Racine, Phèdre, acte V, se. i
4, Voyez encore ce mot d'Iphigénie :
Surtout si vous m'niinez, par net amour de mèret Ne reprochez jamais mon trépas à mon père.
est aimée ; c'en est assez pour lui donner la force de consommer son sacrifice, et quand elle le fait," c'est du Ion U plus uni, en l'atténuant, trouvant des raisons contre ellemême, sûre que ceux qui Técoutent ont le cœur assez noble pour comprendre la noblesse du sien...
Cette louange explique tout leur caractère ; il y a là une nuance de beauté que nul peintre n'avait saisie, la délicatesse de l'honnêteté et le tact de la vertu. Celle-ci se soutient devant l'honneur exalté qu'a peint Calderon et les effusions naïves qu'a représentées Shakespeare. Les femmes de Calderon * sont des héros; celles de Shakespeare sont des enfants ; celles de Racine sont des femmes.
(Nouveaux Essais de critique et d'histoire. Racine^.)