » ceux chez qui les symptômes subjectifs sont plus prononcés. Le groupe « passable » se subdivise en outre en deux <ous-

(1) Nous n'avons pu malheureusement avoir connaissance des travaux de BARAUH que par les analyses de BurTON-Opirz (cf. n° 14) et de LIAN

(éfn°.8)

groupes, « passables plus » et « passables moins », où les sujets sont rangés suivant qu'ils se rapprochent de la catégorie « bons » ou de la catégorie « médiocre ». (Ce classement par catégories est fait, d’après les signes subjectifs et les signes physiques, avant l'épreuve fonctionnelle, pour éviter toute tendance à faire ( cadrer » les résultats).

Après l'épreuve, SCHOONMAKER observe les résultats suivants : |

a) Groupe « bons » : sur 13 sujets examinés, Mx. reste stationnaire ou s'élève dans 100 % des cas ; Var. augmente dans 85 % des cas, et reste stationnaire dans 15 %.

b) Groupe « passable » : sur 85 sujets examinés, Mx. reste stationnaire ou s'élève dans 65 % des cas, et diminue dans 35 % ; Var. reste augmenté dans 41 %, des cas, reste stationnaire dans 28 %,, et diminue

dans 31:97.

c) Groupe « médiocres » : sur 29 cas, Mx. reste stationnaire ou augmente dans 41 %, et diminue dans 59 % ; Var. augmente dans 2] %, des cas, reste stationnaire dans 21 Vo; et diminue dans 58 %,.

d) Quant aux sous-groupes de la catégorie « passables », SCHOONMAKER note que :

19 Pour le groupe « passables plus » : sur 17 cas, Mx. reste stationnaire ou augmente dans 77 %,, et diminue dans 23 % ; Var. augmente dans 53 %, reste stationnaire dans 29 %, et diminue dans 18 9

Pour le groupe « passables moins » : sur 11 cas, Mx. reste stationnaire ou augmente dans 9 %,, et diminue

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