‹ Les critiques et pamphlets de Guyot Sainte-HélèneChapitre 10 sur 24 · DÉPUTÉ DU TIERS AUX ÉTATS-GÉNÉRAUX DE · texte numérisé non relu

DÉPUTÉ DU TIERS AUX ÉTATS-GÉNÉRAUX DE

Monsieur (2),

J'ai lu avec bien du plaisir le mémoire burlesque que vous avez eu la bonté de me laisser, il seroit sûrement très amusant pour le public. Je vais en rendre compte a ma Compagnie et j'aurai l'honneur de vous faire part de ses intentions relativement à l'impression de cette plaisante discution.

J'ai été bien fâché, Monsieur, de ne plus vous retrouver à la levée de la séance ; je me faisois une fête de passer encore quelques momens agréables avec vous.

(i ) Pierre Vyau de Baudreuille, seigneur de Saint-Léger et autres lieux, naquit à Saint-Pierre-le-Moûtier, le 6 juillet 1745. Lieutenant particulier au bailliage royal de Saint-Pierre, en 1773 ; lieutenant criminel en 1777 ; et lieutenant général en 1781, il fut élu en 1789, par le même bailliage, député du Tiers-Etat, dont il fut l'inspirateur pour la rédaction de son cahier démocratique.

Après la Révolution il remplit de nombreuses fonctions à Saint-Pierre dans la justice, l'administration municipale et les finances de cette ville.

Napoléon le nomma receveur général des finances, puis préfet, puis conseiller à la Cour d'appel ; il refusa ces diverses fonctions et mourut dans sa ville natale, le 27 octobre 18 19.

(Extrait de P. Meunier. Tome II, p. 462.)

(2) Ecrites sur papier petit format sans pliure ni adresse. Ces lettres étaient jointes aux pamphlets.

Je pense que si vous rsvenez avec nous {sic) vous voudrez bien m'en dédomager.

J'ai l'honneur d'être, avec la plus parfaite considération, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur.

De Baudreuille {avec parafe).

Ce 6 (i) aoust 1789.

Monsieur,

Je suis bien sensible à l'honnêteté que vous me faite de m'offrir votre mémoire, je crain^rois en l'acceptant de vous priver d'un objet chéri (2) dont la privation pouroit vous causer des regrets ; si cependant ce n'est pas pour vous un sacrifice trop grand, je l'accepte avec empressement comme une marque de votre estime qui mest infiniment précieuse ; je vous prie d'être persuadé de ma reconnoissance et des sentiments distingués avec lesquels j'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très humble et obéissant serviteur.

Signé : De Baudreuille {avec parafe).

Versailles, le 16 aoust 17S9 (3).

(i ) La date primitive était 2 août ; le chiffre a été surchargé.

(2) Le texte primitif était précieux qu'on a transformé en chéri.

(3) Cette lettre fut pliée en 9 et scellée de cire noire ; elle porte au dos cette suscription :

A Monsieur, ilonsieur Guyot de Sainte-Hélène, avocat au Parlement, rue des Hursins.

à Paris.

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